samedi, décembre 3, 2022
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Washington Times : les dissidents iraniens appellent à un changement de régime

Washington Times : les dissidents iraniens appellent à un changement de régime

Le Washington Times a publié un article spécial jeudi sur le grand rassemblement « Iran libre » qui a eu lieu à Paris la semaine dernière. Voici le contenu de l’article :

LE BOURGET, France – Des dizaines de milliers de partisans d’un groupe d’opposition iranien dissident ont rempli une vaste salle de congrès ici, le week-end dernier, pour appeler au renversement du gouvernement théocratique de l’Iran.

L’événement massif et bruyant, qui se produit chaque année dans cette ville, au nord de Paris, a été organisé par le Conseil national de la Résistance iranienne, un groupe de coordination controversé basé en France, pour les exilés iraniens. Des dizaines d’anciens fonctionnaires des États-Unis, d’Europe et du Moyen-Orient se sont réunis ensemble pour parler en son nom.

De nombreuses personalités américaines de tous les partis, y compris l’ancien président de la Chambre Newt Gingrich, l’ancien gouverneur du Vermont Howard Dean, l’ancien directeur du FBI Louis Freeh et une foule d’autres étaient côte à côte.

Mais le discours le plus révélateur était sans doute celui d’un personnage clé de la famille royale saoudienne, dont la posture envers le leadership de l’Iran s’est de plus en plus tendue au cours de l’année, depuis que les puissances mondiales ont signé un accord majeur sur le nucléaire avec la République islamique.

Le prince Turki bin Faisal Al-Saud, l’ancien chef du renseignement saoudien de longue date, a provoqué des acclamations et des applaudissements de la foule des dissidents iraniens, quand il a hurlé qu’il voulait aussi que le gouvernement à Téhéran soit renversé et que leur « lutte contre le régime atteindra tôt ou tard son but ».

Preuve que la frustration arabe envers Téhéran va bien au-delà de l’Arabie Saoudite, le prince Turki a été précédé sur scène par une délégation de plusieurs autres fonctionnaires anciens et actuels de 12 nations arabes, qui ont tous exprimé leur soutien au Conseil national de la Résistance iranienne.

Pourtant, les propos les plus virulents du rassemblement qui a eu lieu samedi, venaient de la délégation américaine, qui comprenait les anciens gouverneurs Bill Richardson et Tom Ridge, ancien mbassadeur de l’ONU sous l’administration de George W. Bush John R. Bolton. Ils ont fait une présentation à l’aide de vidéos de déclarations de plusieurs actuels membres du Congrès.

M. Gingrich a animé la foule en déplorant l’accord nucléaire soutenu par l’administration Obama. L’accord est entré en vigueur il y a un an et beaucoup de sanctions économiques contre l’Iran ont été levées en échange d’un accord selon lequel Téhéran limiterait son programme nucléaire longuement contesté.

La « dictature » en Iran « ne peut pas avoir notre confiance », a déclaré M. Gingrich, en ajoutant que « l’accord conclu avec cette dernière est de la folie ».

M. Bolton est allé encore plus loin. « Il n’y a qu’une seule réponse possible ici : soutenir les groupes d’opposition légitimes, qui favorisent le renversement de la dictature militaire théocratique à Téhéran » a t-il dit. « Je vais être très clair : cela devrait faire expressément partie de la politique des États-Unis d’Amérique et de tous ses alliés, qu’il fassent cela le plus tôt possible ».

Les deux hommes sont apparus sur scène avec M. Richardson, démocrate, qui a dit qu’il était « fier d’être ici avec le président Gingrich et l’Ambassadeur Bolton » et a dit à la foule que « les Américains démocrates et républicains sont réunis ici pour se battre à vos côtés ».

Tous trois ont été accompagnés de multiples affiches de très grande taille portant le slogan: « Iran libre. Notre engagement : le changement de régime ». Le rassemblement de samedi était un marathon qui comprenait plus de neuf heures de discours et des spectacles musicaux. Le Conseil national de la Résistance iranienne est devenu au cours des dernières années sans doute le seul groupe de dissidence au monde ayant assez d’argent et de soutien politique pour rallier des dizaines de milliers de partisans au cœur de l’Europe chaque juin pour faire un appel collectif au renversement du gouvernement islamiste chiite de l’Iran.

