lundi, décembre 5, 2022
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Iran: Le nombre de décès dus aux coronavirus dépasse 32.800 dans 294 villes

Maryam Radjavi demande à la communauté internationale de faire arrêter les exécutions et de faire libérer les prisonniers pour éviter une tragédie humanitaire

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK) a annoncé le lundi 20 avril 2020 que le nombre de décès dus au coronavirus dans 294 villes d’Iran a dépassé les 32.800. Le nombre de victimes dans les provinces de Téhéran est de 5550, de Khorassan-Razavi 2595, de Mazandaran 2170, de Khouzistan 1450, d’Azerbaïdjan de l’est 1 240, d’Azerbaïdjan de l’ouest 990, de Lorestan 738, de Markazi 510, de Bouchehr 250, et de Kohguilouyeh-Boyer-Ahmad 185.

Selon les rapports du personnel médical et des témoins oculaires dans les hôpitaux ainsi que des responsables des cimetières, le nombre de cas positifs et de décès à Oroumieh, Boukan, Sardacht et Piranchahr a augmenté ces derniers jours. Le personnel du cimetière d’Oroumieh, qui travaille 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, est soumis à une forte pression. À Tabriz, de nombreux patients sont morts chez eux. Sur la base des instructions officielles, plusieurs médecins ont délivré des certificats d’inhumation citant des causes autres que le coronavirus. Il existe plusieurs exemples où ils n’ont même pas informé le ministère de la Santé. Ces deux derniers jours, au moins 30 personnes ont été enterrées de la même manière à Tabriz. Les hôpitaux Razi et Imam Reza, Shohada et Sina de Tabriz sont remplis de patients atteints de coronavirus. Les gens craignent qu’avec l’ouverture de la circulation inter-régionale, le nombre de malades et de décès n’augmente de manière significative.

Selon les médecins de Chiraz, le nombre de victimes du coronavirus dans la ville a récemment augmenté, et des dizaines de personnes sont mortes à l’hôpital Ali Asghar.

Pendant ce temps, les craintes de soulèvements populaires et les appels au gouvernement pour qu’il utilise les importants avoirs contrôlés par Ali Khamenei et les pasdarans se multiplient. Aujourd’hui, Parvaneh Salahshouri, une députée du Majlis, a déclaré à l’agence officielle ILNA : « il faudrait rendre clair si des institutions comme la Fondation des déshérités dont le nom représente les nécessiteux et les pauvres, sont prêtes à faire quelque chose pour ces secteurs (…) Il ne reste presque rien des croyances religieuses car nous n’appliquons pas les décrets et les valeurs religieuses aujourd’hui. Dans les circonstances actuelles, les élites dirigeantes doivent offrir au peuple tout ce qu’elles possèdent. Bien sûr, les biens publics ne se limitent pas aux réserves de l’État ; il existe des entreprises aux revenus énormes qui ne sont supervisées par aucune autorité. M. Naghavian a déclaré un jour dans une interview que ces entreprises détenaient 60 % du budget du pays. Si cela s’avère exact, alors nous au
rions dû y penser plus tôt. »

Aujourd’hui, le quotidien officiel Mostaghel a écrit : « à maintes reprises, ce qui est venu à l’esprit des gens et des autorités, c’est pourquoi les entités riches qui ne sont pas sous contrôle gouvernemental ne sont pas utilisées ? Si les hauts responsables le décident, ces entités peuvent facilement, et avec une grande rapidité, vaincre le coronavirus et prévenir la crise qui pourrait engloutir le pays et le régime si la situation actuelle continue (…) Des difficultés et une crise bien plus grave que celles de novembre 2019 (le soulèvement) pourraient émerger, ce qui s’avérerait bien plus difficile à contenir qu’auparavant. » Le quotidien ajoute : « les décideurs politiques du pays, qu’ils soient au gouvernement ou à la direction, s’ils sont soucieux de protéger le système et la réputation de la République islamique, devraient utiliser les capacités de ces entités pour contenir la récession, dans leur propre intérêt et celui du peuple ! »

Aujourd’hui, le quotidien officiel Hamdeli a écrit que « la République islamique doit se préparer à une crise plus dure et éventuellement à de violentes et vastes protestations et au mécontentement général. »

Le quotidien officiel Ressalat a également écrit : « Le coronavirus a un impact sur les secteurs les plus défavorisés de la société (…) La faillite des familles à faible revenu a déjà commencé, l’inégalité entre les sexes va s’aggraver après l’apparition du coronavirus, entraînant de nouvelles inégalités et de nouveaux écarts (…) De nouvelles personnes vont grossir les rangs des démunis. Enfin, le développement, la sécurité et les ressources humaines et sociales vont s’effondrer de façon spectaculaire. »

Dans ces circonstances, le régime vise à exécuter des prisonniers pour faire face à la crise. Sept prisonniers doivent être exécutés à la prison de Sanandaj, dont un prisonnier qui s’était échappé de la prison de Saqqez lors de la mutinerie du 27 mars 2020. Ces derniers jours, huit prisonniers ont contracté le Coronavirus à la prison d’Oroumieh.

Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a déclaré : le régime des mollahs n’a apporté que la répression et les exécutions. Pour intimider et terroriser l’opinion publique et pour contenir la situation, il a recours à l’exécution de prisonniers au lieu de les libérer.

Mme Radjavi a de nouveau exhorté la communauté internationale, en particulier le Secrétaire général des Nations unies, la Haut-Commissaire aux droits de l’homme, le Conseil des droits de l’homme, les rapporteurs de l’ONU concernés et les autres organisations de droits humains à intervenir immédiatement pour faire cesser les exécutions, obtenir la libération des prisonniers et empêcher une catastrophe humanitaire majeure dans les prisons.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI)
Le 20 avril 2020

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