jeudi, décembre 1, 2022
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Iran – Protestations dans les ateliers de tailleurs de pierre contre la kleptocratie

Iran - Protestations généralisées dans les ateliers de tailleurs de pierre contre la kleptocratie et les taxes tyranniques

Protestations généralisées dans les ateliers de tailleurs de pierre contre la kleptocratie et les taxes tyranniques

Les officiels du régime reconnaissent la fermeture de 90% des ateliers de tailleurs de pierre et le licenciement de 5000 ouvriers

La kleptocratie du régime inhumain des mollahs et le prélèvement de taxes tyranniques aux ateliers de taille de pierre du pays ont engendré des protestations grandissantes dans les milliers d’ateliers de tailleurs de pierre à Téhéran, Esfahan, Qom, Tabriz, Shiraz, Marvdasht, Mahallat, Khomein, Shahr-e Ray…

et ont contraint ces ateliers à arrêter leur production, à cause du licenciement d’au moins 5000 travailleurs qui vivent aujourd’hui dans des conditions de vie dramatiques. 5500 des 6000 ateliers de taille de pierre dans le pays, soit plus de 90%, ont dû fermer (Agence de presse Tasnim, affiliée aux Forces Qods – 23 août 2015).

Ali Asgari, le Ministre adjoint de l’Économie de Rohani, et président de l’Organisation des Affaires Fiscales, a menacé les tailleurs de pierre de poursuites judiciaires de manière à percevoir de leur part des impôts plus élevés. « Si vous ne pouvez pas travailler dans ces conditions, alors vous feriez mieux de fermer boutique et nous importerons des pierres de Chine », a-t-il déclaré en réponse aux tailleurs de pierre qui avaient affirmé qu’une augmentation des impôts les obligerait à mettre la clé sous la porte.

Le régime iranien, qui pille les richesses de la nation pour les gaspiller dans la répression, l’exportation du terrorisme, et dans un programme nucléaire antinationaliste, est passé au niveau supérieur en imposant un impôt de 9% intitulé « taxe sur la valeur ajoutée » qui vient s’ajouter aux taxes élevées imposées aux corporations à faibles revenus. Ce procédé accable les travailleurs manuels et les classes à faibles et moyens revenus, mettant en faillite les propriétaires de petits ateliers et gonflant quotidiennement la masse des chômeurs.

En février dernier, Khameini a affirmé que payer ses impôts était un devoir et que ceux qui tentaient d’y échapper commettaient un crime. Il a ouvert la voie à davantage de pillage, lorsqu’il a insisté sur le fait que les « responsables chargés des impôts avaient conçu d’excellents programmes et mesures pour augmenter le revenu en percevant des impôts sur la production et le commerce » (média d’état – 11 février 2015).

Tout cela, malgré le fait que ses propres institutions financières, y compris l’empire financier du Comité exécutif de l’Ordre de l’Imam, qui possède au moins 94 milliards de dollars d’avoirs, ou la fondation appelée Mostazafan dont les avoirs sont légendaires, sont exemptés d’impôts.

Qui plus est, les Pasdarans (Gardiens de la Révolution, GRI), qui ont prise sur les principales artères économiques du pays, sont également exemptés d’impôts. Des projets colossaux de pétrole et de mines, de constructions de barrages, les systèmes de communication et l’industrie du transport (ports, docks et aéroports), et d’immenses centres économiques comme la Ta’avon Foundation qui appartiennent tous aux GRI ne paient jamais d’impôts sur le revenu.

Selon l’ancien président de l’Organisation des Affaires Fiscales Issa Shahsavar Khojasteh, l’économie sous le régime iranien est « divisée en deux parts : une partie apparente qui constitue au maximum 40 à 45% de l’économie, et une partie cachée qui constitue 55-60% de l’économie. En d’autres termes, la plus grande part de l’économie iranienne est souterraine… Dans la situation actuelle, 66% des capacités d’imposition du pays ne sont pas utilisées, que ce soit légalement ou illégalement » (média d’état Sharq – décembre 2014).

La Résistance Iranienne exprime sa solidarité envers les tailleurs de pierre du pays, et appelle les institutions internationales et les syndicats de travailleurs, en particulier l’Organisation internationale du travail, à investiguer sur la situation alarmante des ouvriers iraniens et à condamner fermement les politiques oppressives et tyranniques du régime iranien à cet égard.

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