Attaque contre Achraf – communiqué n° 87
Trois semaines après l’attaque sauvage des forces irakienne contre les résidents du camp d’Achraf, voici un compte-rendu de la situation de quelques blessés et des otages :
1- Saïd Habibi, avec un passé de 27 années de lutte contre la dictature religieuse en Iran, est interné à l’hôpital de Balad, après avoir été écrasé par un véhicule Humvee. Il a eu la hanche et la cuisse gauche écrasées. Il souffre d'une fracture et d'une dislocation du bassin et ne peut être déplacé. Il faut déplorer d’autres lésions, notamment la rupture totale de l’urètre. A l’heure actuelle, une sonde a été introduite par l’abdomen dans la vessie.
Cela nécessite un chirurgien expert en urologie qui ne se trouve pas à l’hôpital de Balad, à moins que les forces américaines ne le transfèrent dans un de leurs hôpitaux en Allemagne ou aux Etats-Unis, ou qu’elles acceptent la venue d’une équipe d’experts au frais de la résistance iranienne et de coopérer en mettant à sa disposition leurs moyens hospitaliers. Cependant les forces américaines, conformément aux règles de leurs hôpitaux militaires, n’acceptent pas la venue d’autres experts et médecins.
La Résistance iranienne appelle l’ambassadeur américain à Bagdad, le commandement de la force multinationale, le Secrétaire général de l’ONU et le Haut commissaire aux Droits de l’homme et les organisations internationales concernées à prendre des mesures pour que ce malade soit envoyé à l’étranger, et remis à sa famille ou à ses amis en Allemagne ou aux Etats-Unis. A moins que, exceptionnellement, la venue d’une équipe médicale présentée par les résidents d’Achraf soit acceptée à l’hôpital américain de Balad.
2- Massoud Ahmadi, hospitalisé à Balad pour des blessures par balles dans la jambe gauche. Le tibia et le péroné ayant été brisés en plusieurs endroits, cela nécessite des greffes d’os et de peau.
3- Les otages emprisonnés et blessés à la prison du poste de police de la ville de Khalis, qui lors de leur arrestation et enlèvement ont tous été battus et qui pour certains, souffrent de blessures par balles, ont entamé leur quatrième semaine de grève de la faim et sont très affaiblis. Certains, comme Javad Gouguerdi, Mehdi AbdolRahimi, Ali Tavalomi, Abbas Fili et Mehdi Zareh, sont extrêmement affaiblis et commencent à perdre l’ouïe et la vue. Ebrahim Komari et Mohammad Reza Houchmand souffrent de douleurs virulentes des suites des blessures et des coups qu’ils ont reçus durant l’attaque des forces irakiennes. Hier, lors de l’audition du juge d’instruction à Khalis, plusieurs blessés qui ne pouvaient pas se tenir debout, se sont évanouis. Les otages ont demandé à voir leurs avocats, le Pr Schneebaum, Kenneth Lewis, Mark Stephens et François Serres, directeur exécutif du Comité international des juristes en défense d’Achraf.
Selon les informations, la capture des résidents d’Achraf s’est passée de la manière suivante : quatre individus vêtus de noir et armés attaquaient en même temps un résident battu ou blessé, l’un d’entre eux lui nouait un fichu autour du cou, et le trainait à terre pour qu’il ne puisse pas crier pendant qu’il était enlevé. Les agents emmenaient ensuite les otages dans un véhicule ou une pièce à l’extérieur du camp d’Achraf où ils étaient battus et torturés.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 20 aout 2009

