mercredi, décembre 7, 2022
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La Résistance iranienne condamne vivement l’assassinat du Dr Kavous Seyed Emami sous la torture

La Résistance iranienne condamne vivement l'assassinat du Dr Seyed Imami sous la torture

Appel à une action urgente pour mettre fin aux mauvais traitements et la torture des prisonniers politiques en Iran

La Résistance iranienne condamne vigoureusement l’assassinat du Dr Kavous Seyed Emami sous la torture par les sbires du régime dictatorial en Iran et appelle à une action internationale urgente pour mettre fin aux mauvais traitements des prisonniers politiques et les morts sous la torture. Au cours des dernières semaines, au moins 12 prisonniers ont été tués sous la torture à la suite de leur participation au récent soulèvement populaire en Iran.

M. Kavous Seyed Emami, 64 ans, sociologue et professeur d’université, a été arrêté le 24 janvier 2018. Les agents du régime iraniens ont contacté sa famille le 8 février pour annoncer qu’il s’était suicidé en prison.

M. Kavous Seyed Emami, auteur de plusieurs livres et recherches sur l’environnement et ancien directeur général de l’Organisation du patrimoine Parsian pour la faune, a été arrêté avec un groupe de militants écologistes. Comme d’autres détenus dans ce dossier, il a été privé d’accès à un avocat et de rencontrer sa famille.

Abbas Jafari Dawlatabadi, le procureur criminel de Téhéran, sans évoquer l’arrestation et le meurtre du Dr Seyyed Emami, a informé le 10 février au sujet de l’arrestation de « plusieurs personnes pour espionnage » dans le domaine de l’environnement.

Les mensonges honteux de la dictature religieuse au sujet du suicide des prisonniers ne trompent personne. Au cours des dernières semaines, au moins 12 manifestants détenus à cause de leurs participations au récent soulèvement dans le pays, ont été assassinées sous la torture. Mais le régime a déclaré que la cause de leur mort était le « suicide » ou la « non-disponibilité de stupéfiants » ou la « surconsommation de stupéfiants« . Le mollah Hassan Nowroozi, porte-parole de la Commission judiciaire du Parlement, a déclaré dans un commentaire cynique : « Les prisonniers regrettent tellement leurs actes qu’ils meurent de chagrin ou se suicident en pensant à leur méfaits hideux ».

Les allégations selon lesquelles le Dr Kavous Seyed Emami se serait suicidé sont tellement scandaleuses que Mohammad Reza Tabesh, président du groupe parlementaire sur l’environnement, a déclaré: « L’arrestation de plusieurs militants écologistes, le manque d’informations sur cette question douteuse pendant 20 jours et la mort d’un professeur bien connu de sociologie, le Dr. Seyyed Emami, en prison, est malheureux et accentue l’ambiguïté des accusations portées à leurs encontre. »

Le silence de la communauté internationale au sujet des assassinats de prisonniers politiques sous la torture en Iran, qui relève incontestablement de crime contre l’humanité, encourage le régime criminel du Guide suprême à user la torture contre les prisonniers.

La Résistance iranienne appelle le Secrétaire général des Nations Unies, le Conseil de sécurité, le Conseil des droits de l’homme, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme et autres organisations de défense des droits de l’homme, ainsi qu’à l’Union européenne et à ses États membres, de ne pas permettre au régime clérical de poursuivre ses crimes infâmes. Il est urgent d’adopter des mesures contraignantes et subordonnées les relations avec ce régime criminel à l’arrêt de la torture et des exécutions en Iran. Une enquête internationale doit être mise en place pour enquêter sur la détérioration de la situation des prisons iraniennes, en particulier sur le cas des prisonniers politiques.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 12 février 2018

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