CNRI – Selon les informations reçues de l’intérieur de la force terroriste Qods, les services du premier ministre irakien, pour satisfaire les demandes du fascisme religieux au pouvoir en Iran, ont donné de nouvelles instructions pour renforcer la répression et les pressions sur les résidents du camp d’Achraf. Ordre a notamment été donné de délivrer des mandats d’arrêt contre les avocats irakiens des Achrafiens et d’annuler les plaintes qu’ils ont fait déposer.
A ce propos, dans une lettre datée du 6 février 2010 adressée à la police de Khalis, Abdol Hossein Shemari, le commandant de la police de Diyala, a annulé toutes les plaintes des résidents d’Achraf déposées auprès de la police de cette ville. Dans cette lettre, conformément aux instructions datée du 31 janvier des services du premier ministre, il ordonne l’arrestation des avocats irakiens pour avoir déposé les plaintes des résidents d’Achraf auprès du juge de Khalis. Les plaintes sont portées contre les agents du régime des mollahs qui durant ces deux dernières années ont été impliqués dans la répression, l’assassinat et la torture psychologique des Achrafiens.
Les avocats irakiens ont été chargés de manière totalement légale et officielle de la défense des Achrafiens et ces deux dernières années, le gouvernement irakien et ses forces armées, contrairement à toutes les lois et sans la moindre raison, se sont opposés à leur entrée à Achraf pour qu’ils puissent y rencontrer leurs clients.
Le commandant de la police de Diyala, dans ses instructions, se réfère aussi aux ordres de 2008 des services du premier ministre et souligne que « tout parti, organisation, institution ou individu irakien ou étranger coopérant avec l’organisation terroriste des Moudjahidine du peuple d’Iran sur le territoire irakien et toute personne collaborant avec elle, tombera sous le coup de la loi anti-terroriste et sera déféré devant la justice en vertu de cette loi. »
Rappelons que Shemari a été convoqué par la justice espagnole pour avoir commandé l’attaque criminelle des 28 et 29 juillet 2009 contre Achraf et accusé de crime contre la communauté internationale. Il doit se présenter le 8 mars à Madrid devant le juge.
Les mesures ultra-répressives comme l’annulation des plaintes des Achrafiens et les mandats d’arrêt lancés contre les avocats, dont on ne trouve d’exemples que dans le régime des mollahs en Iran, montrent à quel degré le comité chargé de la répression d’Achraf et les services du premier ministre irakien sont à la solde du régime iranien et de ses intentions funestes dans le but de créer une nouvelle catastrophe humanitaire à Achraf.
Tout en condamnant le silence face à toutes ces violations du droit et à ces sauvageries, et en rappelant la responsabilité du gouvernement américain et de l’ONU dans la protection des résidents d’Achraf, la Résistance iranienne appelle le Secrétaire général de l’ONU et son représentant spécial en Irak, le haut-commissariat aux droits de l’homme, l’ambassadeur des Etats-Unis et le commandement américain en Irak à assumer leurs responsabilités dans la protection d’Achraf et d’installer une équipe permanente d’observateurs de la MANUI pour empêcher une nouvelle catastrophe par les forces irakiennes.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 10 février 2011

