CNRI – Après l'échec des mesures répressives visant à empêcher les manifestations, le régime des mollahs a accentué sa campagne grotesque de diffamation contre l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI) et la Résistance iranienne. Les mollahs cherchent par le biais de mises en scène télévisées lamentables où ils font jouer leurs propres agents, de l’intervention de Moslehi, le ministre du Renseignement (Vevak), et d’autres figures du régime, et en concoctant une série de mensonges, de remonter le moral défaillant de leurs troupes et de préparer l’exécution de prisonniers politiques et de parents d’Achrafiens pour « Moharebeh » ou guerre contre Dieu.
Dans une démonstration de force, aussi fausse que stupide, le ministre du Renseignement des mollahs a déclaré le 15 juin que « deux équipes » de l'OMPI qui prévoyaient de « commettre des attentats à la bombes sur plusieurs places de Téhéran », avaient été arrêtées ce qui avait porté un coup mortel à l’OMPI.
Il a prétendu de façon saugrenue que « les Moudjahidine du peuple ont envoyé ces personnes depuis l'Irak avec le soutien de l'Angleterre, de la Suède et de la France (…) pour commettre ces jours-ci des attentats contre la population innocente, dans plusieurs points importants et sensibles de la capitale (…) d’incendier des bâtiments, des véhicules et des motos des forces de sécurité (…) un des chefs d’équipe se trouvait à la cité universitaire et en utilisait les moyens pour ne pas être localisé et lors de l’arrestation des cocktails Molotov ont été trouvés. Le père et les deux oncles de l'un des chefs d'équipe arrêtés ont été exécutés pour coopération et appartenance à l’OMPI au début de la révolution. Le principal membre de la deuxième équipe avait depuis l’an dernier des contacts permanents avec des éléments des Moudjahidine et comptait à son actif de nombreux actes dans les troubles postélectoraux sous la direction de l’OMPI. »
Le jour même, le régime des mollahs a prétendu dans un show télévisé sur la première chaîne officielle que des Moudjahidine à Téhéran avaient eu l’intention le 12 juin de faire des attentats à la bombe dans plusieurs points très fréquentés de la capitale. Dans ce show, des individus non identifiés dont on avait flouté en partie le visage, ont prétendu avoir reçu des Moudjahidine pour mission de commettre des attentats dans les rues de Téhéran entre les 10 et 20 juin.
Il s’agit bien de mensonges et de divagations des mollahs aux abois qui se sentent impuissants face à la montée du mécontentement et la popularité croissante des Moudjahidine du peuple en Iran. Ils cherchent vainement à dissimuler les crises, leurs divisions internes et leur incapacité à contenir le soulèvement populaire.
Le 11 juin, la télévision du régime avait diffusé un film sur la mort de la jeune Neda Agha Soltan, tentant d'imputer sa mort à l'OMPI. Un agent des mollahs y prétendait que « les Moudjahidine chaque année assassinent une personne le 20 juin dans un point du pays. On me demande si la mort de Neda pourrait être l'œuvre des Moudjahidine du peuple. Je dis que oui, c'est possible. » Auparavant le régime avait prétendu que Neda avait été assassinée avec la collaboration de l'Angleterre et de la France.
Le 13 juin, le site Javan.online, lié aux Gardiens de la révolution, et le site de Mohsen Rezaï (ancien commandant en chef des pasdaran), ont écrit : « le 12 juin, des agents de sécurité ont découvert un mortier de 60 mm et des obus sur l'avenue Djomhouri. Une source informée des services de sécurité a déclaré : il s'agit des méthodes des Moudjahidine et de la façon dont ils utilisent les mortiers dans un lieu dissimulé comme par le passé. »
Cette campagne de mensonges intervient alors que le régime des mollahs arrête en permanence des parents et des sympathisants des Moudjahidine d’Achraf, notamment des pères et des mères âgés et compte, par le biais d’aveux forcés et de mises en scène télévisées, préparer le terrain à leur exécution.
La Résistance iranienne appelle le Secrétaire général de l’ONU, le Conseil de sécurité, le Haut commissaire aux droits de l’homme et l’ensemble des organisations de défense des droits humains à condamner les arrestations arbitraires et les peines de mort. Elle demande à la communauté internationale, en particulier à l’Union européenne, de subordonner toute relation et négociation avec ce régime à l’amélioration de la situation des droits de l’homme.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 16 juin 2010

