mardi, décembre 6, 2022
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Iran : Propos contradictoires du régime sur la mort sous la torture de Sattar Behechti

CNRI – Les allégations démagogiques du régime inhumain des mollahs comme l’examen des raisons de l’assassinat du prisonnier politique Sattar Behechti pour « traiter avec fermeté et sans indulgence les responsables »,  n’auront même pas tenu un jour.

Tandis qu’étaient diffusées les déclarations de Mohseni Eje’i, le procureur général, qui reconnaissait des traces de tortures sur cinq points du corps de Sattar, (agence de presse gouvernementale Isna, 12 novembre), Alaedine Boroudjerdi, président de la commission de la sécurité nationale et des Affaires étrangères du Majlis (Assemblée) des mollahs, parent et proche du guide suprême Ali Khamenei, a déclaré avec impudence : « selon les premières informations, on ne voit sur le corps de cet individu aucune trace de coup ». (Agence Mehr dépendant des services de renseignement)

Mohseni Sani, président de la commission de la sécurité intérieure du Majlis, qui soi-disant mène l’enquête sur ce crime effroyable, a déclaré de son côté : « Il y a une probabilité que Sattar Behechti soit décédé d’une mort naturelle. Aucun preuve comme quoi il y aurait eu une négligence ou une mise en cause des agents n’a été obtenue (…) Les premiers résultats du médecin légiste montre qu’il n’y a aucune trace de lésion ayant causé la mort (…) Bien entendu à ce propos des médias, en particulier ceux qui sont opposés à la révolution, exagèrent l’affaire parce que le défunt était en étroites relations depuis quelque temps avec des forces de l’opposition à l’étranger via son blog ou ses emails et c’est pourquoi ils montent un projet dans ce domaine, qui naturellement est éloigné de la vérité ». (Agence de presse gouvernemental Isna 12 novembre)

Les autorités se livrent à des mensonges aussi grossiers alors que les prisonniers politiques de la section 350 d’Evine qui ont vu Sattar de près, ont témoigné avoir vu son corps supplicié et littéralement écrasé sous la torture. Des témoins avaient parlé de sa dépouille baignant dans le sang. Les témoins visuels qui ont vu Sattar lors de sa mise en terre ont vu des trous dans sa tête, ainsi que des marques de fractures et des hématomes.

La Résistance iranienne souligne à nouveau la nécessité pour le Conseil de sécurité de l’ONU de mettre en place une mission d’enquête internationale. Elle demande que soient jugés les dirigeants du régime pour crimes contre l’humanité, notamment pour l’exécution de 120.000 prisonniers politiques. L’inaction et l’absence de volonté politique sérieuse pour arrêter le flot de crimes et les massacres en Iran, ne font qu’encourager ce régime à tuer davantage les défenseurs de la liberté du peuple iranien.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 13 novembre 2012

 

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