CNRI – Pour protester contre la mort de plusieurs personnes lors d’une précédente manifestation hostile au pouvoir dans la ville d’Ivan-e-Gharb dans la province d’Ilam (ouest de l’Iran), les commerces ont fermé et la population est restée chez elle hier.
Après la répression sanglante d’une manifestation à Ivan-e-Gharb où de nombreuses personnes ont été tuées et blessées, les unités spéciales du Corps des gardiens de la révolution (CGR) ont instauré la loi martiale dans la ville et arrêté des protestataires.
Aux premières heures de dimanche, le 27 avril, plus de 40 jeunes ont été arrêtés et envoyés en prison. Pour écraser les manifestations, le régime a remplacé Ali-Akbar Abdi, le gouverneur d’Ilam, par le sous-directeur pour les affaires politiques et de sécurité du gouvernorat. Deux délégués spéciaux ont aussi été envoyés dans cette ville, un par le Conseil Suprême de sécurité nationale et un autre par la commission des Affaires de sécurité du Majlis (parlement). Ils ont été assignés à réprimer les protestations et à trouver les moyens de régler la tension prévalant dans la ville.
En traitant les protestataires, particulièrement les jeunes, de « hooligans et de voyous », Saïd Hachemi, le sous-directeur pour les affaires politiques et de sécurité de la province d’Ilam a dit : « Après avoir brisé les fenêtres des bâtiments officiels et des banques dans la rue principale de la ville, les hooligans et les voyous ont attaqué les bureaux du gouvernorat où ils se sont heurtés aux forces de sécurité. »
Le régime refuse de publier les autorisations d’inhumation pour les morts ce qui a ajouté au malheur des habitants endeuillés.
Qanbari, le député d’Ilam, a reconnu les crimes commis par les forces du régime. « Les forces du gouvernement ont ouvert le feu sur les gens sans aucun avertissement, a-t-il dit. Il y a trois adolescents de 12, 16 et 17 ans parmi les morts, ce qui montre que les forces du gouvernement ont tiré au hasard dans la foule. »
La Résistance iranienne appellent les organisations des droits de l’homme à condamner les mesures inhumaines de ce régime et à prendre toutes les mesures pour faire libérer les personnes arrêtées par le régime le plus rapidement possible.
Secrétariat du Conseil national de Résistance de l’Iran
Le 30 avril 2008

