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Iran: Les membres de la famille d’Ali Saremi et d’autres prisonniers politiques arrêtés par les autorités

CNRI – Après l’exécution d’Ali Saremi ce matin, sa famille et nombre d’autres familles de prisonniers politiques se sont rassemblés devant la prison d’Evine à Téhéran pour recueillir son corps. Les autorités ont refusé de répondre à leurs questions et les ont référés aux camps de la mort de Kahrizak, à Karaj, à l’ouest de Téhéran. Les forces répressives ont brutalement battu les familles et arrêté un certain nombre d’entre eux.

Certaines des personnes arrêtées sont: Mahine, son épouse; Pouya, sa fille; Mohtaram, sa sœur; Akram Sanjari, mère du prisonnier politique Misaq Yazdan-Nejad, et Mahboubeh et Hadi Mansouri, les membres de la famille du prisonnier politique Mohammad Ali Mansouri.
 
Ali Saremi, 63 ans, a été pendu à l’aube, le mardi 28 Décembre 2010 à la prison d’Evin. Son fils, Akbar Saremi, membre de l’OMPI se trouve dans le camp d’Achraf, en Irak.
 
Le procureur du régime énuméré parmi ses accusations ; sa visite au camp d’Achraf, la distribution de photos des chefs de la Résistance iranienne, le recrutement et l’envoi de personnes à Achraf, la tenue de réunions de militants et l’envoi de films de ces rencontres à la chaîne télévisé satellite « télévision nationale iranienne » (IRANNTV – réseau reflétant entre autres les points de vue de l’opposition).
 
Après avoir passé 24 années de sa vie en incarcération et avoir subit de nombreuses fois la torture, Ali Saremi était devenu très apprécié des les Iraniens et des prisonniers politiques en particulier, à cause de sa fermeté et sa résistance face au régime des mollahs. Aux yeux de tous, il était le symbole le plus remarquable des prisonniers politiques et jouissait d’une grande popularité. 
 
La Résistance iranienne appelle la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité, l’Union européenne, Organisation de la Conférence islamique, Haut-Commissaire aux droits de l’homme, les rapporteurs de l’ONU et des groupes de travail sur les détentions arbitraires, la torture et l’exécution, et toutes les organisations internationales de défense des droits à condamner l’exécution d’Ali Sarami et prendre des mesures urgentes pour obtenir la libération de tous les prisonniers politiques en particulier les familles des prisonniers politiques arrêtés aujourd’hui.
 
 
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
28 décembre 2010