
Appel à une action immédiate des Nations unies, de l’UE et des défenseurs des droits humains pour obtenir sa libération
Saïd Sangar, 47 ans, originaire de Piranshahr est l’un des militants politiques iraniens les plus longtemps incarcérés. Il a de nouveau été condamné à 11 mois de prison à Oroumieh après avoir déjà purgé plus de 20 ans de prison pour son soutien à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK).
Emprisonné depuis août 2000, Sangar a été interrogé et torturé à l’isolement à la prison d’Evine jusqu’en 2003 et condamné à 18 ans de prison pour « guerre contre Dieu » et « contacts avec l’OMPI ». Vers la fin de sa peine, le pouvoir judiciaire a ajouté deux années supplémentaires à sa condamnation sans aucune justification et en violation de ses propres lois médiévales. Aujourd’hui, après 20 ans de détention, les autorités judiciaires ont ajouté 11 mois à la peine de Saïd qui n’a pas bénéficié de libération provisoire, ne serait-ce qu’un seul jour.
Le traitement sévère que le régime inflige à Sangar vient en représailles à sa fermeté et son refus de se repentir et de participer à des interviews pour diaboliser l’OMPI, la Résistance iranienne et ses dirigeants. Pour briser sa résistance, les autorités pénitentiaires l’ont soumis à des tortures psychologiques avec 13 simulacres d’exécution. Les responsables pénitentiaires de la centrale d’Oroumieh continuent de faire pression sur lui pour qu’il se rétracte de ses opinions politiques.
La Résistance iranienne exhorte les Nations unies et ses organes affiliés ainsi que les autres organisations de défense des droits humains, les États-Unis, l’Union européenne et ses États membres, le Parlement européen et les barreaux du monde entier à prendre des mesures immédiates pour forcer le régime clérical à libérer Saïd Sangar, après 20 années de détention.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 23 janvier 2021

