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Extension du soulèvement, grèves et manifestations à Téhéran et en province, affrontements avec les forces répressives

Extension du soulèvement, grèves et manifestations à Téhéran et en province, affrontements avec les forces répressives

Soulèvement national en Iran – n° 26

Destruction de centres de répression et fuite des forces répressives en de nombreux points

Le mardi 6 janvier, au dixième jour du soulèvement national en Iran, les manifestations et les affrontements avec les forces répressives se sont étendus à Téhéran et des dizaines d’autres villes, tandis que les commerçants du bazar de Téhéran entraient en grève et descendaient dans la rue.

Le bazar de Téhéran a été le théâtre, mardi, d’une révolte des commerçants et de scènes d’affrontements et de courses-poursuites avec les forces de Khamenei. Les heurts se sont étendus du carrefour de Seh-Rah Azari jusqu’au Grand Bazar, Nasser Khosro et Khayyam. Les jeunes insurgés ont répondu aux attaques des agents à Sérail-e Melli et à Sabzeh Meydan par des jets de pierres et de cocktails Molotov. Parallèlement, de violents affrontements ont eu lieu dans les quartiers de Nezamabad, Haft-Hoz, Moniriyeh, Tehransar, le pont Hafez et l’allée de Berlin.

Le même jour, les étudiants de l’université Kharazmi ont manifesté en scandant : « À bas le tyran, qu’il soit chah ou mollah ». Le dortoir des garçons de l’université Elm-o-Sanat a protesté au cri de « À bas le dictateur», et les étudiants de l’université Bahonar ont scandé : « Protester est notre droit légitime » et « Ne pensez pas que ce soit juste un jour, ce sera tous les jours ».

À Machhad, les jeunes ont affronté les agents sur le boulevard Tous et la rue Salman Farsi, ont saisi leur équipement et, à Ghassemabad, ils ont mis en fuite des mercenaires à moto. À Ispahan, les affrontements ont été intenses : les forces répressives ont attaqué la population à l’aide de canons à eau dont le liquide, contenant des substances chimiques, a provoqué de violentes brûlures aux yeux. À Yazdanchahr (près d’Ispahan), les agents ont également ouvert le feu sur des familles de détenus.

À Qazvine (Alvand et place Khayyam) et à Chahrekord, les jeunes ont pris le contrôle des places. À Fardis dans Karadj, le bâtiment du conseil municipal a été pris pour cible, et à Achkhaneh, Dokouheh d’Andimechk, Chiraz (Lapouyi), Neyriz et Bandar Abbas, routes et rues ont été bloquées par des pneus enflammés. Les informations font également état d’affrontements avec les forces répressives à Boroudjerd, Lahidjan, Sari, Saqqez, Qasr-e Chirine, Majnabad de Khaf, Saman et Salehabad d’Ilam.

À Boroujerd, un très grand nombre de jeunes sont descendus dans la rue et ont affronté les forces de répression. À Achkhaneh, dans le Khorassan du Nord, les jeunes se sont heurtés aux forces répressives et ont bloqué les routes ; celles-ci ont riposté par des gaz lacrymogènes et des tirs à balles réelles. À Sari, les jeunes ont manifesté en scandant : « Cette année est une année de sang, Seyed Ali [Khamenei] sera renversé». À Saqqez, les jeunes ont également affronté les forces de sécurité.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 7 janvier 2026