samedi, décembre 3, 2022
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Iran : Le régime arrête des parents de prisonniers politiques

 Pression accrue sur les familles des résidents d'Achraf

CNRI – Le 5 avril, les agents du régime iranien ont brutalement agressé et abusé la mère âgée de 60 ans et de la sœur de Mohammad Nikbakht, 32 ans, prisonnier politique à la prison Dastguerd d'Ispahan. Mme Manijeh Chefa'at et Roghieh Nikbakht (étudiante en génie industriel), respectivement mère et sœur de Mohammad, s’étaient rendues à la prison pour le voir quand elles ont été agressées. Elles ont ensuite été arrêtées et emmenées vers une destination inconnue. Les gardiens de prison impliqués dans cette violente attaque sont Gorji et Bana’i. M. Nikbakht est emprisonné depuis 2004, accusé de soutenir l’organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI).

Selon nos informations, un autre prisonnier politique, M. Mansour Radpour, transféré en isolement dans la section 8, dite section des gardiens de la révolution, à la prison Gohardacht de Karadj, à l'ouest de Téhéran, depuis janvier 2009, est victimes de tortures physiques et psychologiques. Les tortionnaires essaient de le briser par des menaces et des intimidations. Le surnom d’un de ses bourreaux est Haji.

Le régime des mollahs maintient aussi la pression sur les familles des résidents d'Achraf. Mme Kobra Banazadeh Amir-Khizi, 56 ans, arrêtée le 16 janvier par des agents du ministère du Renseignement (Vevak), à l'aéroport de Téhéran, est actuellement détenue dans le quartier 209 de la prison d'Evine, et se trouve dans un mauvais état physique et mental. Elle a été arrêtée en raison de sa visite au Camp d’Achraf où elle a vu ses proches. De terribles tortures l’ont gravement blessé à l’œil, qui saigne et frise la cécité. Un de ses bourreaux a été identifié comme étant Cheykhan. Malgré son mauvais état de santé, les autorités de la prison lui refusent toute assistance médicale. Deux de ses frères, Hamid et Asghar, sont actuellement prisonniers politiques.

Lors de raids des agents du Vevak contre les domiciles de parents de résidents d’Achraf vivant à Téhéran, Karadj et Semnan, à l’est de la capitale, le 20 février, plusieurs personnes avaient été arrêtées et on ne sait ce qu’elles sont devenues. Parmi ces personnes, Mme Fatemeh Zia’i, 50 ans ainsi que MM. Hamed Yazarlou et Hassan Tala’i, deux étudiants, ont été jetés au mitard de la section 209 de la prison d’Evine, Mme Mahsa Naderi, étudiantes, et Hassan Erfani ont été incarcérés dans la section 240 de la prison d’Evine.

En novembre dernier, la Résistance iranienne a donné aux instances internationales.les noms et identités des proches de 87 résidents d’Achraf ayant été arrêtés à la suite de leur visite à Achraf.

Une fois de plus, la Résistance iranienne appelle l’ensemble des instances internationales, particulièrement le haut commissariat aux droits de l’homme de l’ONU et les organisations de défense des droits humains à prendre des mesures urgentes et contraignantes pour faire cesser ces arrestations arbitraires et libérer les personnes arrêtées.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 6 avril 2009

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