AccueilCommuniqués CNRICommuniqués CNRI: FemmesIran : la prisonnière politique Parissa Kamali transférée en exil intérieur à...

Iran : la prisonnière politique Parissa Kamali transférée en exil intérieur à Bandar Abbas

Iran : la prisonnière politique Parissa Kamali transférée en exil intérieur à Bandar Abbas

Parissa Kamali a été condamnée à six ans de prison par le tribunal révolutionnaire d’Ardakan pour appartenance à l’OMPI.

Le 8 septembre, à minuit, les agents des mollahs ont sorti sans préavis de son quartier Mme Parissa Kamali, une prisonnière politique âgée de 40 ans, pour l’envoyer en exil intérieur à la prison de Bandar Abbas.

Parissa Kamali a été arrêtée à Ispahan en 2024 et condamnée par le tribunal révolutionnaire d’Ardakan à six ans de prison et deux ans d’exil interne dans le canton de Sarbaz, (province du Sistan-Baloutchistan) pour « appartenance à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) », « atteinte à la sécurité nationale » et « destruction de biens publics ». Elle purgeait sa peine à la prison de Yazd.

Dans un communiqué du 6 mai 2026, le Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) annonçait que les gardiens de la prison de Yazd, prétextant l’état de guerre, privaient Parissa Kamali de ses médicaments et refusaient de la faire hospitaliser. Il s’agissait d’une mesure de représailles à la suite d’un message qu’elle avait rédigé pour la cérémonie du 40e jour en hommage aux martyrs du soulèvement de janvier : « Nous ne laisserons jamais ce drapeau tomber, et nous croyons que ce chemin sanglant mènera à la victoire. » Dans un autre message publié en août, elle a écrit : « Le gouvernement des mollahs, véritable bourreau, tente de semer la terreur par des exécutions et des massacres successifs afin de prolonger son existence, mais il se trompe lourdement. Nous avons surmonté la peur et sommes animés par la rage. »

L’arrestation de Mme Kamali en 2024 avait été signalée au Rapporteur spécial de l’ONU et à d’autres organisations des droits humains la même année. Le Secrétariat du CNRI avait auparavant annoncé son arrestation dans un communiqué le 1er novembre 2024.

La Résistance iranienne appelle une nouvelle fois les Nations unies, ses organes compétents et les organisations internationales de défense des droits humains à condamner fermement le traitement criminel infligé aux prisonniers politiques par le fascisme religieux, et exige que des mesures soient prises d’urgence pour leur libération.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 10 septembre 2026