
· Le Corps des pasdarans déclare l’état d’alerte dans tout Téhéran
· Maryam Radjavi : La chute accélérée de la monnaie, l’inflation galopante, la récession sans précédent, ainsi que la discrimination et la corruption systémiques du pouvoir ont plongé la quasi-totalité de la population iranienne dans l’exaspération. La seule voie qui reste est celle de la protestation et de la résistance.
Je salue les commerçants et artisans honorables de Téhéran, qui ont manifesté aujourd’hui en fermant leurs commerces pour protester contre l’injustice et l’oppression du régime clérical prédateur. La chute accélérée de la monnaie nationale, l’inflation galopante, la récession… pic.twitter.com/loTui78zaw
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 28 décembre 2025
Le 28 décembre 2025, alors que la valeur du rial continuait sa chute libre et que le taux de change du dollar atteignait 145 000 tomans, le bazar et les quartiers commerciaux de Téhéran ont été le théâtre de manifestations généralisées, les commerçants fermant boutiques et se mettant en grève.
Iran – Sayez à Téhéran, le slogan « À bas le dictateur » a retenti aujourd’hui lundi, après l’annonce de la grève du Bazar.#IranProtests pic.twitter.com/MsqyshKkyr
— Afchine Alavi (@afchine_alavi) 29 décembre 2025
Les épicentres de ces manifestations étaient le passage Alaeddine, le complexe commercial Charsou de la rue Jomhouri, l’allée Ahangaran dans le grand bazar de Téhéran, Cheragh Bargh, le bazar Chouch et la ruelle des vendeurs de téléphones portables à Pakdasht. Les commerçants ont fermé leurs magasins et sont descendus dans la rue, en scandant « Fermez, fermez !» et « Soutenez-nous, soutenez-nous ! », encourageant les autres commerçants à rejoindre le mouvement. Ils ont scandé des slogans tels que « Le commerçant préfère la mort à l’humiliation » et « N’ayez pas peur, n’ayez pas peur, nous sommes tous ensemble !»
🚨 #Iran Grève générale et manif au Bazar #IranProtests
2ᵉ jour consécutif, le Bazar de Téhéran est en grève.
Commerçants et ouvriers protestent massivement contre la chute libre de la monnaie.
On entend crier:
«L’Iranien est prêt à mourir, mais n’accepte pas l’humiliation» pic.twitter.com/VLdfxs2Xq8— Afchine Alavi (@afchine_alavi) 29 décembre 2025
Craignant un soulèvement populaire, le corps des pasdarans a déclaré l’état d’alerte à 100% dans toute la capitale.
Le 26 décembre, le site officiel Khabar Online a cité des économistes du régime affirmant que « la légitimité du système de la République islamique a atteint son plus bas niveau historique… La corruption s’est infiltrée dans tous les rouages de l’appareil, dans la distribution d’essence, la répartition des richesses, les exportations et les importations. Il n’existe aucune statistique fiable et réelle dans aucun domaine… La nation iranienne est aujourd’hui pillée. 40 % des actifs totaux du réseau bancaire iranien sont imaginaires, c’est-à-dire qu’ils n’existent pas. »
Hossein Marashi, ancien vice-président du régime, a déclaré : « Depuis 20 ans, l’économie iranienne est otage de la question nucléaire… Le taux d’inflation de 37 % à la fin de l’année 1403 [mars 2025] a désormais atteint plus de 53 % et dépassera certainement les 55 % d’ici la fin de l’année… La crise alimentaire risque de pousser les populations affamées à descendre dans la rue… Le pays est confronté à une crise sans précédent » (quotidien officiel Sazandegi – 12 décembre 2025).
Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a salué les honorables commerçants de Téhéran qui ont protesté contre l’oppression du régime clérical, en déclarant : La chute accélérée de la monnaie, l’inflation galopante, la récession sans précédent, ainsi que la discrimination et la corruption systémiques du pouvoir ont plongé la quasi-totalité de la population iranienne dans l’exaspération. La seule voie qui reste est celle de la protestation et de la résistance.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance Iran
Le 28 décembre 2025

