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La TV d’Etat irakienne copie honteusement la TV des mollahs à Téhéran pour couvrir des crimes

Un résident de la Cité d'AChraf blessés par les forces répressives irakiennesAttaque contre Achraf – Communiqué n° 36

CNRI – Mercredi soir, 29 juillet 2009, Hassan Salman, le directeur du Réseau de l’information irakienne, a explicitement reconnu dans une interview sur la chaîne de télévision Al Jazeera que les opérations de répression des forces irakiennes à Achraf étaient menées sous la supervision et la connaissance de Nuri al-Maliki, le Premier ministre irakien.

Une heure plus tard, Nuri al-Maliki a imité le modus operandi honteux des shows télévisés du fascisme religieux en Iran. Pour couvrir ses crimes contre l'humanité hier à Achraf, il a envoyé le bourreau des résidents d'Achraf, le général Damouk Shemri, commandant de la police de Diyala, ainsi que d'un agent bien connu de l'ambassade du régime iranien à Bagdad, Adnan Seraj, à la télévision d’Etat pour copier le régime des mollahs en Iran en propageant des mensonges contre l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI) et en inversant la réalité des crimes à Achraf.

Les mensonges ont atteint un point où même les explosions au nord de Paris ont été liées à l’OMPI. Ils ont essayé de faire croire que pas même une balle n’avait été tirée à Achraf contre les résidents, et peut-être que les attaques d'hier et d'aujourd'hui avec des fusils, des poignards, des grenades sonores et l’incendie de véhicules étaient toutes l’œuvre de l’OMPI elle-même tandis que les forces irakiennes avaient été blessées, de sorte que certains seraient au bord de la mort.

Ni le bourreau d'Achraf, ni l'agent de l'ambassade du régime, ni même l’hôte de l'émission télévisée, n’ont pris la peine de répondre à la question essentielle à savoir que s’ils disent la vérité, pourquoi refusent-ils l'entrée des journalistes, des avocats et des organisations internationales des droits de l'homme pour qu'ils puissent rédiger leurs propres rapports sur situation sur place ? Par ailleurs, ils ont également fait l’impasse sur la directive de Khamenei du 28 février au gouvernement irakien de réprimer l’OMPI.

Plus important encore, Adnan Seraj, à l'initiative de l'ambassade du régime iranien à Bagdad, a refusé d’avance la déclaration de la Présidente-élue de la Résistance iranienne, Mme Maryam Radjavi. La déclaration exprime la volonté des résidents d'Achraf de retourner en Iran, sous certaines conditions. Seraj a déclaré que ni le régime iranien, ni le gouvernement irakien n’accepteront jamais les conditions de retour dans sa patrie de l’OMPI.

Les conditions sont simples et claires, et comportent notamment la protection contre la torture et pendaison et disposer de la liberté de parole. Elles sont affirmées par le Comité international de juristes pour la défense d'Achraf, composé de 8.500 juristes, et le Comité international pour l’application de la Justice, composé de plus de 2000 parlementaires en Europe et en Amérique du Nord.

Dans le show télévisé ridicule dont les producteurs n’ont pas vu la nécessité de faire un seul appel téléphonique pour connaître les point de vue et positions du Conseil national de la Résistance d'Iran à Paris, deux choses étaient claires : la peur que les crimes contre l'humanité à Achraf soient dénoncés, et à leur avis, la seule option pour l’OMPI à Achraf est d'accepter le « pardon » du régime iranien, qui signifie uniquement la soumission au fascisme religieux.

Ce niveau de mensonges et d'indécence, modelé sur celui de Khamenei et d’Ahmadinejad, survient à un moment où les images et les vidéos de l'assassinat des résidents d’Achraf par les forces irakiennes ont été portées à l'attention du monde entier, suscitant la condamnation d'Amnesty International et de 25 autres organisations de droits de l'homme et commissions parlementaires dans le monde. En outre, les Iraniens ont organisé des manifestations dans 14 pays pour exprimer leur profonde aversion de ces tueries.

Qui plus est, 50 parlementaires de sept groupes politiques du Parlement irakien ont écrit une lettre au Secrétaire général des Nations unies concernant Achraf, en soulignant qu’ « il n'y a aucune raison de recourir à la force ou à un blocus dans une zone où les occupants sont pacifiques. Toute forme de pression ou de déplacement de ces réfugiés constitue une violation du droit international humanitaire. »

Les parlementaires irakiens ont ajouté dans leur lettre au Secrétaire général que « nous considérons comme un facteur déterminant votre intervention personnelle et l'intervention de la communauté internationale pour lever le blocus, faire respecter le droit international et déterminer une solution qui permettra de garantir les droits des résidents d'Achraf , en particulier dans des circonstances où il existe un terrain commun pour faire face à la répression du peuple iranien. »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 29 juillet 2009

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