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Le régime iranien et le Comité irakien forcent les transfuges d’Achraf à retourner en Iran

Agent du Vevak installant des haut-parleurs très puissants sur la porte principale d'Achraf pour mener une guerre d'usure contre les résidentsen dépit des promesses antérieures de les envoyer en Europe

CNRI – Selon des informations crédibles obtenues de l’intérieur du régime iranien, après la fermeture en 2008 de l’Installation temporaire de présence internationale (TIPF), qui était contrôlée par les forces américaines, et suite au transfert de la protection de la Cité d’Achraf aux forces irakiennes début 2009, le ministère du Renseignement des mollahs (Vevak) exerce de fortes pressions sur ceux qui font défection d’Achraf pour revenir en Iran au lieu des promesses antérieures de se rendre en Europe.

Certaines des transfuges ont témoigné depuis l’intérieur de l’Iran ; les enregistrements étant disponibles pour être transmis aux autorités internationales. Selon ces témoignages, après avoir quitté Achraf, les transfuges ont été emmenés par les forces irakiennes à l’hôtel Mohajer à Bagdad et placés en résidence surveillée. Huit d’entre eux ont été mis dans une pièce pour deux personnes. Les portes ont été verrouillées et les transfuges traités comme des prisonniers. Quotidiennement, chaque transfuge était emmené au rez-de-chaussée de l’hôtel pour y être interrogé par des agents du Vevak puis renvoyé dans les chambres.

Comme l’indiquait le communiqué du 20 avril du Secrétariat du CNRI, l’hôtel Mohajer est un lieu à Bagdad sous le contrôle total du Vevak. L’hôtel est devenu une base des services de renseignements du régime et des agents de la Force terroriste Qods dans la capitale irakienne. Un de ces agents identifié comme Haj Ali Navidi, est considéré comme le représentant de l’ambassade du régime et du Vevak. Avec d’autres agents, ils ont établi un lieu de travail permanent dans cet hôtel.

Navidi et agents de la Force terroriste Qods procèdent à des interrogatoires au rez-de-chaussée et recourent à la fois à des menaces et à la séduction pour exiger des transfuges qu’ils aillent en Iran. En répétant les interrogatoires et l’utilisation de tactiques de pression et de restrictions, ils essaient de lasser les transfuges et les rendre suffisamment désespérés pour accepter d’aller en Iran servir le Vevak. Sortir de l’hôtel et utiliser le téléphone ou d’autres formes de communication est strictement interdit ou encore sévèrement limité et étroitement surveillé. Le Vevak utilise également des soins médicaux et des produits pharmaceutiques comme un levier sur les transfuges. Afin d’emmener ces personnes en Iran pour les mettre au service du VEVAK, des agents bien connus et de funeste réputation, comme Mostafa Mohammadi et Massoud Khodabandeh, sont largement utilisés. Ce dernier est récemment retourné à Londres depuis Bagdad.

Ceux qui ne sont pas retournés en Iran ont été transférés de l’hôtel Mojaher à l’hôtel Qasr al-Zohour.

Il est à noter que l’ancien conseiller à la sécurité nationale irakienne, Muwaffaq al-Ruba’i, et le ministère irakien des Droits de l’homme ont effectué des entretiens privés au début de 2009 avec tous les résidents d’Achraf en dehors des locaux du camp dans des lieux sous contrôle des forces armées irakiennes. Lors des entretiens, menés en présence de représentants des forces américaines et du Comité international de la Croix-Rouge, les habitants avaient reçu la promesse d’être envoyés en Europe s’ils acceptaient de quitter Achraf sous une ou deux semaines.

Après un an passé à soustraire des informations aux transfuges, le Vevak envoie certains individus, qui lui seront certainement loyaux, en Europe de manière illégale avec de faux passeports. Une fois arrivés en Europe, ils pourront commencer à diffuser de la propagande et des mensonges, tout en justifiant la politique, les attentats et les cimes perpétrés par le régime iranien et le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, contre les résidents d’Achraf. Navidi se charge personnellement de briefer les nouveaux agents sur la façon de passer le contrôle des passeports à l’aéroport et au moment de l’embarquement, la destruction de leurs passeports iraniens une fois à destination et, finalement, comment obtenir le statut de réfugié dans le pays d’accueil.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 15 mai 2010

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