mardi, novembre 29, 2022
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Le Bureau du premier ministre irakien rassure le régime iranien que l’OMPI serait paralysée à « Liberty »

Selon un document interne du Corps des pasdarans :

Le déplacement des résidents d’Achraf au Camp Liberty a pour but d’anéantir l’opposition légitime des mollahs

Le Bureau du premier ministre irakien rassure le régime iranien que l’OMPI serait paralysée à « Liberty »

D’après un document que la Résistance iranienne a pu obtenir de l’intérieur du Corps des pasdarans, après le transfert d’un premier groupe des résidents d’Achraf au Camp Liberty (CL), le bureau du premier ministre irakien a assuré la Force Qods et l’ambassadeur du régime iranien à Bagdad que les membres de l’Organisation des Moudjahidine du peuple seraient paralysés et transformés en cadavres politiques à Liberty. Ce document choquant ne laisse aucun doute sur le fait que le projet du transfert des résidents d’Achraf au CL est entièrement au service des objectifs du régime des mollahs qui vise à anéantir l’opposition démocratique et légitime de ce régime. Des extraits de ce document :
 1. Le document dont un exemplaire a été envoyé au bureau du guide suprême Ali Khamenei, précise : « le transfert des membres des Moudjahidine au Camp Liberty sous le contrôle direct des forces irakiennes va entraîner la paralysie de l’organisation. Pour le gouvernement irakien, la durée éventuelle de leur séjour au camp importe peu, tant qu’ils seront dans l’incapacité de faire quoi que ce soit. Ils seront des cadavres politiques au Liberty». Ailleurs, il a été ajouté : « nous envisageons tout d’abord de séparer les responsables de l’OMPI de des membres ; ce sera l’étape la plus difficile dans l’opération du transfert car il se peut que les membres et responsables créent quelques problèmes à cet égard. Cette étape ne se déroulera pas en douceur».
2. Le bureau du premier ministre irakien souligne : « nous avons déclaré aux Nations Unies et à la communauté internationale que nous ne reconnaissions pas les membres des Moudjahidine comme réfugiés politiques ou des cas humanitaires. Leur présence au Camp Liberty est uniquement destinée à faciliter leur expulsion. Si nous reconnaissions leur statut de réfugiés, ce que les Etats-Unis et l’Union européenne ont tenté de nous imposer, cela lierait nos mains par trop d’obligations légales, par exemple leur accorder la nationalité irakienne ou des permis de séjour légaux pour rester en Irak ».
3. Le document précise : « nous (le gouvernement irakien) posons nos propres conditions et demandons que les membres de l’organisation s’y conforment…Dans de nombreux cas, les Nations Unies justifient les conditions irakiennes et demandent aux membres de l’OMPI de les accepter car le Camp Liberty n’est en définitive qu’un poste de transit où leur séjour serait de courte durée ».
4. D’après ce document, le gouvernement irakien se plaint du fait que « tous les membres de la mission de l’ONU en Irak ne sont pas en accord total avec notre gouvernement » : « Mais M. Kobler, le Représentant spécial du Secrétaire général, confirme souvent les demandes irakiennes. Nous pensons qu’il ne veut pas entrer en conflit avec le gouvernement irakien ou laisser ses relations avec ce dernier se dégrader à cause de l’OMPI ».
5. L’OMPI a présenté quelques demandes auxquelles « nous répondons favorablement pour être en phase avec les Nations Unies. Mais elles ne seront jamais réalisées, car le gouvernement irakien et le négociateur de l’ONU se sont mis d’accord que seules des détails d’une importance moindre soient soumis à la discussion : des questions qui n’ont pas un impact réel sur la situation, comme des visites médicales sur place ou la venue des délégations qui sont des questions sans importance. Mais le gouvernement irakien réagit avec véhémence aux autres demandes des résidents d’Achraf…le nouveau centre doit être conforme aux besoins du gouvernement irakien et non à ceux de l’OMPI. Ce gouvernement ne reculera jamais sur les questions essentielles ».
6. Le bureau du premier ministre précise : «les résidents veulent que le personnel de la police et de l’armée irakiennes ne soient pas présent dans le Camp Liberty et qu’ils soient transférés vers l’extérieur…Mais si nous évacuons les forces de sécurité et de la police, nous établirons quelques autres centres de contrôle sécuritaire pour les remplacer à l’intérieur du camp pour avoir la situation sous contrôle ».
7. Le document reconnaît que « l’ambassade américaine demande qu’une partie des forces internationales surveillent la situation au Liberty. Nous l’avons accepté sans entrer dans les détails. L’ambassade est très sérieuse à ce sujet et a adressé plusieurs courriers en ce sens à notre gouvernement ». Mais pour réduire le rôle d’observateur des Etats-Unis, « le gouvernement irakien veut que des membres de l’ambassade américaine soient intégrés dans la délégation de l’ONU, pour qu’il n’y ait pas des rapports différents envoyés à partir du camp ou qu’il y ait trop d’observateurs aux points de vue divergents ».
8. Ailleurs dans le document le régime iranien est assuré : « Les membres de l’OMPI devront quitter Achraf d’ici à la fin du mois prochain…Nous avions déjà décidé de recourir à la force en cas de l’impasse dans les négociations pour les transférer au Camp Liberty ou ailleurs. Personne ne pourra demander des comptes du gouvernement irakien à l’expiration du délai accordé…mais il reste des problèmes comme la mission de l’ONU qui demande que le transfert des autres groupes des résidents soit suspendu jusqu’à ce que le déroulement sain de ce processus soit assuré et avance l’argument qu’une augmentation rapide du nombre des personnes transférées pourrait créer des confusions et des complications ».

Tout en exprimant ses regrets profonds du fait de la collaboration ou la collusion de certains membres au sein de la MANUI dans l’exécution du plan répressif et illégal du déplacement des résidents d’Achraf au CL, la Résistance iranienne demande au Secrétaire général des Nations Unies et au gouvernement des Etats-Unis d’empêcher le gouvernement irakien de mettre en œuvre ce plan criminel et les appellent à fournir les garanties minimales pour assurer les résidents d’Achraf. Celles-ci incluent le retrait total des forces armées irakiennes du Camp Liberty, la liberté du transfert des véhicules et de biens mobiliers des résidents au CL, l’accès direct et libre aux soins médicaux, la liberté du mouvement ou au moins l’élargissement de la superficie accordée aux résidents pour atténuer la dureté des conditions de vie à la prison de « Liberty ». Faute de ces assurances, même un seul des autres résidents d’Achraf ne se rendra au CL.
Secrétariat du Conseil national de La Résistance iranienne
Le 21 février 2012

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