dimanche, mars 8, 2026
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Troisième jour de grève et de protestation du bazar, avec le ralliement massif des universités

Soulèvement du bazar – 6

Affrontements place Shoush et rue Mellat

• La mise en état d’alerte totale des forces répressives et leur déploiement massif dans les rues n’ont pas empêché les rassemblements des protestations
• « À bas la vie chère, nous irons jusqu’au renversement » – « À bas le dictateur » – « À bas le principe du guide suprême »
• Maryam Radjavi : ce soulèvement est le reflet de la colère de dizaines de millions de personnes poussées à bout par l’oppression du régime des mollahs ; par leurs slogans, elles désignent à la fois la racine du problème — la dictature religieuse — et la solution : la résistance et le soulèvement

Dans la matinée de ce 30 décembre 2025, les protestations et les soulèvements populaires sont entrés dans leur troisième jour, avec le ralliement des étudiants de nombreuses universités de Téhéran et de plusieurs villes de province.

Les commerçants et artisans de divers quartiers de la capitale, notamment les bazars des orfèvres, Serail-e Melli, Seyed Esmail, Beyn-ol-Haramayn, Sour-e Esrafil, Amin-Hozour, Jafari, Patchenar, ainsi que la rue Sabounian, le bazar de Chouch, Ahangaran, Jolo-Khân, Hammam-Tchal, Molavi et Bani-Hashem, ont fermé leurs boutiques. Des rassemblements ont eu lieu au marché du fer de Téhéran (Shadabad).

Les forces spéciales ont attaqué les manifestants à coups de gaz lacrymogène sur la place Chouch et dans le quartier de Javadiyeh.

Parallèlement, la grève s’est étendue à d’autres villes, notamment Chiraz, Ispahan (place Naqsh-e Jahan), Kermanchah (rue Mossadegh), Machhad (rue Saadi), Ahwaz, Yazd, Karaj, Malard, Pardis, Hamedan, Qeshm, Zandjan, ainsi qu’à Tabriz, où les conducteurs de BRT ont rejoint le mouvement.

Cette extension intervient alors que les forces de répression — le Corps des gardiens de la révolution, la police, le ministère du Renseignement, les agents en civil et d’autres forces sécuritaires — sont en alerte maximale et massivement déployées dans de nombreuses zones.

Les étudiants des universités de Téhéran, Sharif, Khajeh Nasir, Meli (Beheshti), Amir Kabir, Elm-o-Sanat, Allameh Tabatabaï, Elm-o-Farhang, Industrielle d’Ispahan et de Yazd ont organisé des marches et des rassemblements, scandant « À bas le dictateur », « Les étudiants préfèrent la mort à l’humiliation », « Toutes ces années de crimes, à bas cette dictature » et « N’ayez pas peur, n’ayez pas peur, nous sommes tous ensemble », rejoignant ainsi le soulèvement du bazar. À l’Université Meli et à Khadjeh Nassir, les étudiants ont tenu tête aux miliciens du Bassidj et aux agents en civil, les invectivant aux cris de « Ordures, ordures ».

À Téhéran, les manifestations dans la rue Mellat, sur la place Chouch et à Javadiyeh ont dégénéré en affrontements avec les forces répressives. Les unités spéciales ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser la foule, mais les jeunes insurgés et la population ont résisté et poursuivi les manifestations.

Le régime des mollahs, en déployant massivement des forces de police et des agents en civil dans les avenues Ferdoussi, Vali-Asr, Sattar Khan et aux abords du bazar, a tenté d’empêcher les rassemblements, sans succès. En province, notamment à Karadj et Machhad, les forces de sécurité ont également été largement déployées dans les principaux quartiers.

Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a déclaré que le soulèvement des commerçants et des autres couches de la population est le reflet de la colère de dizaines de millions d’Iraniens, excédés par la chute accélérée de la monnaie nationale, l’inflation galopante, la récession sans précédent, ainsi que la discrimination et la corruption systémiques du pouvoir.

Elle a souligné que, par leurs slogans, les protestataires désignent à la fois la cause profonde de la crise — la dictature religieuse — et la voie à suivre : la résistance et le soulèvement.

 

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 30 décembre 2025