lundi, novembre 28, 2022
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Iran: Les décès dus au coronavirus dans 294 villes dépassent les 33.400

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK) a annoncé le 21 avril que le nombre de décès dus au coronavirus a dépassé les 33.400 dans 294 villes d’Iran. Le nombre de victimes dans les provinces de Téhéran est de 5690, de Qom 3050, de Khorassan-Razavi 2620, de Guilan 2470, d’Ispahan 2235, de Mazandaran 2190, d’Azerbaïdjan de l’ouest 1050, d’Azerbaïdjan de l’est 1318, de Zanjan 465 et du Sistan-Balouchistan 395.

Pour cacher le nombre réel de victimes, le régime clérical ne divulgue pas le nombre de morts de chaque province séparément, ce qui a suscité la colère du conseil municipal de Téhéran. La conseillère de Téhéran Nahid Khodakarami a déclaré à l’agence officielle Fars, dépendant des pasdarans, que « le trafic de Téhéran a beaucoup augmenté et nous pourrions à nouveau être confrontés à un pic d’épidémie de coronavirus d’ici le mois de mai. Nous insistons toujours pour que les chiffres de la capitale soient publiés séparément. Nous avons besoin de connaître les chiffres des nouveaux cas d’infection, des décès, et même de ceux qui sont dans un état critique. Pour planifier et comprendre quelles sont les priorités la semaine prochaine ou le mois prochain, et où il faut se concentrer, l’administration de la ville doit mieux connaître le mouvement du virus à Téhéran. »

Le vice-ministre de la Santé, Iraj Haririchi, a déclaré à l’agence Tasnim : « dans le monde entier, même dans les pays qui semblent être exempts du virus, il est tout à fait possible que des pics se produisent une deuxième ou troisième fois et même davantage ; si nous avons déjà eu une grave épidémie à Qom et au Guilan, cela ne signifie pas que l’affaire est terminée uniquement parce que l’épidémie a décru. Nous ne devons pas nous sentir soulagés parce que dans la province de Mazandaran, où l’épidémie a atteint un pic à un moment donné, nous sommes maintenant entrés dans une phase de gestion de la maladie.»

Il a également déclaré à la télévision publique dans une interview hier soir : « le comportement du Coronavirus n’est pas clair, et nous ne pouvons pas fixer une date à laquelle il pourra être contenu ou arrêté. Il n’y a aucune garantie que l’épidémie continuera à décliner, ni nous ni aucun autre pays ne pouvons déclarer que le virus et son épidémie ont été contenus. »

Bijan Soleimanpour, adjoint aux affaires politiques et de sécurité du gouvernorat de Qom, a déclaré dans un commentaire publié aujourd’hui par le quotidien Vatan-e Emrouz : « les lits d’hôpitaux de Qom ont récemment connu une augmentation approximative du nombre de patients atteints de coronavirus, et en cas de négligence, une deuxième vague de la maladie pourrait commencer à Qom. »

Pendant ce temps, Alaeddine Boroujerdi, député du Majlis et proche du guide suprême Ali Khamenei, a défendu les chiffres officiels sur le coronavirus lors de la séance parlementaire d’aujourd’hui et a déclaré à la radio Farhang : « les chiffres officiels sont publiés. Le chef de la commission de la santé du conseil municipal de Téhéran a annoncé que « le ministère de la santé fabrique des chiffres quotidiens et, de cette façon, joue avec la vie des gens », ce qui n’est pas du ressort du conseil municipal. Mme Zahra Sadre-Azam, membre du conseil municipal de Téhéran, affirme que le nombre de morts est bien plus élevé que les chiffres officiels. Je pense que de tels propos sont irresponsables. Je regrette ce qui a été dit, et le conseil municipal de Téhéran doit en assumer la responsabilité. »

Les inquiétudes concernant les conséquences de l’épidémie de coronavirus et la nécessité d’allouer des fonds venant de fondations contrôlées par Khamenei pour contrer l’épidémie se font de plus en plus entendre. Le quotidien officiel Setareh Sobh a écrit : « les décideurs économiques doivent penser à l’inflation de 40 % du pays, qui pourrait augmenter après la crise (du coronavirus) … il semble que le taux d’inflation inquiétant du pays soit encore plus dangereux que le coronavirus. »

L’ancien chargé d’affaires du régime au Royaume Uni, Seyed Jalal Sadatian, et ancien député au Majlis, a déclaré au quotidien d’Etat Arman : « non seulement le gouvernement mais aussi d’autres parties du système, comme Astan-e Qods Razavi et la Fondation des Déshérités, le Siège de l’application de l’ordre de l’imam Khomeiny, et l’Etat-major des forces armées, doivent venir en aide à la nation et apporter leurs ressources. »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 21 avril 2020

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