mercredi, février 8, 2023
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Anniversaire de la révolution iranienne, le changement en 2013

Une conférence internationale à Paris insiste sur l’adoption d’une politique de fermeté face au régime des mollahs, la reconnaissance de la Résistance iranienne, le soutien au programme en 10 points de Maryam Radjavi et le retour des habitants de Liberty à Achraf

Maryam Radjavi : Le régime iranien, qui a perdu sa base et ses réserves, est entré dans sa phase terminale. On ne peut lutter contre l’intégrisme et le terrorisme, sans lutter contre son épicentre à Téhéran et préconiser un islam démocratique comme celui que prône l’Ompi.CNRI – Le 2 février, à la veille du 34e anniversaire de la révolution antimonarchiste en Iran, à l’invitation du Comité français pour un Iran démocratique (CFID), une conférence internationale s’est tenue à Paris sous le titre de « 2013, l’année du changement en Iran ». Elle accueillait de nombreux intervenants et personnalités éminentes françaises, européennes, américaines, ainsi que des délégations parlementaires d’Egypte, d’Espagne, de la république tchèque et d’Estonie.

 

Sous la présidence de Jean-Pierre Spitzer, éminent juriste français, les intervenants suivants ont pris la parole : Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants américaine et candidat à l’élection présidentielle de 2012, Howard Dean, président du parti démocrate américain (2005-2009) et candidat à la présidentielle de 2004 ; Bill Richardson, gouverneur de l’Etat du Nouveau Mexique (2003-2011), ancien ambassadeur américain à l’ONU et ancien secrétaire à l’Energie de l’administration Clinton ; Dominique Lefebvre, député du Val d’Oise ; Jean-Pierre Brard, ancien député ; l’ambassadeur Phillip Crowley, vice secrétaire d’Etat américain (2099-2011) ; Taher Boumedra, ancien responsable des droits de l’homme et du dosseir d’Achraf au sein de la MANUI en Irak ; de la délégation parlementaire espagnole, la députée Carmen Quintanilla, présidente de la commission des femmes, le sénateur José Maria Chiquillo, le député Jordi Xucla ; de la délégation parlementaire estonienne, le député Juku-Kalle Raid et le député Rait Maruste, président de la commission de la Constitution et ancien juge à la Cour européenne de Justice ; de la délégation tchèque Stanislav Polcak, président de la commission de la Constitution du parlement tchèque ; Atef Makhalif, député égyptien ; Aude de Thuin, fondatrice du « Women’s Forum » et de « Osons la France » ; John Sano, premier sous directeur du NCS américain et membre du directoire de la CIA ; le colonel Wesley Martin, ancien commandant du contre-terrorisme des forces de la coalition en Irak et commandant de la protection d’Achraf.

En ouverture de la conférence, Dominique Lefebvre a évoqué une déclaration d’une majorité de députés français en soutien au programme en dix points de Mme Radjavi qui reflète les valeurs universelles. Il a appelé à la reconnaissance de la Résistance iranienne qui cherche à instaurer les libertés fondamentales et la démocratie en Iran.

Une délégation de maires a présenté à Mme Radjavi un recueil de 12.000 signatures de maires de France soutenant une déclaration qui condamne les violations des droits humains en Iran et l’insistance du régime iranien à se doter de la bombe atomique et à exporter l’intégrisme. Cette déclaration soutient les membres de l’Ompi à Achraf et à Liberty et appelle au respect de leurs droits. De plus, les maires appellent le gouvernement français à adopter une politique cohérente avec le peuple iranien et sa résistance pour renverser le régime iranien et instaurer la démocratie en Iran.

Les intervenants ont condamné l’éviction forcée des Achrafiens et leur transfert à la prison de Liberty et à la lumière des conditions où le gouvernement irakien n’a accordé aucune attention aux déclarations du HCR sur la liberté de mouvement des résidents, ils ont appelé au retour des Achrafiens dans la ville moderne qu’ils ont construite au fil de 26 années avec leurs efforts et leurs propres ressources.

Ils ont aussi condamné les violations continues des engagements et des agissements inéquitables du représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU martin Kobler, qui ferme les yeux sur les intrigues, les pressions et le blocus inhumain du camp Liberty et les violations des droits de ses habitants. Ils ont appelé le secrétaire général de l’ONU à remplacer Kobler par un représentant impartial.