Personne ne conteste que le Conseil national a de l’influence. Certains le décrivent même comme le plus grand groupe dissident iranien dans le monde. Mais la persistance et la tactique de l’organisation lui ont donné une réputation à double tranchant, même parmi certains critiques occidentaux de l’Iran.

La chef du Conseil national Maryam Radjavi avait le rôle principal du rassemblement de samedi, et a demandé que Washington abandonne l’accord nucléaire iranien et prenne une posture beaucoup plus agressive envers Téhéran.

Mme Radjavi a conduit le mouvement depuis que son fondateur, son mari Massoud Radjavi, est entré dans la clandestinité en 2003. Dans une interview par email précédant le rassemblement, elle a dit que les participants « représentent la voix des millions d’Iraniens qui sont opprimés dans leur pays et qui attendent un changement de régime et la mise en place d’un gouvernement démocratique, pluraliste et non nucléaire fondé sur la séparation de la religion et de l’Etat ».

« Leur attente vis-à-vis du prochain président des États-Unis et d’autres dirigeants occidentaux est qu’ils abandonnent la politique de complaisance, qui encourage le régime de Téhéran à intensifier la répression du peuple iranien tout en poursuivant la politique d’exportation du terrorisme dans la région » a t-elle dit.

Elle a également largement évoqué le mouvement de « résistance » qui, selon elle, a grandi en Iran au cours des dernières années, alors même que le gouvernement a réprimé l’opposition.

« En dépit de l’intensification de la répression au cours des deux dernières années, nous avons observé un intérêt croissant de la part du peuple iranien, en particulier les femmes et les jeunes, envers la Résistance iranienne » a déclaré Mme Radjavi. « L’opposition au régime est en pleine expansion. Le réseau de la Résistance en Iran est beaucoup plus actif en termes d’organisation des grèves, des manifestations, des sit-ins et autres actes de protestation à l’intérieur du pays et même à l’intérieur des prisons. La Résistance a réalisé de nombreuses choses à cet égard ».

Elle a également lutté contre caractérisations du Conseil national et de ses diverses organisations affiliées, qui agiraient soit disant comme un culte.

« La source de ces allégations est le ministère du Renseignement du régime iranien » dit-elle. « Les lobbies du régime en Occident dépeignent l’opposition iranienne comme un ‘culte’ ou un ‘groupe terroriste’ qui manque de soutien populaire. Ce faisant, ils veulent perpétuer l’idée qu’il n’y a pas d’autre alternative pour l’Iran à la dictature religieuse.

« J’ai répété à plusieurs reprises que nous ne luttons pas pour obtenir le pouvoir en Iran » a déclaré Mme Radjavi. « Nous ne nous battons même pas pour une partie du pouvoir. Nous luttons pour créer une situation où le peuple iranien est en mesure d’élire librement les personnes qu’il choisit. Notre mouvement et moi-même allons sans nul doute soutenir quelqu’un qui est élu par les urnes, dans le cadre d’élections libres et équitables sous contrôle international ».

Sur un autre front, le chef du Conseil national a déclaré que l’état de la liberté politique et les droits de l’Homme n’ont fait qu’empirer en Iran depuis la signature de l’accord nucléaire l’année dernière.

« Le rythme des exécutions s’est intensifié » dit-elle.

Alors que l’administration Obama a levé de nombreuses sanctions économiques sur l’Iran en vertu de l’accord nucléaire de l’an dernier, le Département d’Etat a continué de désigner la nation comme financeur étatique du terrorisme, et des sanctions internationales pèsent toujours sur les Pasdaran.

Mais Mme Radjavi a affirmé que les sanctions restantes n’étaient pas pertinentes. Elle a critiqué par exemple, l’éventuel accord qui a fait les titres des journaux récemment entre Boeing et le gouvernement de Téhéran, en affirmant que si la transaction aboutissait, des avions fabriqués par géant de l’aérospatiale américain « seraientt directement ou indirectement être utilisés par les Padaran » et « faciliteraient les activités du régime pour l’envoi de forces et d’armes en Syrie et dans d’autres pays dans la région ».

• Cet article est extrait d’un rapport du personnel qui est paru dans le Washington Times le 11 juillet 2016.

 

Source: Washington Times

 

 

 

 

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