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Zapatero avec l’opposition … iranienne

L’ancien Premier ministre critique le régime des ayatollahs

ABC.es, 23 juin –L’ancien chef du gouvernement espagnol José Luis Rodríguez Zapatero a assisté aujourd’hui à la périphérie de Paris à un rassemblement du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) où il a critiqué le régime de Téhéran pour le manque de liberté et a mis l’accent sur la nécessité de lutter contre la discrimination des femmes.

« La démocratie ne doit pas être une invention occidentale, c’est une exigence de la condition humaine », a déclaré M. Zapatero dans un discours d’un peu plus de cinq minutes dans lequel il a fait des allusions, au lieu d’attaquer directement les autorités iraniennes, et pris la défense des principes démocratiques.

L’une des rares exceptions à cette règle a été quand il a affirmé que «le Moyen-Orient a besoin de paix et non de projets nucléaires », une référence, sans nommer l’Iran, au programme nucléaire clandestin suspecté de Téhéran pour se doter de la bombe atomique.

Dans la même veine, il a déclaré que « nous avons besoin d’alliances solides pour que dans les pays comme la Syrie, la terreur prennent fin », là encore sans mentionner explicitement le soutien de l’Iran au régime de Bachar al-Assad.

S’adressant aux milliers de partisans du CNRI venus au Parc des Expositions de Villepinte, au nord de Paris, il a déclaré que «l’avenir de la démocratie en Iran est entre les mains du peuple iranien et cela signifie qu’il est entre vos mains. Votre force et votre détermination sont la clé de votre espérance ».

Il a dit que « la démocratie est une forme politique relativement jeune», qui n’a que quelques dizaines d’années d’existence dans certains pays d’Europe de l’Ouest, mais ses idéaux deviennent prépondérants et se répandent dans le monde entier, y compris dans le monde musulman.

Des pays comme la Libye, l’Egypte, la Tunisie et d’autres, a-t-il indiqué en se référant au «Printemps arabe», cherchent « leur propre destin, et le destin ne peut être autre chose que de consolider leurs démocraties naissantes ». Pour lui, la démocratie signifie accepter toutes les idées et toutes les religions sans aucune tentative de s’imposer.

« La domination et la discrimination contre les femmes sont la pire forme d’absolutisme», a expliqué l’ancien chef du gouvernement espagnol, qui a jugé « intolérable »la situation qui affecte des millions de femmes lorsque rien ne justifie « la soumission ».

Il a ajouté que « en défense des droits de l’homme (…) nous devons travailler pour les femmes, ou pour être plus exact, avec les femmes ». Il a salué le « rôle important » des femmes dans l’opposition iranienne, et a constaté que c’est un signe de sa force.

Zapatero, qui était accompagné de son épouse Sonsoles Espinosa, était assis durant cette immense réunion du CNRI à côté de sa présidente, Maryam Radjavi, qui lors de son discours s’est efforcée de présenter les élections du 15 juin passé en Iran comme une « mascarade », et a appelé à renverser le régime.

Dans ce rassemblement à Villepinte se trouvaient d’anciens responsables de gouvernements européens ou américains, comme l’ancien ministre français Michèle Alliot-Marie.

Il y avait aussi une délégation de sénateurs et de députés espagnols (certains du PSOE) ainsi que du PP comme l’eurodéputé Aleix Vidal Quadras, un des principaux partisans de l’opposition iranienne au sein de la classe politique espagnole.

 

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