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Iran: Les décès dus au coronavirus dépassent 33.800

L’ex chef des pasdarans Jafari : nous transformons la menace du coronavirus en une opportunité, il y a des virus plus dangereux dans la société qui ne sont pas tangibles

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK) a annoncé le 22 avril 2020 que le nombre de décès dus au coronavirus avait dépassé 33.800 dans 295 villes d’Iran. Le nombre de victimes dans les provinces de Téhéran est de 5770, de Qom 3090, de Khorassan-Razavi 2660, d’Ispahan 2310, de Khouzistan 1570, d’Azerbaïdjan de l’Est 1325, de Golestan 1095, d’Azerbaïdjan de l’Ouest 1075, de Kermanchah 900, de Fars 880, de Lorestan 755 et d’Hamedan 840.

Aujourd’hui, Hassan Rohani, rendu furieux par la dénonciation de ses mensonges, a répété sa rhétorique fanfaronante et répétitive : « pourquoi faut-il chercher (des défauts) et les amplifier constamment ? Il y a déjà beaucoup de chaînes satellites pour le faire, pas besoin de gens de l’intérieur. » Rohani a ajouté : « une petite minorité reçoit ses instructions de l’étranger, et malheureusement, répète tout ce qu’on lui dit et sert de porte-parole aux étrangers. Elle est sceptique quant aux statistiques, au traitement et aux progrès du pays, ainsi qu’à l’efficacité du système, et jour et nuit, elle cherche à entrainer les autres. »

Par ailleurs, le général Mohammad Ali Jafari, ancien commandant en chef des pasdarans, a réitéré aujourd’hui que le régime veut « transformer la menace du coronavirus en une opportunité ». Il a déclaré à l’agence Fars, des gardiens de la révolution, que « nous devons prendre cet exercice au sérieux et l’utiliser comme une expérience, car il y a dans la société des coronavirus plus dangereux qui ne sont pas tangibles pour nous et nous ne les ressentons pas. Il faut des compétences pour être capable d’utiliser cette capacité. »

Auparavant, le 11 avril 2020, le dirigeant de la Résistance iranienne Massoud Radjavi avait déclaré que pour Khamenei, « chaque mort est une opportunité et une bénédiction ».

Mohammad Hossein Ghorbani, vice-président de la commission de la Santé au du parlement du régime et représentant du ministère de la Santé dans la province de Guilan, a déclaré à l’agence Tasnim : « la levée des restrictions sur la circulation entre les provinces est dangereuse et catastrophique. Si les mesures nécessaires ne sont pas prises, le début d’un deuxième pic n’est pas loin de devenir une réalité. »

Pendant ce temps, Mohammad Alikhani, chef de la commission des Transports du conseil municipal de Téhéran, a déclaré au quotidien Shahrvand que 317 chauffeurs de taxi ont été infectés par le coronavirus, dont 19 ont perdu la vie.

Les mesures répressives du régime visant à empêcher la divulgation de l’ampleur réelle de la tragédie se poursuivent. Aujourd’hui, le pasdaran Ali Akbar Kiani, commandant des forces de sécurité de l’Etat à Torbat-Heydariyeh, a été cité par l’IRNA disant que « suite à la publication sur les médias sociaux de fausses nouvelles sur le Coronavirus, la question a été suivie par une équipe de la cyberpolice FATA. Trois femmes ont été identifiées et arrêtées après coordination avec le système judiciaire (…) Causer de l’anxiété publique dans le cyberespace est puni de prison et d’amende financière. »

Le quotidien Sharq-e-Emrouz a écrit aujourd’hui : « le gouvernement a proposé deux options à la population ; d’une part, il essaie de garder les gens chez eux pour éviter la propagation du virus (…) Lorsque le gouvernement ferme des entreprises pour quelque raison que ce soit, il faut compenser leurs pertes. D’autre part, le gouvernement a rouvert les magasins et les boutiques pour que personne ne puisse réclamer des dommages et intérêts au gouvernement par la suite. Malheureusement, la réouverture des entreprises nous conduira à un nouveau pic d’épidémie de coronavirus, et le gouvernement devra alors dépenser des milliards de dollars pour la santé publique (…) Hassan Rohani ne peut pas choisir entre les deux. Ce double standard désespère les gens. »

Tandis qu’elle envoie à l’abattoir du coronavirus les Iraniens qui tentent de joindre les deux bouts, la dictature religieuse a annoncé aujourd’hui en grande pompe avoir lancé une fusée militaire dans l’espace, dont le coût a été payé par le peuple iranien. Le régime a tort de croire qu’une telle démonstration de force creuse, qui viole le droit international, peut repousser et neutraliser l’écrasant soulèvement qui l’attend.

Soulignant « la gestion théâtrale et propagandiste de la crise du coronavirus dans le pays et les décisions et actions gouvernementales contradictoires et inefficaces », le quotidien Jahan-e-San’at a écrit aujourd’hui : « les conséquences économiques du Covid-19 et leurs implications sociales commencent à se faire sentir dans le pays. L’implosion économique et sociale sera bientôt inévitable, suivie par le mécontentement économique et social. Cette fois, les protestations seront plus féroces, plus violentes. On peut parler d’un grand soulèvement auquel participeront la plupart des classes défavorisées et moyennes. »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 22 avril 2020

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