lundi, décembre 5, 2022
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Une solution qui garantisse l’intégrité et la vie des Achrafiens – Dominique Lefebvre

CNRI – Le 22 juillet, en ce début de Ramadan, une cérémonie a été organisée au siège du CNRI à Auvers-sur-Oise (Val d’Oise) en solidarité avec la révolte héroïque du peuple syrien et en hommage aux martyrs des peuples syrien et iranien. Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a accueilli le député-maire de Cergy, M. Dominique Lefebvre, Mme Anissa Boumediene, une délégation de la fédération musulmane de Cergy et de la mosquée de Pontoise, ainsi que plusieurs personnalités syriennes d’opposition.
Voici l’intervention du député maire de Cergy, Dominique Lefebvre :
C’est toujours à la fois un devoir et un plaisir de venir vous saluer en ce début de mois de Ramadan. Ce mois est pour l’ensemble des musulmans, ceux qui résident ici et sont français ou d’autres, un mois de partage, un mois de solidarité, un mois de paix. Je me plais toujours à venir partout où les musulmans se rassemblent, notamment dans ma ville, et maintenant dans cette nouvelle belle et grande mosquée, dont j’ai lu dans le journal, Monsieur le Président, qu’elle était déjà trop petite, à venir saluer l’ensemble des musulmans.

Et je suis particulièrement heureux d’être ici ce soir pour trois raisons. La première : nous étions il y a quelques semaines ensemble à Villepinte, et nous avons une pensée pour les Achrafiens et nous devons avec force en ce moment rappeler que la communauté internationale a une responsabilité, et donc la France a une responsabilité au sein de cette communauté internationale pour faire en sorte que tout simplement le droit humanitaire soit respecté et qu’une solution soit trouvée qui garantisse l’intégrité et la vie des Achrafiens.

Et puis, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, je crois que la France devra, le moment venu, prendre toutes ses responsabilités pour faire en sorte que celles et ceux qui doivent quitter aujourd’hui l’Irak, qui est devenu un pays hostile hélas, puissent trouver refuge dans ces démocraties qui aujourd’hui défendent le droit d’asile et les droits de l’homme. La France doit faire partie de celles-là.

La deuxième raison, c’est la présence parmi nous d’amis syriens que je salue très chaleureusement, à qui je veux dire tout le soutien qui est le nôtre et la volonté que nous avons, je crois en France, de faire en sorte qu’une solution soit trouvée. On voit bien aujourd’hui qu’au sein de la communauté internationale, il y a un débat qui débouche aujourd’hui sur un veto. Je crois qu’il faut continuer cette mobilisation parce que les choses ont bougé.

D’abord, les choses ont bougé parce que le peuple syrien fait preuve d’un courage extraordinaire, la résistance s’organise malgré des semaines et des mois de répression et des milliers de morts. On voit bien que cette résistance se structure et les événements de la dernière semaine le montrent bien. Je crois qu’il faut continuer à les soutenir par tous les moyens possibles et continuer la pression internationale pour qu’une solution soit trouvée.

En tout état de cause, j’ai pu constater, notamment dans ma ville, que certains de mes concitoyens étaient très directement touchés, notamment certains qui, d’origine palestinienne, avaient trouvé en 1948 refuge dans ce pays et qui, aujourd’hui, sont victimes des actes de répression de l’armée syrienne. Je pense que nous devrons avancer.

Et puis le dernier point. Vous faisiez référence, Madame, au Printemps arabe. Il se trouve qu’à l’Assemblée nationale, nous avons reçu cette semaine le Président de la république tunisienne qui a tenu un discours extrêmement fort, et notamment sur la démocratie. Et c’est vrai qu’il n’y a aucune raison que cette partie du monde ne retrouve pas, ne reprenne pas la démocratie.

C’est aussi, là encore, notre responsabilité de soutenir ces mouvements, ces révolutions en marche, qui ont à l’évidence des contradictions, qui vont passer des étapes, mais en Tunisie, comme en Libye, comme en Égypte, il y a quelque chose qui doit se construire, et les démocrates doivent être à côté de ceux qui veulent établir des régimes démocratiques.

Tout ce mouvement, j’avais eu l’occasion de le dire, c’est finalement le peuple iranien qui, il y a maintenant quatre ans, avait un peu montré la voie. Il n’a pas à l’époque réussi à renverser le régime, mais je ne doute pas qu’il saura, et vous saurez un jour le faire,  et en tout cas, en ce début du mois de Ramadan, j’ai compris que beaucoup de vos prières iraient pour cela. En tout cas, je peux vous dire que pour notre part, nous continuerons notre soutien et notre action pour que la démocratie triomphe au Proche Orient.

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