jeudi, décembre 8, 2022
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Maryam Radjavi : la destruction d’une mosquée sunnite en Iran est un acte sectaire et contraire à l’islam

Elle appelle la communauté internationale et les défenseurs des droits humains et de la liberté de cultes à condamner cet acte criminel

Maryam Radjavi, Présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, a condamné la destruction d’une mosquée sunnite dans le quartier Pounak de Téhéran, la qualifiant d’acte criminel sectaire et contraire à islam. Elle a appelé les défenseurs des droits humains et de la liberté de culte, ainsi que la communauté internationale, notamment les pays musulmans, l’Europe et les États-Unis à condamner cet acte odieux.

Les forces répressives du régime ont procédé, le 29 juillet, à la destruction de la mosquée sunnite de Pounak, fermée depuis plusieurs mois pour empêcher la tenue de prières.

Sa destruction intervient alors qu’en dépit d’un nombre considérable de sunnites à Téhéran, le régime intégriste fait obstacle à la construction de lieux de culte par ces derniers.

La politique répressive à l’égard de la communauté sunnite s’est intensifiée sous le mandat d’Hassan Rohani. Un grand nombre de prisonniers de la minorité sunnite ont été exécutés dans les prisons de Gohardacht, d’Oroumieh, de Miandoab, de Tchabahar, de Zahedan et de Zabol et plusieurs dignitaires religieux sunnites ont été assassinés dans la province du Sistan-Baloutchistan.

Mme Radjavi a appelé les dignitaires religieux, notamment du clergé chiite, à réagir à la répression et la discrimination qui visent la communauté sunnite en Iran et à empêcher que les mollahs continuent leurs crimes inhumains au nom de l’islam et du chiisme. Elle a également exhorté les diverses composantes de la population iranienne, quelles que soient leurs convictions religieuses, à soutenir leurs frères et sœurs de la communauté sunnite.

Mme Radjavi a ajouté : Tant que ce régime restera au pouvoir, l’oppression du peuple iranien et la discrimination contre ses minorités ne connaitront pas de répit. Ces atrocités ne prendront fin qu’avec un changement de régime et l’instauration de la démocratie et de la souveraineté populaire au lieu du pouvoir théocratique.

Dans son programme sur la séparation de l’État et la religion, adopté le 12 novembre 1985, le Conseil national de la Résistance iranienne déclare : « Toute forme d’enseignement religieux ou idéologique obligatoire, de même que toute contrainte à la pratique ou à l’abandon de coutumes et de rites religieux sont interdits. Sont garantis le droit de toutes les religions et cultes à l’enseignement, au prosélytisme et à la libre pratique des rites et traditions, et le respect et la sécurité de tous les lieux leur appartenant (…) Toute forme de discrimination contre les adeptes des diverses religions et cultes dans la jouissance de leurs droits individuels et sociaux est interdite. Aucun citoyen ne bénéficiera de privilèges ou ne fera l’objet d’une privation dans sa candidature à une élection, dans un suffrage, dans l’emploi, dans l’éducation, pour accéder à la magistrature ou pour tout autre droit individuel ou social, pour des raisons de croyance ou de non croyance dans une religion ou un culte particulier. »

Le plan ajoute : « La compétence des magistrats ne découle pas de leurs convictions religieuses ou idéologiques. Les lois qui ne seront pas formulées dans le cadre de l’institution législative du pays n’auront aucune valeur officielle. »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 30 juillet 2015

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