
Appel à condamner le traitement inhumain des prisonniers, à agir d’urgence pour la libération des prisonniers politiques et à l’envoi d’une mission internationale d’enquête dans les prisons iraniennes
Dans la nuit du lundi 23 juin 2025, les agents de Khamenei ont violemment transféré, dans 20 bus, tous les prisonniers des quartiers 7, 4 et 8 de la prison d’Evine — dont la majorité sont des prisonniers politiques — vers d’autres centres de détention. Ce transfert précipité, opéré sous la contrainte, a été justifié par le régime comme une réponse au bombardement de l’entrée et de la zone administrative d’Evine.
La plupart des hommes ont été transférés dans le hall 3 du bâtiment 2 de la prison du Grand Téhéran (Fachafouyeh), tandis que les femmes ont été envoyées à la sinistre prison de Qarchak à Varamine. Des bruits circulent aussi que certains prisonniers ont été transférés à la prison de Qezel-Hessar. Le directeur de la prison d’Evine, Farzadi, a fait intervenir une unité armée spéciale qui a empêché les prisonniers de rassembler leurs affaires personnelles. Ceux-ci ont été embarqués dans les bus avec un minimum d’effets personnels, menottés et entravés. En raison de la précipitation du transfert, nombre de prisonniers n’ont pas pu emporter leurs médicaments, ce qui aggrave les souffrances des détenus malades.
Le hall 3 du bâtiment 2 de la prison du Grand Téhéran comporte quatre salles, prévues chacune pour 20 personnes, mais elles abritent actuellement 40 détenus chacune, dormant à même le sol, sans lits. Certains ont même été entassés dans la salle de prière. De nombreux détenus souffrent de diverses maladies. Les conditions sanitaires sont catastrophiques : le hall ne dispose que d’un seul point d’eau et d’un seul sanitaire.
Les prisonnières d’Evine ont été transférées dans un hall de la prison de Qarchak, dépourvu du moindre aménagement de base. Or, même avant ce transfert, la surpopulation et le manque d’infrastructures constituaient déjà un problème constant pour les détenues. Depuis le bombardement de l’entrée d’Evine, les familles sont inquiètes pour leurs proches. Cependant, les prisonnières n’ont pas été autorisées à entrer en contact avec leurs familles.
Le Conseil national de la Résistance iranienne appelle le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, la rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits humains en Iran, ainsi que toutes les instances internationales de défense des droits humains, à condamner fermement le traitement inhumain infligé aux prisonniers par le régime des mollahs. Il leur demande d’agir immédiatement pour obtenir la libération des prisonniers politiques et d’exiger l’envoi d’une mission d’enquête internationale dans les prisons iraniennes pour y rencontrer les détenus.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 25 juin 2025

