
• Appel à une action urgente pour sauver les condamnés à mort
• Épidémie catastrophique de méningite à la prison Dastguerd d’Ispahan
Ne pouvant plus dissimuler leur crainte face aux soulèvements populaires imminents, les dirigeants du fascisme religieux au pouvoir en Iran multiplient les peines de mort contre les prisonniers du soulèvement de janvier afin d’attiser le climat de terreur.
Le 31 août, Gholam-Hossein Mohseni-Eje’i, chef du pouvoir judiciaire du régime, a déclaré : « S’ils veulent à nouveau semer le chaos et provoquer des émeutes en Iran, ils peuvent être sûrs qu’ils recevront une très forte et ferme réponse. »
Iran issues 10 death sentences, 16 imprisonment terms totaling 256 yearshttps://t.co/rZPask1ebR
« ERBIL, Regione del Kurdistan — Le autorità iraniane hanno condannato a morte 10 manifestanti e inflitto ad altri sei pene complessive per 256 anni di reclusione per le proteste… pic.twitter.com/ukDCQglWpQ
— Giulio Terzi (@GiulioTerzi) September 1, 2026
Dans un communiqué du 27 août, les services de renseignement des pasdarans n’ont pas caché leur inquiétude face à « l’amplification et l’exploitation de certaines faiblesses, lacunes et limites internes dans la gestion du pays », face à « l’incitation de la population à manifester son mécontentement dans les rues » et à « la remise en cause de la stabilité et l’affaiblissement de la résilience nationale des Iraniens », citant parmi leurs missions les plus importantes de mettre « l’accent sur l’orientation et la lutte contre toute action troublant la tranquillité ». Auparavant, Ahmad Bakhshayesh, un député du régime, avait déclaré : « Sur le plan des conditions de vie, nous avons poussé la société à un point tel que la motivation des gens à manifester s’est renforcée. »
Three Women Handed Death and Prison Sentences in Isfahan “Martyrs Square” Trial
Three women, Taraneh Rahimi, her sister Romina Rahimi, and Setayesh Saedi, have been sentenced to death and lengthy prison terms by the Isfahan Revolutionary Court in the case known as the Isfahan’s… pic.twitter.com/9woBA14MCN
— Women’s Committee NCRI (@womenncri) September 1, 2026
Dans ces circonstances, dans un jugement du tribunal révolutionnaire d’Ispahan, le juge Morteza Barati et le procureur Mohammad-Reza Tavakoli ont condamné à mort dix prisonniers du soulèvement, dans l’affaire dite de la « place Shohada d’Ispahan ». Ces prisonniers sont : la condamnée Taraneh Rahimi, Navid Elyassi, Abolfazl Dadgostar, Mehdi Mansouri, Ahmad-Reza Saïdi, Mehrdad Bo’iri, Mohammad-Mehdi Assadi, Armine Gholami, Parsa Jafari et Mehdi Jafari. Six autres coaccusés dans cette affaire ont été condamnés à de lourdes peines de prison : Romina Rahimi (sœur de Taraneh Rahimi) et Milad Bo’iri à 25 ans chacun, Hamed Mehr-elian à 15 ans, ainsi que Setayesh Saedi, Sajjad Abedi et Ali Bo’iri à 5 ans chacun.
Dans un autre jugement, la 5e chambre du tribunal révolutionnaire d’Ispahan a condamné à mort Leila Abolhassani, mère de deux adolescentes, arrêtée lors des manifestations à Shahine Shahr, dans la province d’Ispahan.
Par ailleurs, l’avocat d’Ali-Asghar Peighambari, arrêté lors du soulèvement de janvier, a indiqué que la condamnation à mort de son client avait été confirmée par la Cour suprême du régime. Ce détenu a récemment été transféré de la prison de Fashafouyeh (pénitencier central du Grand Téhéran) à la prison de Ghezel-Hessar, à Karadj.
🚨 Condamnée à mort pour avoir filmé un supermarché en feu, pas pour l’avoir incendié
Leila Abolhassani, 43 ans est mère de deux adolescentes
La situation de 5 femmes détenues à suivre sur notre article pic.twitter.com/oprHGZ3IbR
— CNRI Femmes (@CNRIfemmes) September 1, 2026
Parallèlement à ces condamnations pénales, une épidémie de méningite déclenchée en juillet à la prison Dastguerd d’Ispahan, s’est propagée de manière catastrophique dans la plupart des quartiers en raison d’un manque de soins médicaux. Les agents du régime tentent de dissimuler le nombre de cas et de décès. Ali Hashemi, un détenu de 18 ans incarcéré dans cet établissement, victime d’un arrêt cardiaque, est décédé le 20 août 2026 après avoir reçu une injection à l’infirmerie de la prison. Les autorités pénitentiaires n’ont fourni aucune explication à ce jour.
La Résistance iranienne appelle une nouvelle fois l’ONU, ses organes compétents et toutes les organisations des droits humains à prendre des mesures d’urgence pour sauver les prisonniers politiques menacés d’exécution en Iran. Elle insiste sur la nécessité qu’une mission internationale d’enquête se rende dans les prisons iraniennes et rencontre les prisonniers politiques et les manifestants détenus, en particulier à la prison Dastguerd d’Ispahan.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI)
Le 2 septembre 2026

