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Troisième jour de mobilisation des étudiants dans différentes universités d’Iran

Soulèvement national en Iran – n° 69

· Aux cris de « A bas Khamenei », « A bas le dictateur », « Nous n’avons pas donné de martyrs pour faire des compromis, ni glorifier un dirigeant assassin », «Toutes ces années de crimes, à bas la dictature religieuse »

· Rejet de toute forme de dictature avec les slogans des étudiants : « Ni monarchie, ni guide suprême ; démocratie, égalité » ; « A bas le tyran, qu’il soit chah ou mollah »

Le lundi 23 février 2026, pour la troisième journée consécutive, les universités du pays — notamment l’Université de Téhéran, l’Université Alzahra, l’Université industrielle Sharif, l’Université industrielle d’Ispahan, l’Université Amirk-Kabir, l’Université Melli (Beheshti), l’Université des sciences et technologies d’Iran, l’Université Khajeh Nassir, les Universités Ferdoussi et Sajjad de Machhad — ont été le théâtre de rassemblements de protestation et d’affrontements courageux avec les forces de répression.

En suspendant les cours et en scandant des slogans percutants tels que « A bas le dictateur » et «Jurons par le sang de nos camarades que nous tiendrons jusqu’au bout », les étudiants ont affiché leur détermination à renverser le régime clérical.

Dans certaines universités, notamment « Téhéran » et « Amir Kabir », les étudiants se sont clairement démarqués avec toute dictature — monarchique ou religieuse — en scandant : « A bas le tyran, qu’il soit chah ou mollah » et « Ni monarchie, ni guide suprême ; démocratie, égalité ».

À l’Université Alzahra, les étudiantes ont lancé des slogans tels que : « N’ayez pas peur, nous sommes toutes ensemble », « Nous n’avons pas donné des martyrs pour faire des compromis ni glorifier un dirigeant assassin », « Toutes ces années de crimes, à bas la dictature religieuse », affirmant leur opposition à la répression, aux massacres et à la politique du pouvoir en place.

Lors de ce rassemblement, des étudiants brandissaient des pancartes et des photos des martyrs du soulèvement de janvier, transformant le campus en scène de résistance. Lorsque des miliciens du Bassidj ont tenté de traverser la foule pour perturber la manifestation, ils ont été invectivés par les cris de « ordures, ordures ! »

À l’Université de Téhéran, à la faculté des langues, des manifestations ont eu lieu aux cris de « A bas le dictateur » et « Pour chaque personne tuée, mille autres se lèvent ». Des affrontements ont éclaté entre étudiants et miliciens du Bassidj dans l’enceinte de l’université.

Parallèlement, une cérémonie commémorative en hommage au martyr du soulèvement, Mohammad-Reza Moradali, s’est tenue à la faculté de théologie.

Une autre cérémonie a été organisée à la faculté des langues de l’Université de Téhéran en mémoire de Zahra (Raha) Behloulipour, en présence d’un grand nombre d’étudiants scandant «Cette fleur effeuillée en offrande à la patrie ».

À l’Université industrielle Sharif, les étudiants ont manifesté aux cris de : « Cette année est l’année du sang, Seyed Ali [Khamenei] sera renversé », « Nous n’avons pas donné de martyrs pour faire des compromis », et « A bas Khamenei ». Ils ont affronté les miliciens en les invectivant : « Ordures! Ordures ! » et en déchirant les portraits des dirigeants du régime.

De même, à l’Université industrielle d’Ispahan, pour la troisième journée consécutive, les étudiants ont manifesté en scandant : « Tant que les mollahs ne seront pas enterrés, cette patrie ne sera pas une patrie », « Toutes ces années de crimes, à bas la dictature religieuse », et « Cette année est l’année du sang, Seyed Ali sera renversé ».

 

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 23 février 2026