contre un site favorable à la Résistance iranienne
CNRI – Cet après-midi, 3 avril, la 17ème chambre correctionnelle de Paris examinant les allégations journalistiques du site web Iran Focus sujettes à diffamation, a rejeté la plainte en diffamation contre le site Iran Focus par un ressortissant français accusé de coopération avec le ministère du Renseignement et de la Sécurité du régime iranien (Vevak).
Dans son jugement, la cour a prononcé la relaxe.
Commentant cette décision de justice, Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a dit que le tribunal de Paris a prononcé ce jugement alors que le régime des mollahs avait déployé tous ses moyens et ses agents iraniens et non-iraniens pour gagner ce procès. La cour a fait échouer la campagne de désinformation du régime et de ses agents contre la Résistance iranienne ; agents précédemment dénoncés par la Résistance. Le régime clérical dépense des centaines de millions de dollars de la richesse du peuple iranien pour sa campagne de diabolisation.
Elle a ajouté que le jugement d’aujourd’hui obligera une fois de plus les gouvernements européens à ne pas permettre aux agents des mollahs de mener librement leurs missions pour le Vevak. Il est temps maintenant de poursuivre ces agents en justice, de les punir et d’expulser les agents iraniens des pays européens.
Le 11 juillet 2005, le site web Iran Focus a publié un article intitulé « Iran – espionnage : Comment le Vevak s’infiltre en France ». L’article fournit des informations détaillées à l’appui de documents spécifiques sur le réseau de renseignement des mollahs. Il identifie également Alain Chevalérias comme un agent au service du fascisme religieux au pouvoir en Iran et son appareil de renseignement.
Chevalérias a prétendu que cet article portait atteinte à sa réputation de journaliste indépendant et a demandé son retrait du site. Il a aussi demandé une compensation financière.
La 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris a examiné cette affaire le 21 février 2008.
Dans ce procès, M. Paulo Casaca, eurodéputé, M. Christophe Joseph, directeur général des services de la ville d’Auvers-sur-Oise, M. Mehdi Abrichamchi, président de la commission de la Paix du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), Mme Leyla Jazayeri et M. Hassan Habibi, ont témoigné sur la campagne de diabolisation de la Résistance iranienne menée par le Vevak avec la collaboration de Chevalérias et d’agents comme Massoud Khodabandeh, Anne Khodabandeh (Singleton), Mohammad Hossein Sobhani et Karim Haqi.
S’appuyant sur ces témoignages et en fournissant de nombreuses preuves et documents, Me Thierry Levy, avocat de la défense, a dénoncé les agents du Vevak travaillant à l’extérieur de l’Iran, leurs activités contre l’OMPI et la Résistance iranienne et le rôle de Chevalérias dans cette campagne de désinformation.
C’est en interrogeant Anne Khodabandeh, un des témoins de Chevalérias, que Me Levy a révélé le contexte de ses relations avec le régime iranien, notamment ses proches relations avec les autorités de la sinistre prison d’Evine à Téhéran.
Outre Khodabandeh, l’autre témoin de Chevalérias était Abolhassan Banisadr, qui pendant sa déposition a concédé que ces individus (participant à la campagne de diabolisation) pouvaient avoir été achetés par le régime des mollahs et qu’il ne pouvait pas confirmer leurs déclarations sur l’OMPI.
Un des documents révélés durant le procès était un reçu d’une note d’hôtel de Chevalérias pendant son séjour à Téhéran, payé par une organisation écran du Vevak.
Lors de sa plaidoirie, Me Levy a indiqué qu’en réalité dans ce procès, c’est Chevalérias qui était sur la sellette. « Ne prétendez pas à la protection des lois quand vous avez renoncé à tous les principes de votre métier », lui a-t-il lancé.
Ce procès et cette relaxe sont une attestation importante sur les activités des agents du Vevak et de la campagne de diabolisation contre l’OMPI et la Résistance iranienne. Il faut noter que le régime clérical a utilisé les mêmes agents pour fournir de fausses informations contre les membres du CNRI dans l’instruction ouverte contre eux à la suite d’un accord avec les mollahs en 2003.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 3 avril 2008

