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Iran-OMPI : Les déclarations du Quai d’Orsay sur le jugement de la CEJ se moquent de l’état de droit

Les déclarations du porte-parole du Quai d’Orsay sur le jugement de la Cour de justice européenne à propos de l’OMPI est un refus de se conformer au jugement, une violation de la présomption d’innocence et se moque de l’état de droit

CNRI – Dans l’après-midi du 10 février, malgré l’arrêt de la Cour européenne de justice qui annulait l’inscription de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) dans la liste du terrorisme de l’UE, la presse du régime des mollahs a cité le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères déclarant « nous sommes tout à fait favorables à ce qu’elle reste sur cette liste ».

Le porte-parole en question a déclaré que la décision de justice a été prise « pour des raisons de procédure essentiellement » et que « cette inscription n’était pas suffisamment motivée ». Il a ensuite ajouté que « nous sommes tout à fait favorables à ce qu’elle reste sur cette liste. Il y a eu un problème juridique, une affaire de procédure, un problème de motivation. C’est en train de se régulariser, mais cette organisation va rester sur la liste. »

Cette prise de position ignore de manière flagrante le jugement de la Cour européenne et viole ouvertement le principe de présomption d’innocence. De même, elle se moque de l’état de droit qui est la colonne vertébrale de la démocratie. L’insistance illégale de « maintenir » l’OMPI sur la liste du terrorisme est avant tout une concession au régime des mollahs qui tente par tous les moyens et de toutes ses forces à empêcher l’application de cet arrêt. Il s’agit d’un autre aspect de la politique de complaisance qui va jusqu’à accepter que les mollahs se dotent d’une ou deux bombes atomiques.

La position du ministère français des Affaires étrangères montre qu’en opposition ouverte avec l’arrêt de justice, la décision de mettre les Moudjahidine du peuple dans la liste du terrorisme a été prise bien avant que cette organisation puisse bénéficier d’une quelconque audience équitable. Une procédure qui n’est pas sans rappeler celles des tribunaux religieux du régime des mollahs qui prennent leurs décisions à l’avance.

Cependant le Tribunal a souligné que l’inscription de l’OMPI «viole les droits de la défense, l’obligation de motivation et le droit à une protection juridictionnelle effective. » L’insistance du porte-parole du Quai d’Orsay marque la poursuite des violations des droits fondamentaux et ternit l’état de droit.

L’arrêt de la Cour européenne annule clairement « la décision » du Conseil de l’Union européenne de mettre l’OMPI dans sa liste noire et souligne que cette décision s’est faite au cours d’un processus illégal, et qu’elle était dès le départ dénuée de fondement.  Le jugement dit également qu’à aucun moment le Conseil de l’UE n’a produit de raison ni de preuve pour justifier cette inscription et que même après la procédure orale, il n’a pas été établi quel organe compétent d’un pays a pris cette décision.

L’arrêt ajoute que le Conseil de l’UE n’a fait preuve d’aucune réaction face aux raisons et aux documents présentés par les Moudjahidine du peuple, comme quoi cette inscription a été fondée sur des informations du régime iranien  et des considérations « diplomatiques ».

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 11 février 2007