lundi, janvier 30, 2023
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Les Iraniens ignorent la répression et célèbrent le festival du feu dans tout le pays

Les Iraniens ignorent la répression et célebrent le festival du feu dans tout le pays CNRI – Préoccupé par l’appel de la Résistance iranienne et de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) à célébrer dans tout le pays la Fête du Feu comme un symbole du rejet de la théocratie au pouvoir, le régime des mollahs a mis en alerte l’ensemble de ses organes et promulgué de nombreuses directives depuis un mois pour empêcher toute manifestation durant les célébrations. Il a également mobilisé les Forces de Sécurité de l’Etat (FSE), la milice paramilitaire du Bassidj, les gardiens de la révolution et ses agents en civils pour réprimer la population.

Néanmoins, des millions de jeunes ont célébré Chahar-chambeh Souri, tournant cette fête en protestation nationale contre la dictature.

Afin d’empêcher les rassemblements, le commandant des FSE à Téhéran a mobilisé des centaines d’unités motorisées pour patrouiller à travers la capitale qui ont procédé à de nombreuses arrestations. De plus, craignant le développement des protestations et dans le but de les contenir, mardi les règles de circulation ont été renforcées et les moto interdites.

“Nous ne voulons pas qu’il arrive quoi que ce soit cette année pour Chahar-chambeh Souri ”, avait dit le gouverneur de la province de Téhéran la semaine dernière dans une réunion avec les commandant des FSE et les responsables des divers organes du gouvernorat, soulignant que « les festivités doivent même être moindres que l’an dernier. Chaque organe doit faire face aux éléments impliqués dans les festivités dans le cadre de la juridiction ». Il a dit aux commandant des FSE de recourir à la force pour étouffer la moindre protestation à Téhéran. 

Le régime a mis en place des points de contrôle dans la plupart des rues de Téhéran, ainsi que des tribunaux de comparution immédiate, déclarant que tout ceux qui seront pris en flagrant délit de lancer des pétards seront condamnés de six mois à un an de prison.
 
Le directeur général du ministère de l’Education a donné l’ordre aux écoles de fermer plutôt que d’habitude mardi afin d’éviter que les élèves ne soient dans les rues. Les forces du Bassidj et des FSE à Téhéran ont opéré des descentes dans plusieurs lycées où elles ont effectué des fouilles corporelles.

Le ministère des renseignements dans la ville d’Ahwaz dans le sud-ouest a donné des directives, ordonnant la fermeture de tous les lieux publics et restaurants mardi dès 14h00. Il a aussi mis en place un couvre-feu dans le quartier de Kianpars de 18 :00 mardi soir à 1 :00 mercredi. Plus de 1000 agents de sécurité ont pris positions dans divers points de la ville mardi. 

Des informations venant des villes kurdes comme Piranchahr, Sardacht, Boukan, Sanandaj et Mahabad indiquent qu’une loi martiale de facto a été instaurée et que les forces répressives ont été déployées aux intersections et dans les passages publics fréquentés pour empêcher la moindre protestation.

A Khorramabad (ouest de l’Iran), le ministère des renseignements a ordonné aux télécommunication de mettre sous écoutes les appels téléphoniques, spécialement ceux venant de l’étranger.
 
Tout au long de la semaine dernière, les chaînes de télévision ont diffusé de nombreux programmes mettant en garde contre les dangers des pétards. 

Néanmoins, dans tout le pays la population a pleinement manifesté sa révolte et sa haine profonde du régime dès les premières heures de mardi, en faisant éclater des pétards et en mettant le feu aux portraits de Khomeiny, du guide suprême Ali Khamenei et de Mahmoud Ahmadinejad.

De nombreuses villes se sont transformées en terrain de bataille et les explosions retentissaient de partout. Des affrontements ont éclaté entre les jeunes et les forces de sécurité sur les places principales et les lieux animés où ils lançaient des slogans contre le régime.

