
• Un taux alarmant au moins 19 fois plus élevé qu’aux États-Unis, 25 fois plus élevé qu’en France et 70 fois plus élevé qu’en Norvège et en Suède, par rapport au nombre de travailleurs.
• Cette catastrophe est le résultat de l’exploitation brutale des travailleurs sous le régime clérical et de la mainmise totale sur l’économie par Khamenei et le Corps des pasdarans.
Alireza Raïssi, vice-ministre de la santé des mollahs, a fait une déclaration choquante : « Chaque année, 10.000 travailleurs perdent la vie à la suite d’accidents du travail » (Agence ILNA, 14 mai 2025).
Cet aveu, qui ne représente qu’un aspect de l’exploitation brutale des travailleurs sous le régime inhumain d’Ali Khamenei, met en lumière l’assassinat silencieux et organisé des travailleurs en Iran par la dictature religieuse, une tragédie qui s’aggrave de jour en jour. Les chiffres officiels du ministère de la santé ne tiennent pas compte d’une partie importante des travailleurs non assurés et sans papiers. Par conséquent, certaines sources affiliées à l’État estiment que le nombre réel de décès de travailleurs est bien plus élevé.
Selon les chiffres du ministère de la santé, au moins 27 travailleurs sont victimes d’accidents sur leur lieu de travail chaque jour. Sur la base de ces mêmes données, en supposant un maximum de 15 millions de travailleurs en Iran, environ 67 travailleurs sur 100 000 meurent chaque année des suites d’un accident du travail. Ce taux de mortalité est au moins 19 fois plus élevé que celui des États-Unis, 25 fois plus élevé que celui de la France et 70 fois plus élevé que celui de la Norvège et de la Suède, où les taux de mortalité dus aux accidents du travail sont respectivement de 3,5, 2,6 et moins de 1 pour 100 000. Sous le régime inhumain des mollahs, la vie et le bien-être des travailleurs n’ont aucune valeur.
Selon les propres aveux du régime, 96 % des travailleurs iraniens sont employés dans le cadre de contrats temporaires, sans sécurité d’emploi ni assurance, et sont contraints de travailler dans des conditions dangereuses, notamment dans des usines et des mines, sans les équipements de sécurité et de protection essentiels. Le ministère du travail ne contrôle pas l’application des normes de sécurité sur le lieu de travail. Les familles des travailleurs décédés ou blessés ne bénéficient d’aucune assurance et sont confrontées à une extrême pauvreté. Les familles des victimes de l’explosion de Bandar Abbas, dont beaucoup n’ont même pas été identifiées publiquement, en sont un triste exemple.
Selon le site officiel Eghtesad-24, du 20 décembre 2024, ces dernières années, « plus de 80 % des ménages iraniens sont tombés en dessous du seuil de pauvreté mondial ». Dans ces conditions, le fardeau financier et psychologique causé par les accidents du travail pousse les familles des travailleurs au bord du gouffre. Le nombre croissant de suicides parmi les travailleurs reflète l’oppression effrénée imposée par le pouvoir religieux.
L’accaparement de l’industrie de production – en particulier des secteurs pétrolier, gazier, sidérurgique et minier – par le corps des pasdarans et les organes de sécurité a soumis les travailleurs de ces secteurs aux formes les plus brutales d’exploitation et d’insécurité de l’emploi. Des pratiques telles que l’embauche sur une feuille vierge en guise de contrat, les salaires impayés et le licenciement immédiat en cas de protestation sont devenues monnaie courante.
Le seul moyen de sauver les travailleurs de ces horribles tragédies, et l’unique réponse adéquate à une injustice aussi généralisée, est le renversement du régime clérical dans sa totalité et l’instauration de la démocratie, de la justice et de la souveraineté populaire.
Commission du travail du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 18 mai 2025

