
Appel à une enquête sur cette mort et le crime du régime clérical
Le 21 septembre 2025, la commission des Femmes du CNRI avait prévenu que la vie de cette prisonnière politique était en danger
Dans la matinée de ce 25 septembre 2025, la prisonnière politique Somayeh Rashidi, 42 ans, détenue au centre de torture de Qarchak à Varamine, est décédée parce qu’on lui avait refusé des soins médicaux et retardé son transfert vers un hôpital.
L’agence de presse du pouvoir judiciaire a rapporté ce crime sous le titre « Mort d’une accusée ayant des antécédents de collaboration avec l’OMPI dans un hôpital », en poursuivant : « Somayeh Rashidi avait été arrêtée en 2022 et 2023 pour ses liens avec l’OMPI. Six mois après sa libération conditionnelle, elle avait repris contact avec l’OMPI et avait été de nouveau arrêtée le 28 avril 2025 » (Agence Mizan, 25 septembre 2025).
Après son arrestation et son interrogatoire, Somayeh Rashidi avait été transférée au quartier des femmes de la prison d’Evine de Téhéran puis, en juillet dernier, à Qarchak. Le 21 septembre, la commission des Femmes du CNRI avait averti que sa vie était en danger.
À la suite de crises répétées et après s’être effondrée à plusieurs reprises dans sa section, elle avait été finalement transférée, avec beaucoup de retard, à l’hôpital Mofatteh de Varamine le 16 septembre. Dès le début, les médecins avaient qualifié son état de « critique ». Ces dernières semaines, un agent nommé Mirza Baqi, qui joue le rôle de médecin en prison, avait affirmé que Somayeh Rashidi simulait une maladie et n’avait pas besoin d’être transférée à l’hôpital.
Le refus des agents de Khamenei d’accorder aux prisonniers politiques l’accès à des installations médicales est un crime de longue date et bien documenté, utilisé pour briser et torturer à mort les prisonniers.
La Résistance iranienne demande à la rapporteuse spéciale des Nations Unies d’enquêter sur les circonstances de la mort de Somayeh Rashidi et sur le crime de l’infâme régime clérical.
La Résistance iranienne demande également au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, à son Haut-Commissaire aux droits de l’homme, à la Rapporteuse spéciale sur l’Iran et à la Rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes de prendre des mesures urgentes pour sauver la vie des prisonniers malades, en particulier les femmes, au centre de torture de Qarchak.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 25 septembre 2025