Mme Radjavi a énuméré les crises irrémédiables du régime des mollahs, déclarant qu’il avait perdu ses bases et consumé ses réserves pour rester au pouvoir, entrant ainsi dans sa phase terminale. L’approche de la mascarade électorale a aggravé la lutte pour le pouvoir et les crises internes du régime, ce qui va accélérer sa chute. Cette élection dont les seuls candidats sont les criminels impliqués dans la torture, le massacre et le pillage du peuple iranien depuis 34 ans, n’a aucune légitimité aux yeux du peuple iranien et doit être boycottée.

« Certains, a-telle ajouté, voient dans l’expansionnisme des mollahs intégristes un signe de leur force. Mais c’est une grande erreur. Parce que les mollahs sont confrontés à une société excédée, ils ont recours au bellicisme et l’ingérence dans les autres pays.  C’est pour eux un mécanisme de préservation du pouvoir. S’il n’y avait pas d’exportation de l’intégrisme, les gardiens de la révolution qui sont la colonne vertébrale du régime du guide suprême perdraient leur raison d’être et imploseraient rapidement. »

Evoquant le rôle du régime iranien dans le développement de l’intégrisme et du terrorisme dans les pays musulman y compris en Afrique et au Mali, Mme Radjavi a dit : « Le terrorisme est une tactique qui émane de l’idéologie intégriste et comme toutes les autres idéologies, elle ne peut se propager de manière efficace dans le monde sans avoir d’épicentre.  Une confrontation militaire et sécuritaire avec ce phénomène dans divers endroits du monde ne peut à elle seule le déraciner. Une confrontation efficace a besoin de deux paramètres.  Une confrontation efficace a besoin de deux paramètres : Premièrement, il faut viser l’épicentre de l’intégrisme. C’est-à-dire qu’on ne peut pas être complaisant avec le parrain de l’intégrisme à Téhéran et vouloir en même temps abattre ses branches dans divers points de la planète. Deuxièmement, le chemin de la lutte contre l’intégrisme ne passe que par une alternative intellectuelle et culturelle. A savoir un islam tolérant et démocratique, comme l’islam auquel adhèrent les Moudjahidine du peuple et qu’ils défendent. Sans ce modèle, les intégristes continueront à influencer la masse des musulmans dont la majeure partie est en proie à la misère et à l’injustice. »

« Le gouvernement irakien, sur ordre du régime iranien, et avec la collaboration du représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu, les ont privés de leur foyer et les ont envoyés dans la prison de Liberty. Ils empêchent le transfert de leurs biens à Liberty. Ils ne leur permettent pas de vendre leurs biens à Achraf et les ont privés dans la pratique de leur droit à la propriété. Le prétexte avancé c’était que les entretiens pour le statut de réfugié devaient se passer hors d’Achraf. Mais un an après, tandis que le HCR a interrogé environ 2000 personnes, il n’en a fait partir que cinq hors d’Irak. Il faut mettre fin à cet expulsion forcée.  Les habitants de Liberty, en particulier ceux qui ont eu des entretiens avec le HCR, doivent retourner immédiatement à Achraf, leur foyer durant 26 ans et de là, être transférés vers des pays tiers. »

« Les Achrafiens sont des personnes protégées en vertu de la 4e convention de Genève. Et le gouvernement américain a signé avec chacun d’entre eux un accord en échange de leurs armes, qu’ils ont rendues, jusqu’au règlement final de leur situation. Les Etats-Unis ne peuvent en aucun cas se dérober en faisant porter la responsabilité à l’ONU et ne pas endosser les obligations qu’ils ont vis-à-vis des Achrafiens. Ce manquement à leurs obligations a jusqu’à présent entrainé deux massacres, avec 50 tués et 1130 blessés, et quatre années de blocus inhumain, et un exode collectif des Achrafiens. »

Lisant son programme en 10 points pour l’Iran de demain, Maryam Radjavi a souligné « C’est là notre réponse à 34 ans de tyrannie et de régression. Notre réponse se résume en trois mots : Liberté, démocratie, égalité. »

Secrétariat du Conseil national de la résistance iranienne
Le 2 février 2013