mercredi, février 1, 2023
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Iran: la militarisation exacerbée du gouvernement Rohani

Iran: la militarisation exacerbée du gouvernement Rohani

Le ministre de la défense de Rohani déclare : « L’ère de Rohani a été la plus glorieuse pour la mise au point de missiles, et le budget de la défense sera quatre fois supérieur à celui du gouvernement précédent »

Dehghan, le ministre iranien de la Défense, a reconnu que le mandat présidentiel de Rohani « a été quantitativement et qualitativement la période la plus glorieuse en ce qui concerne les programmes de mise au point de missiles et la défense ».

Il a ajouté que depuis que Rohani est venu au pouvoir, jusqu’à la fin de mars 2017, « le crédit alloué à la section de la défense a augmenté de 2,5 fois plus que celui du gouvernement précédent (…) et il peut monter jusqu’à quatre fois plus que celui du gouvernement précédent dans la nouvelle année iranienne ». (Agence de presse officielle IRNA- 5 mai 2017).

Ces propos confirment une fois de plus qu’il n’y a pas de différences entre les diverses factions du régime des mollahs en ce qui concerne les principales politiques telles que la répression intérieure, l’exportation du terrorisme et l’ingérence dans les affaires des pays de la région ; les luttes intestines du pouvoir concernent le partage du pouvoir et l’accaparation d’une plus grande part des richesses de la nation iranienne.

Rohani a déclaré, le 18 Avril 2017, qu’au cours de son mandat, «le budget des capacités de défense a connu une augmentation de 145% par rapport au début (de son règne). En termes d’équipements stratégiques et de capacités stratégiques des forces armées, le gouvernement a connu, en trois ans et demi, une avancée égal à celle de 10 ans ».

Inutile de dire que l’augmentation du pourcentage réel des dispositifs militaires et de répression est bien plus élevée. Les allocations financières spéciales accordées aux Gardiens de la révolution (pasdaran) par Khamenei, l’Astan Qods Razavi, et d’autres institutions financières associés au Guide Suprême, qui ne sont pas calculés dans le budget officiel, s’élèvent à des dizaines de milliards de dollars ; à l’instar de la plupart des dépenses du régime en Syrie qui n’ont pas été prises en compte dans le budget.

Cette montée en flèche se produit à un moment où plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, et comme l’a reconnu le ministre adjoint de la Santé, « 30% de la population a faim et n’a rien à manger », (média officiel, 20 août 2016). L’économie du pays connaît une récession paralysante, et selon la Banque centrale iranienne, le taux de croissance de la production nationale, à l’exclusion des recettes pétrolières, a été inférieure à 0,9% au cours des six premiers mois de l’année iranienne 1395.

Conseil national de la Résistance iranienne
Le 7 mai 2017

 

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