vendredi, décembre 9, 2022
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Iran : Les décès dus au Covid-19 dépassent les 39.500 dans 314 villes

Avec le retour des gens au travail, selon le ministère de la Santé, le nombre de malades a doublé en quatre jours et les effets se manifesteront dans les semaines à venir.

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) a annoncé dans l’après-midi, du 6 mai 2016, que le nombre de décès dus au Covid-19 dans 314 villes d’Iran a dépassé les 39.500. Le nombre de victimes dans les provinces de Téhéran a atteint les 6560, de Khouzistan 2015, de Fars 1005, de Lorestan 990, du Kurdistan 640, de Qazvine 445, de Bouchehr 435 et de Hormozgan 163, chiffres auxquels il faut ajouter ceux des autres provinces.

Avec le retour forcé des gens au travail, le nombre de cas positifs a connu une vive augmentation à travers le pays. Un porte-parole du ministère de la Santé de Rohani a été contraint de l’admettre. Aujourd’hui, il a annoncé que le nombre de nouveaux malades ces dernières 24 heures était de 1680, soit plus du double des cas positifs du 2 mai qui se montaient à 802, et les effets se feront sentir dans les semaines à venir.

Entre-temps, hier soir, la télévision du régime a diffusé une réunion de Hassan Rohani avec des responsables du ministère de la Santé le 3 mai, où Rohani tente de justifier les chiffres fabriqués par le gouvernement et déclaré: « Il y a des gens qui sont contaminés et que nul ne connait, ils ne le savent pas eux-mêmes, aucun hôpital n’en est informé, aucun centre de statistiques n’en est informé. Nous devons donc accepter que le nombre de malades dans le monde et tous les pays peut être supérieur (…) de même pour les décès (…) Quand une personne atteinte d’une maladie sous-jacente décède, faut-il imputer sa mort à la maladie ou au Covid-19 ? Nous pouvons faire deux genres de calcul et les pays peuvent faire deux genres de calcul. »

Saïd Namaki, le ministre de la Santé, a déclaré dans cette réunion que « nous nous attendions tous à pouvoir contenir le virus avec l’arrivée de la chaleur. Actuellement, nos provinces chaudes, comme le Khouzistan, Hormozgan, Bouchehr, connaissent des augmentations (de cas positifs) ».

Farhad Abol-Nejadian, président de la faculté des sciences médicales du Khouzistan, a déclaré: « en raison de la diminution de la distanciation physique depuis le 11 avril, nous avons une tendance à la hausse depuis le 20 avril. La principale augmentation du nombre de malades se situe à Ahwaz, Bavi, Dezfoul, Chouchtar et Karoun (…) Nous avons principalement des maladies dans les banlieues de la ville qui sont plus limitées sur le plan économique.» (Chabakeh-Khabar, 5 mai).

Seyed MahmoudAlavi, de la même faculté, a affirmé quant à lui : « toutes les villes du Khouzistan sont contaminées par le coronavirus, Ahwaz et les villes environnantes sont en particulier très contaminées. Avec la visite d’un Ahwazi atteint du Covid-19 à Ramshir, le nombre de cas positifs a augmenté de façon exponentielle. » (Quotidien Ressalat, 6 mai).

À Téhéran, Ali-Reza Zali, chef du centre national de lutte contre le coronavirus à Téhéran, a déclaré à l’agence IRNA ce 6 mai : « la situation n’a pas changé et Téhéran est considérée comme une ville infectée et de nombreuses surfaces sont infectées par le virus Covid 19. »

Dans la province de Mazandaran, Seyed Abbas Mousavi, président de la faculté des sciences médicales, a déclaré à l’agence Fars des pasdarans le 5 mai : « aucune ville de Mazandaran n’est dans une situation blanche (à faible risque). »

À Shahroud, le président de la faculté des sciences médicales a déclaré le 6 mai à l’agence Mehr que la ville de Miyami, qui figure sur la liste blanche, « non seulement n’est pas blanche, mais en plus elle est toujours dans le rouge ».

À Zahedan, le vice-président de la faculté des sciences médicales a déclaré à l’agence Borna le 5 mai : « en raison de l’augmentation du nombre de patients dans la province ces deux dernières semaines, il semble que nous soyons dans la deuxième vague de Covid-19.»

Le quotidien officiel Jahan-e Sanat a écrit ce 6 mai : « des experts et des spécialistes à l’intérieur et à l’extérieur du gouvernement croient que le président est optimiste sur à la façon dont le coronavirus se comportera (…) Cette dissimulation a eu pour conséquence que les gens considèrent les épicentres de l’épidémie comme des zones blanches et à faible risque, et ne prennent pas la maladie au sérieux »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 6 mai 2020

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