L’ambassade des mollahs reconnait que la démarche a été accueillie avec mépris par les Irakiens
CNRI – Alors que la communauté internationale multiplie ses soutiens aux Moudjahidine d’Achraf et condamne vigoureusement l’ultimatum répressif du gouvernement irakien pour fermer ce camp à la fin 2011, et alors que du Sénat américain au Parlement européen, via l’Administration américaine, l’Union européenne et Amnesty International, tous soulignent la nécessité de respecter les droits des habitants d’Achraf et mettent en garde le gouvernement irakien contre tout recours à la violence, le régime iranien et ses agents irakiens ne se contentent pas de serrer le blocus et d’aggraver la torture psychologique des habitants du camp, mais se lancent dans de nouvelles manœuvres pour justifier un prochain carnage.
Depuis plus de deux semaines, des agents campent à l’entrée du camp dans une manoeuvre orchestré par l’ambassade du régime des mollahs à Bagdad et le Comité chargé de la répression d’Achraf (au cabinet du premier ministre irakien). Ce show macabre veut prétendre que l’ultimatum de fermer ce camp, serait voulu par la population irakienne. L’ambassade des mollahs fournit gratuitement les repas et les installations de campement, plus un salaire de 10.000 dinars par jour à chacun des participants à cette mascarade, qui ont également reçu des promesses d’un pèlerinage gratuit à Machad (est de l’Iran) et de soins médicaux gratuits en Iran.
Comme l’indiquait notre communiqué n°159, l’ambassade à Bagdad et le Comité chargé de la répression d’Achraf, avaient l’intention de rassembler un grand nombre d’individus devant l’entrée du camp, le 11 novembre, ce qu’ils n’ont pas réussi de faire. N’ayant pu amener qu’une poignée d’énergumènes sur les lieux, ils avaient annulé la manifestation.
Les instigateurs de ce show projettent maintenant de retenter leur chance pour le 18 novembre. Dans cette perspective, des unités de l’armée et des organes de sécurité de la province de Dyala, ont reçu l’ordre de pousser les gens à prendre part à cette manifestation, à coups d’intimidations et de pots-de-vin. L’ambassade a promis à ses mercenaires 50.000 dollars pour chaque bus remplis, 25.000 dinars pour chaque minibus et 10.000 dinars à toute personne qui y sera présente.
Dans plusieurs réunions la semaine dernière, l’ambassade a chargé ses hommes de main, dont Nafeh Issa et Ali Zohairi, de mobiliser tous les moyens pour recruter le plus possible. Nafeh Issa a même été chargé d’acheter des vêtements traditionnels pour faire passer certains manifestants pour des chefs de tribus. Hadi al-Ameri, le chef de la 9e division de Badr qui est l’actuel ministre des transports du cabinet al-Maliki, a également été mobilisé pour contribuer à amener le plus grand nombre possible de personnes devant le camp d’Achraf.
Ce genre de mise en scène est une vieille tactique du régime des mollahs et du gouvernement irakien pour justifier leur agression future. Avant l’assaut du 8 avril contre Achraf, Farhad Nematollah, secrétaire général adjoint du Conseil des ministres irakien, avait énuméré dans une directive « les consignes du Comité responsable de la clôture du dossier du camp Irak-Il-Jadid, appartenant à l’organisation terroriste Khalq ( Moudjahidine-e Khalq/OMPI), et les ordres de Monsieur le Premier ministre et commandant en chef des forces armées ». Cette directive qui dénombrait des « consignes » nécessaires à la préparation de l’assaut contre Achraf, soulignait qu’il fallait « mobiliser l’opinion publique, notamment les chefs de tribus et les personnalités de la province de Dyala, pour manifester et revendiquer leur droit de reprendre leurs terres confisquées par cette organisation terroriste ».
Ali al-Moussavi, responsable du bureau de la propagande des services du premier ministre irakien, a de son côté chargé les médias affiliés au gouvernement irakien et au régime iranien, comme Al-Irakia, Al-Furat, Al-Massar, Al-Alam, Press TV, et Bladi de couvrir cette manifestation.
Dans un communiqué du 16 novembre, intitulé « les grévistes devant l’entrée de la caserne d’Achraf », l’ambassade a cependant reconnu le mépris avec lequel de la population locale a accueilli cette manifestation. « Au cours de toutes ces journées où nous faisons un sit-in ici, écrit le communiqué, pas un seul homme politique, parlementaire, ni un représentant du gouvernement local de la province de Dyala, ne s’est déplacé pour voir quelles sont nos revendications. On dirait que nous avons atterri sur une autre planète ! Alors que des chaînes de télévision satellite nous ont rencontrés à deux reprises pour connaitre nos revendications, ceux qui sont au pouvoir grâce à nos votes nous renient et boudent totalement l’évènement. »
Dans une autre manoeuvre orchestrée avec le gouvernement irakien, l’ambassade a l’intention d’organiser une conférence de presse de plusieurs agents de ses services secrets qui se font passer pour d’anciens Achrafiens, en vue de multiplier les allégations mensongères contre les habitants du camp, et justifier l’assaut meurtrier du 8 avril ainsi que l’agression à venir.
La Résistance iranienne attire l’attention de l’Onu, du représentant spécial de son Secrétaire général en Irak, de la MANUI, de l’Administration américaine et de l’UE, sur les intrigues du régime des mollahs pour mettre en œuvre un nouveau bain de sang à Achraf. Elle appelle ces instances à une action urgente pour lever les obstacles posés par le gouvernement irakien aux démarches du HCR en vue de confirmer le statut de réfugiés des habitants du camp d’Achraf.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 16 novembre 2011

