
Soulèvement du bazar de Téhéran – 2
· Panique du régime face à l’embrasement du soulèvement et mise en alerte totale des forces de répression
· « Cette année est une année de sang, Seyed Ali sera renversé » – « À bas le dictateur » – «Pezeshkian, honte à toi, dégage du pays » – « Les commerçants préfèrent la mort à l’humiliation »
· Maryam Radjavi : par leurs slogans, les protestataires ont désigné à la fois la racine du problème — le système honni de la dictature religieuse — et la solution : la résistance et le soulèvement. J’appelle l’ensemble de la population, en particulier les jeunes insurgés, à la solidarité et au soutien des protestataires.
Ce lundi 29 décembre, la contestation et la grève des commerçants de Téhéran ont pris, pour leur deuxième journée consécutive, une ampleur accrue et se sont étendues à de nouveaux quartiers de la capitale.
La grève et la contestation des commerçants honorables de Téhéran se sont étendues pour la deuxième journée consécutive, gagnant en ampleur et touchant de nombreux secteurs, notamment Beyn-ol-Haramayn, Tchahârsouq, l’immeuble Aluminium, le bazar Jafari, Saray-e Melli, Lalehzar,… pic.twitter.com/F8rXvj1x5c
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 29 décembre 2025
Les bazars de Beyn-ol-Haramayn, Tchahârsouq, le bazar de l’or, le bazar de Cheragh Bargh, le bazar Jafari, ainsi que les Sérails Melli, Rouhi, Mellat, Qaem et Saligheh, sont entrés en grève totale. Les commerçants de Lalehzar, Sarcheshmeh, Saadi Jonoubi, de l’immeuble Aluminium, ainsi que de nombreuses autres zones, ont également rejoint la grève. Dans la ruelle Hammam-Chal et sur les axes menant à Galoubandak, d’importants rassemblements de commerçants et de gens ont été observés.
Des slogans ont retenti dans de vastes secteurs de Téhéran. Les protestataires criaient : « Cette année est une année de sang, Seyed Ali sera renversé », « À bas le dictateur », « Pezeshkian, honte à toi, dégage du pays », « Les commerçants préfèrent la mort à l’humiliation », « Commerçant honorable, soutien, soutien », « Cherté de la vie et inflation, fléaux qui étranglent la population », « Nous fermons, nous fermons » et «Tant que les mollahs ne seront pas mis sous terre, ce pays ne sera pas un pays ».
Je salue les commerçants et artisans honorables de Téhéran, qui ont manifesté aujourd’hui en fermant leurs commerces pour protester contre l’injustice et l’oppression du régime clérical prédateur. La chute accélérée de la monnaie nationale, l’inflation galopante, la récession… pic.twitter.com/loTui78zaw
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 28 décembre 2025
Hier, Ghalieh Kiassari, députée du régime, a déclaré : « Le feu de l’inflation flambe, et les fluctuations des devises et du dollar, telles des vents violents, attisent cet incendie et pénètrent au plus profond de la vie quotidienne. Ce qui rend ce feu incontrôlable, c’est le conflit d’intérêts : ceux qui devraient apporter de l’eau pour l’éteindre ont dissimulé de l’essence sur le chemin… Chaque flambée soudaine engendre une vague de hausse des prix des médicaments, de l’alimentation et du logement. »
Iran – Ce n'est pas qu'à Téhéran où aujourd'hui des manifestations ont éclatées mais également en province comme ici à Hamedan où les manifestants lancent courageusement : "A bas le Dictateur" #iranProtests #NIChahNiMollah pic.twitter.com/Mv5JLS6lfo
— Afchine Alavi (@afchine_alavi) 29 décembre 2025
Le régime clérical acculé, redoutant l’intensification du soulèvement, a placé le quartier général sécuritaire dit “Sarallah” en état d’alerte et a décrété une alerte à 100 % pour les unités répressives Fatehine, Achoura et la milice du Bassidj à Téhéran. Le Corps des gardiens de la révolution dans les provinces de Mazandaran, Qom et Semnan a également été placé en état d’alerte en vue d’un envoi de renforts vers la capitale.
Dans un message saluant les commerçants honorables pour leur deuxième journée de grève et de protestation, Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a déclaré que les manifestants, à travers des slogans tels que « Cette année est une année de sang, Seyyed Ali sera renversé », « À bas le dictateur », « Pezeshkian, honte à toi, dégage du pays » et « Les commerçants préfèrent la mort à l’humiliation », ont désigné à la fois la cause profonde de la crise — le système honni de la dictature religieuse — et la voie à suivre : la résistance et le soulèvement.
🚨 Jour 2 de #IranProtests : Qeshm Iran, 29 décembre : Les commerçants du bazar se mettent en grève suite à l'effondrement du rial et à la hausse des coûts de la vie. Le réseau de l'OMPI en Iran rapporte des manifestations depuis plusieurs villes d'Iran dont la capitale Téhéran… pic.twitter.com/6K4oCW77Ja
— Afchine Alavi (@afchine_alavi) 29 décembre 2025
Elle a souligné que cela reflète la colère d’une population à bout, étouffée par la cherté de la vie, la pauvreté et la répression des libertés sous la domination des mollahs, et désormais résolue à ne plus se taire. Elle a appelé l’ensemble de la population, en particulier les jeunes insurgés, à la solidarité et au soutien du soulèvement des commerçants.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 29 décembre 2025

