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Iran : Le nombre de décès dus aux coronavirus dépasse 25.000 dans 263 villes

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK) a annoncé le 11 avril 2020, que le nombre de décès causés par le coronavirus a dépassé 25.000 dans 263 villes d’Iran. Le nombre de victimes dans les provinces de Téhéran est de 3200, de Qom 2480, de Khorassan-Razavi 2270, de Guilan 2150, d’Ispahan 1910, de Khouzistan 1050, d’Alborz 970, de Kermanchah 695, de Hamedan 650, d’Azerbaïdjan de l’Est 610, de Lorestan 590, de Fars 515, du Kurdistan 405, de Kerman 380, de Qazvine 375, de Markazi 345, de Sistan-Baloutchistan 255, de Khorassan du Nord 250, de Chaharmahal-Bakhtiari 204, et de Hormozgan 55, auxquels il faut ajouter les chiffres des autres provinces.

Hier, Mohammad-Reza Qadir, président de la faculté des sciences médicales de Qom, a déclaré à l’agence de presse officielle du régime que 300 patients étaient hospitalisés pour des problèmes respiratoires aigus et une suspicion d’infection par le Coronavirus, dont 19 enfants.

Hossein-Ali Shahriari, député de Zahedan au Majlis du régime, a déclaré à la chaine officielle TV5, le 10 avril 2020 que « si nous levons les confinements plus tôt que prévu, nous connaîtrons un pic plus élevé. Il y a de nombreux tests positifs au Sistan-Baloutchistan, c’était même le cas ces derniers jours, et nous sommes inquiets de connaitre à un pic plus élevé. Le nombre de décès parmi notre personnel médical est plus élevé qu’en temps de guerre. »

Malgré le nombre croissant de décès, ce 11 avril, Khamenei et Rohani ont forcé une grande partie de la population à reprendre le travail. Pour justifier cela, Rohani a déclaré : « ce qui est important dans la nouvelle phase de distanciation sociale intelligente, c’est que le projet est réalisé en étudiant le mode de vie iranien et avec un modèle local et en même temps selon les principes approuvés par l’Organisation mondiale de la santé. » Ce modèle n’est rien d’autre que de sacrifier le peuple iranien pour maintenir en place le scandaleux régime clérical. Depuis 40 ans, ce régime prétend respecter les droits humains, mais les versions « islamique » et « iranienne ». En réalité, le respect des droits humains par le régime consiste à massacrer de prisonniers politiques et tirer sur les manifestants sans armes et sans défense.

Ce 11 avril, dans un article intitulé « Préserver la vie, les moyens de subsistance et la santé », Ali Rabi’i, porte-parole de Rohani, a tenté de justifier les raisons qui poussent les gens à retourner au travail : « préserver la vie et assurer la subsistance pour éviter la mort et la pauvreté est la principale approche du gouvernement. » Dans l’article, publié par l’agence IRNA, il a ajouté : « plus de 1,5 million d’ateliers formels et informels ont été fermés. Quatre millions de travailleurs non déclarés dans le pays risquent de ne pas être payés ou de voir leur salaire réduit ou d’être définitivement licenciés (…) Dans le cas d’une fermeture de longue durée (…) le nombre de chômeurs atteindrait plus de 4 millions. Pour compenser leurs salaires d’un maximum de 2 millions de tomans par mois (121,62 € sur la base du taux de change du marché), pendant trois mois, nous aurons besoin de 24 milliards de tomans (1,46 milliard d’euros) de crédit. »

Par ailleurs, ce 11 avril, Shahabeddin Bimeghdar, un autre député du parlement du régime, a déclaré à l’agence ISNA : « Si nous ne fermons pas le pays comme d’autres l’ont fait, la santé d’une grande partie de la société sera affectée, et des problèmes sociaux et de sécurité suivront (…) La mise en œuvre du verrouillage public est coûteuse. Néanmoins, nous pourrions utiliser les ressources du Siège d’application de l’ordre de l’imam Khomeiny, de la fondation Astan-e Qods-Razavi, de la Fondation des Déshérités, du Fonds national de développement et même les salaires mensuels des députés (pour le financer). Si nous ne prenons pas le verrouillage au sérieux, l’économie en souffrira encore plus », a-t-il ajouté.

Abdolbani Namazi, vice-président de l’Association des anciens députés du Majlis, cité par le quotidien Arman le 11 avril a déclaré : « qu’ont fait les responsables ces 30 dernières années pour que, malgré 3 000 milliards de dollars de revenus pétroliers, le fonds national soit si vide que le gouvernement est incapable de soutenir les employés hors du service public qui n’ont pas reçu d’argent depuis trois ou quatre mois ? »

Yahya Al-Ishaq, ancien ministre du Commerce et président de la Chambre de commerce mixte Iran-Irak, a déclaré le 10 avril à Khabar Online : « selon les responsables du gouvernement, nous avons 4,3 mille milliards de dollars en possession du gouvernement, mais qui sont gelés (…) Les actifs gelés doivent être transformés en actifs fluides afin de résoudre les problèmes. »

Pendant ce temps, le cauchemar du soulèvement fait trembler tout le régime. Le quotidien Arman écrit : « la faillite économique mettra le pays à genoux (…) de sorte que les problèmes économiques pourront entraîner des émeutes sociales (…) Le pays risque de rester prisonnier du coronavirus pendant encore un an, mais ses conséquences économiques continueront à le tourmenter pendant des années. »

Expliquant la situation créée par l’épidémie, un autre quotidien officiel, Mostaqel, a averti que « l’impact à double tranchant des sanctions et de la propagande abusive va préparer le terrain de la reprise du feu en avivant les braises sous la cendre brûlante des protestations dues à l’état de la société et aux conditions de vie ». Le journal Jahan-e-Sanaat s’est également inquiété de la « l’effondrement du pays » et a demandé comment « ne pas souffrir du tsunami dévastateur du corona économique avec ses horribles conséquences sociales et politiques après le cauchemar mortel du coronavirus ? »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 11 avril 2020