vendredi, décembre 2, 2022
AccueilCommuniqués CNRIMaryam Radjavi au Parlement européen : Collaborer avec Téhéran contre Daech n'est...

Maryam Radjavi au Parlement européen : Collaborer avec Téhéran contre Daech n’est pas la solution

iran radjavi– Pour empêcher le régime iranien d’obtenir l’arme nucléaire, l’Occident doit faire preuve de fermeté.

– Collaborer avec Téhéran pour soi-disant lutter contre Daech n’est pas la solution, mais la recette pour un nouveau désastre.

À l’occasion d’une conférence au Parlement européen, le 10 décembre, Maryam Radjavi, Présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, a lancé une mise en garde : pour empêcher le régime iranien d’obtenir l’arme nucléaire, l’Occident doit faire preuve de fermeté. Ce programme, a-t-elle ajouté, n’a aucune légitimité aux yeux de la population iranienne, qui n’en veut pas. Selon les autorités du régime, douze millions d’Iraniens souffrent de la faim.

 

Sur l’ampleur des crimes des intégristes en Syrie et en Irak, Mme Radjavi a demandé : « Pourquoi les gouvernements occidentaux ne luttent pas contre un régime considéré comme le « parrain de Daech » et dont le bilan est cent fois pire ? Ainsi, comment les gouvernements européens justifient-ils leur silence vis-à-vis de la répression menée par le régime iranien ? Plus regrettable encore, c’est le fait que le lobby du régime a été encouragé à promouvoir la collaboration avec Téhéran comme une solution pour combattre Daech. Ce n’est pas une solution, mais la recette pour un nouveau désastre. »

 

La conférence, organisée au cours de la Journée internationale des droits de l’Homme, a été l’occasion pour la Présidente élue de la Résistance iranienne de rappeler le bilan sanguinaire du régime du guide suprême et du sombre bilan de Rohani, son président soi-disant modéré. Évoquant les récentes attaques à l’acide contre les femmes et les agressions au couteau contre les étudiantes, Mme Radjavi a estimé que « le régime du guide suprême n’a pas la moindre capacité de réforme. Depuis que Rohani est arrivé à la présidence, au moins 1200 personnes ont été pendues. En 25 ans, nous n’avons pas connu autant d’exécutions que sous la première année de présidence de Rohani. A aucun moment, autant de membres de l’opposition n’ont été massacrés et pris en otages. A aucun moment, les femmes en Iran n’ont été à ce point la cible de campagnes aussi criminelles. »

 

Condamnant l’attitude de certains gouvernements occidentaux qui sacrifient les droits humains en Iran pour justifier leurs relations avec la dictature religieuse, elle a déclaré : « Regardez les résultats amers des visites des délégations européennes à Téhéran cette année. Les mollahs se sont servis de chacune d’entre elle pour augmenter les exécutions. »

 

La réunion s’est tenue en présence de membres éminents du Parlement européen de divers groupes politiques. Dans son intervention devant les eurodéputés, Maryam Radjavi a également expliqué : « Il est temps à présent d’accroître la pression sur le régime. Sous la montée des pressions, les mollahs ont été contraints de s’asseoir à la table des négociations, mais ils ont ensuite refusé de signer un accord définitif en raison des concessions de l’Occident. La seule voie pour avancer reste donc d’augmenter la pression et les sanctions. Il n’y a aucune lumière au bout du tunnel du marathon des négociations. Au bout de ce tunnel, il n’y a qu’une bombe atomique. »

 

Maryam Radjavi a également précisé : « Les mollahs se livrent une guerre pour le pouvoir destructrice au sommet, tandis que la société iranienne est profondément mécontente et au bord de la révolte. »

 

S’indignant de la poursuite, depuis six ans, du blocus contre des opposants iraniens au camp Liberty en Irak, Mme Radjavi a lancé un appel à l’Union européenne pour « changer de politique et faire preuve de fermeté face à la dictature qui sévit en Iran ».

Elle a précisé qu’avec cette nouvelle politique :

– toute relation avec Téhéran devra être subordonnée à l’amélioration de la situation des droits humains dans le pays ; les dirigeants du régime devront être traduits en justice, contraints d’appliquer les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, d’arrêter l’enrichissement de l’uranium et d’accepter les inspections internationales de tous leurs sites nucléaires suspects.

– Le blocus du camp Liberty, notamment le blocus médical, devra être totalement levé et le dossier du camp confié à des organes indépendants en Irak, et non à des agents du régime iranien.

 

Cette conférence était présidée par l’eurodéputé belge Gérard Deprez, ministre d’Etat, et président du groupe interparlementaire des Amis d’un Iran Libre au PE. De nombreuses personnalités ont pris la parole, notamment Howard Dean, ancien candidat à la présidentielle américaine et ex-président du Parti démocrate ; Alejo Vidal-Quadras, ancien Vice-président du Parlement européen (1999-2014) et président du Comité international pour l’application de la justice (ISJ), Struan Stevenson, Président de l’Association européenne pour la Liberté en Irak (EIFA) ;  ainsi que les eurodéputés Mairead McGuinness, Vice-présidente du PE,   Patrizia Toia, Eduard Kukan, José Bové, Anna Záborská, Julie Ward, Tunne Kelam, José Manuel Fernandes, ainsi que les ancien eurodéputés Stephen  Hughes et Paulo Casaca

 

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 10 décembre 2014

 

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe