vendredi, décembre 9, 2022
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Le 30e jour du soulèvement marqué par des manifestations nocturnes et des heurts à Téhéran et en province

Un 30e jour se nsoulèvement marqué par des manifestations noctures et des heurts à Téhéran et en province

Soulèvement en Iran – N°56

Dans la nuit du samedi 15 octobre, pour le 30e jour du soulèvement national, malgré la mobilisation massive des forces répressives, des manifestations et des affrontements ont éclaté dans de nombreux endroits. Divers quartiers de Téhéran, dont Sadeghieh, Tehran Pars, Naziabad, Shahr-e-Ray, Qaleh-Hassan-Khan (cité de Qods) en ont été le thêatre. En province, cela s’est déroulé notamment à Yazd, Ispahan, Hamedan, Dehdacht, Khorramabad, Sari, Shahin-Shahr, Yassouj, Oroumieh, Tabriz, Mahabad, Marivan, Bandar-Abbas et l’île de Kish.

A Ispahan, les manifestants sur la place Vali Asr, à Baharestan et dans le quartier de Toguchi se sont opposés aux agents criminels du régime, et dans la rue Al-e-Ahmad, ils ont fait fuir les agents en civil. Dans la capitale, à Naziabad, de jeunes intrépides ont fait battre en retraite les forces répressives. A Khorramabad, les jeunes ont attaqué un véhicule d’agents de la répression en criant « à bas le dictateur » et tabassé des miliciens du Bassidj. A Shahin-Shahr, les gens ont incendié des motos de miliciens. Dans le passage Ferdoussi de Shahin-Shahr, l’attaque des forces répressives a fait des blessés. À Tabriz, le régime avait mobilisé toutes ses forces pour réprimer les insurgés, mais des jeunes courageux ont organisé une manifestation nocturne et ont affronté les agents au carrefour Khatib.

Aujourd’hui, dans la capitale, les étudiants ont manifesté à l’université de Téhéran, celles d’Al-Zahra, Meli, Science et recherches de l’université Azad, Allameh, Science et Culture, Khajeh Nasir, Tarbiat Modares, Art de Soureh, Science et Industries, Shariati, l’université de filles de technologie, l’université Azad de Pounak, et dans les autres provinces les universités Khwarazmi de Karadj, Razi de Kermanchah, des art d’Ispahan, de Guilan, Azad de Racht, de Tabriz, de médecine de Kerman, paramédicale de Kermanchah, etc. Dans leurs manifestations et rassemblements, ils scandaient « c’est l’année du sacrifice, on va renverser Seyed Ali [Khamenei] », « à bas Khamenei », « à coups de canon, de char ou de mitraille, que les mollahs aillent au diable », « pour chaque tué, un millier de personnes se lèvent », « milicien mange bien tes rations, ce sont les dernières », « Kurdistan, Zahedan, œil et phare de l’Iran » « libérez les étudiants emprisonnés », « nous nous battrons et nous mourrons, mais nous reprendrons l’Iran », « les étudiants préfèrent la mort à l’humiliation», et « toutes ces années de crimes, à la la dictature religieuse ». Les étudiantes de l’Université Khavarmi de Téhéran ont crié à l’adresse de Raïssi : « le parasite c’est toi, la femme libre c’est moi ».

Samedi 15 octobre, Hassan Hassanzadeh, le commandant des pasdarans du Grand Téhéran, qui est sous la supervision directe du siège de Khamenei, a reconnu l’impuissance des forces répressives face à la population. « Dans chaque bataille qui mène à la victoire, a-t-il déclaré, le vainqueur sur le terrain subit également des pertes, qui dans cette sédition à ce jour, se monte à 850 blessés et trois martyrs. En une seule nuit, nous avons eu 185blessés et sur la place Al-Ghadir nous nous sommes battus 45 minutes avec des émeutiers. » (Site Asr-e-Iran 15 octobre 2022).

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 16 octobre 2022

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