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Iran : Les autorités ont dû céder aux revendications des prisonniers

 Révolte du 11 février – n°6

CNRI – Mercredi 10 février, plusieurs heures après la prise de contrôle de la section 1 de la prison de Gohardacht par les détenus, les autorités ont été obligées de se plier à leurs demandes.

Mercredi matin, en réaction aux attaques des forces répressives et des pressions inhumaines des tortionnaires, les prisonniers de la section 1 de la prison de Gohardacht à Karadj (banlieue ouest de Téhéran) avaient expulsé les gardiens et pris le contrôle total de la salle n°1 du rez-de-chaussée et la salle n°3 du deuxième étage et avaient fermé les portes aux nez des forces répressives. Les responsables de la prison avaient tenté de les calmer en engageant des pourparlers.

Ainsi, grâce à la résistance et à la solidarité des prisonniers, les tentatives du directeur cruel de la prison, Ali Hadj Kazem, pour transférer deux prisonniers en isolement ont échoué. Tout en acceptant de s’abstenir de représailles pour les incidents de mercredi, les autorités ont été obligé de se plier aux autres revendications, notamment le limogeage du chef de la section 1, Hassan Akharian, l’arrêt des attaques des gardiens, la mise en marche du chauffage, l’accès à des vêtements et la fin des restrictions inhumaines.

La section 1 de la prison de Gohardacht est réservée aux prisonniers de droit commun. Pour exercer des pressions sur les détenus politiques, le régime en a transféré quelques uns.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 11 février 2010