
Maryam Radjavi : L’accent mis par la résolution sur le massacre de 1988 et la montée actuelle des pendaisons souligne la persistance des crimes contre l’humanité commis par un régime qui dépend des exécutions et de la torture pour survivre. Le dossier de ce régime doit être transmis au Conseil de sécurité des Nations unies et ses dirigeants doivent être traduits en justice.
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The United Nations General Assembly adopted a resolution condemning the gross and systematic violation of human rights in Iran, with 78 votes in favor and 27 against. The resolution refers to the #1988Massacre and the ongoing executions in Iran. pic.twitter.com/B15p2cod4u— SIMAY AZADI TV (@en_simayazadi) 18 décembre 2025
Le Jeudi 18 décembre 2025, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution condamnant les violations graves, généralisées et systématiques des droits humains commises par le régime iranien. Cette résolution, la 72e du genre, a été adoptée par78 votes pour et 27 contre.
Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), s’est félicitée de l’adoption de cette résolution. Elle a souligné son importance particulière, car elle fait référence, pour la première fois, au massacre de 1988 et à l’impunité dont continuent de bénéficier ses auteurs, ce qui permet la poursuite des crimes contre l’humanité.
Je salue l’adoption de la soixante-douzième résolution des Nations unies à l’Assemblée générale condamnant les violations des droits humains en Iran. Cependant la communauté internationale doit passer à des mesures concrètes pour mettre fin à ce cycle de massacres et de crimes,… pic.twitter.com/TZA2tYNphB
— Maryam Radjavi (@Maryam_Rajavi_F) 18 décembre 2025
Elle a ajouté que l’accent mis par la résolution sur le massacre de 1988, parallèlement à l’escalade actuelle des exécutions, confirme la nature continue d’un crime contre l’humanité perpétré par un régime qui considère l’exécution et la torture comme essentielles à sa survie. La persistance de ces atrocités est le résultat direct de l’impunité dont jouissent ceux qui les ont ordonnées et commises. La communauté internationale doit aller au-delà de la condamnation et prendre des mesures concrètes pour mettre fin à ce cycle de meurtres et de criminalité, notamment en renvoyant le dossier des droits humains de l’Iran devant le Conseil de sécurité des Nations unies et en traduisant en justice les auteurs de ces crimes.
La résolution de l’Assemblée générale condamne fermement le recours alarmant, continu et généralisé à la peine de mort. Elle stipule que l’exécution de condamnations à mort fondées sur des aveux forcés, sans procès équitable, en secret ou sans en informer la famille ni l’avocat, constitue une violation flagrante des obligations internationales du régime iranien. La résolution souligne que le régime utilise les exécutions comme un outil de répression politique pour réduire au silence les opposants, les manifestants et les participants à des manifestations pacifiques, et elle exprime sa profonde préoccupation face à l’utilisation disproportionnée de la peine capitale à l’encontre des femmes et des minorités ethniques et religieuses.
La résolution considère également que l’exécution de personnes âgées de moins de 18 ans constitue une violation flagrante du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Convention relative aux droits de l’enfant, et exige que cela cesse immédiatement. Elle condamne en outre un large éventail d’exactions, notamment la torture, les violences sexuelles et sexistes, les traitements inhumains et dégradants, les amputations, les peines manifestement disproportionnées, les détentions arbitraires, les disparitions forcées, les violations systématiques du droit à un procès équitable, le refus de soins médicaux aux prisonniers, ainsi que la répression ciblée et la discrimination systématique à l’égard des femmes et des filles, tout en exprimant sa profonde préoccupation face aux décès suspects en détention..
La résolution condamne également la répression des manifestations populaires, les restrictions sévères à la liberté d’expression et la répression transnationale des opposants à l’étranger, soulignant la nécessité de mettre fin à l’impunité systématique dont bénéficient les auteurs de violations des droits humains en Iran.
Jusqu’à présent, en 2025, le nombre d’exécutions enregistrées a dépassé les 2 000, soit plus du double du nombre enregistré en 2024. Parmi les personnes exécutées cette année, 60 étaient des femmes et 6 étaient des délinquants mineurs. Ces chiffres choquants révèlent la nature criminelle du recours systématique à la peine de mort par le régime et démontrent son mépris total pour les principes les plus fondamentaux des droits humains.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 18 décembre 2025

