mardi, novembre 29, 2022
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Iran : plus de 47.500 décès dus au Covid-19 dans 323 villes

 

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) a annoncé ce 28 mai 2020, que selon des chiffres précis de dizaines d’hôpitaux sur les 138 hôpitaux de la province de Téhéran soignant des malades du coronavirus et de cimetières, le nombre de décès dus au Covid-19 dans la province de Téhéran avec ses 14 millions d’habitants dépasse les 10 000. Ainsi, le nombre de victimes dans 323 villes est nettement supérieur à 47 500.

Du 20 février au 21 mai 2020, dans les hôpitaux de Yaft-Abad, Imam Hossein, Khomeiny, Massih Danechvari, Chohada-ye-Gomnam (place Khorassan), Loghman-Hakim, Modaresse, Tajrich, Labafi-Nejad, Sina, Ziayan, Alam, Taleghani, Madaïne, Kachani, Chariati, Mufateh-Varamine et Sadjad, 4875 personnes sont mortes du Covid-19. Ce chiffre ne concerne que 18 hôpitaux sur les 138 de la province de Téhéran dédiés à l’épidémie.

Le nombre de décès dans les provinces de Khouzistan est passé à 3550, de Mazandaran 2710, de Kermanchah 1075, d’Alborz 1660, de Lorestan 1430 et de Hamedan 1275. Le nombre réel a augmenté dans différentes provinces, mais les autorités tentent de le cacher en mentant. L’ampleur des victimes du Covid-19 dans d’autres provinces et l’épaisseur du secret et des mensonges du régime peuvent être déduites des déclarations du gouverneur de Téhéran il y a deux jours à l’agence ILNA : « Le nombre moyen de décès dus au coronavirus dans le pays est de 8,5% et dans la province de Téhéran de 3,5% ».

Le Dr. Massoud Mardani, membre du Centre national de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales au ministère de la Santé, a déclaré à l’agence IRNA le 27 mai que « 12% des cas positifs qui viennent à l’hôpital meurent » et « 50% des patients en unité de soins intensifs meurent ».

Iradj Haririchi, le vice-ministre de la Santé des mollahs, a blâmé la population : « 44% [des gens] à Téhéran n’ont pas respecté les règles et Téhéran est dans beaucoup de ces cas notre talon d’Achille (…) Téhéran est malheureusement dans la pire situation en termes de respect des protocoles, en particulier à la périphérie de la capitale et dans les villes de banlieue surpeuplées avec des problèmes annexes et des cérémonies qui s’y déroulent/ » (Télévision officielle, 25 mai).

Le lendemain, Haririchi a tenté de justifier le nombre croissant de victimes en Iran par des tactiques trompeuses, à la télévision officielle : « des pays comme le Royaume-Uni ne comptent pas le nombre de gens qui meurent dans des maisons de retraite, et ce n’est pas un petit nombre ; ou bien en Allemagne Ils disent que ne pas considérer dans leurs statistiques 50 % des patients qui meurent, même si leur test est positif, s’ils avaient d’autres maladies et étaient des personnes âgées. Certaines de ces personnes âgées étaient atteintes de diabète, de tension artérielle, de troubles respiratoires, etc. Mais nous avons été très transparents ; vous pouvez consulter nos chiffres. En ce moment, notre chiffre est en baisse ; dans certains cas, les chiffres sont en hausse, il y a des raisons pour cela. Nous n’avons pas du tout cru dans le trucage des chiffres. » Haririchi a également noté que « 82% des informations sur le virus publiées dans le cyberespace dans notre pays ont été publiées par ceux qui sont opposés à l’État et au régime. »

Pour justifier les faux chiffres du régime, à une question avançant un « bilan de 15.000 morts », le porte-parole du ministère de la Santé a répondu à télévision officielle le 25 mai: « L’étalon de mesure dans le monde entier est le nombre de cas confirmés. Le critère définitif pour le Covid-19 est le test PCR. Nous ne pouvons pas dire au patient qu’il/elle est infecté.e sans PCR.» Ainsi, le ministère de la Santé reconnaît explicitement que les chiffres officiels ne comprennent que les cas qui ont été définitivement diagnostiqués avec un test PCR avant le décès.

Pendant ce temps, l’agence de presse du judiciaire a rapporté hier que le nombre de cas positifs augmentes dans plusieurs provinces. « Au cours des dernières 24 heures, avec 265 cas positifs, nous avons vu une augmentation relative de 3,5% », a expliqué Aliraza Zali, chef du centre national de lutte contre le coronavirus à Téhéran.

À Kermanchah, le président de la faculté des sciences médicales a déclaré à Javan, l’organe des pasdarans, le 27 mai : « l’augmentation du nombre cas positifs dans la province est très inquiétant, et si cette tendance se poursuit, nous serons certainement submergés par la maladie. »

Le chef des relations publiques de la même faculté a déclaré à Serat News ce jour-là : « Nous n’avons pas de villes blanches dans la province, les quatre villes de Kermanchah, Javanroud, Harsin et Solas-Babajani sont dans le rouge et les autres sont en état d’alerte.»

A Jiroft, le président de la faculté des sciences médicales a déclaré à l’agence ISNA hier : « du 20 avril au 20 mai, le nombre de cas positifs était de 5 à 6 fois supérieur à celui d’avril.

A Dezfoul, le président de la faculté des sciences médicales a déclaré à l’agence Fars hier : « les cas positifs dans la province de Khouzistan et la ville de Dezfoul augmentent, donc Dezfoul, comme d’autres parties de la province, est dans le rouge. » Son vice-président a déclaré : « huit services du Grand Hôpital de Dezfoul sont aux prises avec le Covid-19 et 130 membres du personnel médical et soignant de la faculté des sciences médicales de Dezfoul sont positifs. »

Dans la province de Hormozegan, le président de la faculté des sciences médicales a déclaré à l’agence ISNA aujourd’hui : « au cours de la semaine dernière, le nombre de cas positifs a augmenté. La situation à Minab est inquiétante. »

Au Kurdistan, le vice-gouverneur a déclaré à l’agence Mehr aujourd’hui que les chiffres de l’épidémie dans la province sont inquiétants.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 28 mai 2020

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