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Le judiciaire des mollahs veut saisir les biens de Maryam Akbari-Monfared et de sa famille

Des représailles pour avoir demandé justice pour ses frères et sœurs exécutés dans les années 1980

En janvier, le pouvoir judiciaire des mollahs a orchestré une série de procès fictifs afin de prolonger l’incarcération de la prisonnière politique Maryam Akbari-Monfared au-delà de sa peine initiale de 15 ans. Ces procès, gérés sous l’égide du ministère du renseignement dans les prisons de Semnan et d’Evine (à Téhéran), ont abouti à l’ajout de trois années supplémentaires à la peine de Maryam Akbari-Monfared, portant ainsi sa peine totale à 18 ans. Maryam Akbari-Monfared est l’une des plus anciennes prisonnières politiques en Iran.

Selon une dépêche publiée le 23 juin sur le site Shargh, dans le cadre d’une nouvelle manœuvre malveillante du ministère du renseignement et du pouvoir judiciaire, le « Comité de suivi et de supervision des affaires relevant de l’article 49 de la Constitution » a proposé la saisie des biens de Maryam Akbari-Monfared et de sa famille. Parallèlement, une nouvelle procédure a été lancée contre elle par la section 6 du tribunal.

L’article 49 de la Constitution fait obligation au gouvernement de saisir les richesses acquises par des méthodes illicites telles que l’usure, la corruption, le détournement de fonds, le vol et d’autres pratiques frauduleuses, et à les restituer à leur propriétaire légitime. Si le propriétaire n’est pas identifié, la richesse doit être transférée au trésor public. Cependant, aucune de ces allégations ne s’applique à Maryam Akbari et à sa famille. Quatre membres de sa famille, qui étaient associés à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), ont été exécutés par ce régime, sacrifiant leur vie pour la liberté en Iran.

Le régime oppressif et misogyne des mollahs, après avoir emprisonné Maryam Akbari pendant 15 ans sans autorisation de sortie médicale, l’avoir bannie à la prison de Semnan et avoir ajouté trois années supplémentaires à sa peine, cherche maintenant à saisir les biens et la maison de sa famille. Ces mesures répressives et ces harcèlements sont des représailles à la quête de justice qu’elle mène depuis dix ans pour ses frères et sœurs tombés martyrs. Le principal « délit » contre lequel le régime cherche à exercer des représailles est l’appel à la justice de Maryam pour l’exécution de sa sœur et de ses trois frères dans les années 1980.

Alireza Akbari est mort sous la torture en septembre 1981 et Gholamreza Akbari a été fusillé par un peloton d’exécution en 1985. Sa sœur, Roqiyeh, et un autre frère, Abdolreza Akbari, ont été exécutés lors du massacre des prisonniers politiques en 1988.

La commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne condamne avec véhémence la tentative du pouvoir judiciaire iranien de saisir les biens de Maryam Akbari-Monfared, de sa famille et de ses proches. Cette action est totalement inhumaine et viole toutes les lois et normes internationales.

La commission des Femmes du CNRI réitère son appel au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, à son Haut-Commissaire, à son Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Iran, à son Rapporteur spécial sur la violence contre les femmes, et aux autres organismes de défense des droits humains et des droits des femmes, pour qu’ils interviennent immédiatement en faveur de la libération inconditionnelle de Maryam Akbari. Cet appel comprend également une demande visant à empêcher le harcèlement de l’une des plus anciennes prisonnières politiques en Iran.

Commission des Femmes du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 24 juin 2024

 

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