De nombreux quartiers de Téhéran, notamment Chahrak-e-gharb, Tehran-Pars, Arya-chahr, et la Place Mohseni, ainsi que les rue Chariati, Mirdamad et Geisha sont tombés aux mains de la population.  Les jeunes, aux cris de "Iran, crie : Liberté," se sont battus contre les forces de sécurité et ont incendié plusieurs de leurs véhicules.

Dans la rue Chariati, les forces répressives ont attaqué les jeunes, mais se sont fait tabassre en retour par des protestataires en colère. Dans la rue Mirdamad, de jeunes militants ont mis le feu à des portraits de Khomeiny et de Khameneï. 
 
Sur la place Mohseni, des centaines de jeunes ont affronté les forces de sécurité et les unités anti-émeutes équipées de matraques, de casques et de boucliers et ont neutralisé leurs tentatives de faire cesser les festivités.  

Dans le quartier Geisha, des milliers de personnes, notamment des jeunes, se sont rassemblés dans la rue principale et les explosions de pétards ont résonné toute la nuit. Les jeunes ont allumé de grands feux dans plusieurs parties de la ville. Malgré la présence des forces de sécurité et d’agents en civil, la population a résisté en leur jetant des pétards, même du haut des balcons et des toits.

Ailleurs à Téhéran, comme les quartiers Khak-Sefid et Tehran-pars, des jeunes ont neutralisé les attaques des forces gouvernementales et mis le feu à leurs centres.

A Karadj, (oust de Téhéran),  les jeunes sont descendus dans la rue et ont allumé des feux. On entendait explosé des pétards dans toute la ville.

A Qom (sud de Tehran), malgré l’omniprésence des forces de sécurité et les contrôles routiers intenses, les jeunes ont utilisé des tactiques d’actions et de retraits rapides allumant des feux dans les rues et incendiant des poubelles.  

A Machad (nord-est de l’Iran), malgré l’ampleur des contrôles, les jeunes ont ignoré les arrestations massives et ont manifesté et célébré la fête dans toute la ville pendant plusieurs heures. 

A Abadan (sud-ouest de l’Iran), des jeunes ont allumé des feux et jeté des pétards dans toute la ville.  Ils ont également mis le feu à des portraits de Khomeiny et de Khameneï, avant de les jeter dans des poubelles. La présence massive des forces de sécurité en voiture, motos et à pieds n’a pas empêché les jeunes de célébrer la fête du feu. 

A Chiraz (sud de l’Iran), les jeunes ont fait la fête dans de nombreuses rues du centre ville.  Malgré les forces de sécurité qui patrouillaient dans les artères de la ville, les pétards retentissaient partout.

A Racht (nord de l’Iran) les FSE et la milice du Bassidj ont attaqué des groupes de jeunes  mais ont rencontré de la résistance. Les affrontements étaient si intenses que le commandant des forces de sécurité sur place les a supplié d’évacuer les rues.

A Semnan (nord de Iran), les jeunes sont aussi descendus dans les rues en appelant à la liberté.  Des élèves ont arraché les portraits des dirigeants du régime accrochés dans les salles de classes. 

A Mahabad (oust de l’Iran), les magasins et les écoles ont été fermés et malgré l’omniprésence des forces de sécurité, les jeunes se sont rassemblés dans diverses parties de la ville où ils ont fait éclater des pétards.

A Garmsar (dans le centre de Iran), les lycéens ont arrêté les cours et mis à terre les portraits de Khomeiny.  Les élèves du Collège technique ont défié les autorités et fermer leur établissement.

Les protestations à travers le pays le 14 mars par des millions d’Iraniens reflète l’état explosif de la société et la chute inévitable de ce régime.  Il est temps que la communauté internationale abandonne la complaisance et se tienne au côté des Iraniens et de leur quête pour un changement démocratique.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne 
Le 15 mars 2006

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