samedi, décembre 3, 2022
AccueilActualitésActualités: AchrafUn tribunal espagnol ouvre une enquête sur les meurtres de réfugiés en...

Un tribunal espagnol ouvre une enquête sur les meurtres de réfugiés en Irak

Un juge espagnol a ouvert une enquête sur les abus des droits de l’homme présumés de la part des autorités irakiennes dans un camp de réfugiés iraniens en juillet 2009, c’est la première enquête internationale de ce genre depuis la chute de Saddam.

The Telegraph (GB), par Fiona Govan, 4 Janvier – La Cour nationale espagnole numéro 4 s’est déclarée en faveur de l’ouverture d’une enquête sur une plainte déposée par les victimes d’un raid de la police et des soldats irakiens sur le camp d’Achraf qui a fait onze morts et des dizaines de blessés.

Le magistrat Fernando Andreu a ordonné au général de corps d’armée irakien Abdol Hossein Shemmari de comparaitre devant le tribunal le 8 mars à Madrid dans une première étape de l’enquête. Même s’il pourrait ne pas se présenter, cela n’empêchera pas le juge d’entendre la cause.

Shemmari est accusé d’avoir dirigé l’attaque contre le camp près de la frontière iranienne qui abrite près de 3 500 dissidents de l’organisation des Moudjahidine du peuple, un groupe d’opposition appelant au renversement de la République islamique d’Iran.

La plainte est examinée en vertu du principe de « juridiction universelle » permettant que les crimes contre les droits de l’homme soient jugés dans un tribunal international indépendamment du lieu où ils ont été commis.

L’Espagne a acquis une réputation pour la poursuite de criminels de guerre présumés – en ayant notamment lancé un mandat d’arrêt pour le général chilien Augusto Pinochet en 1998 – et des d’enquêtes avancées contre, notamment, les dirigeants rwandais et les responsables argentins pour des meurtres de « sale guerre ».

Mais l’Espagne a ratifié une loi en 2009 limitant son application aux seules affaires où il existe un lien évident avec l’Espagne suite à des enquêtes impliquant la Chine, Israël et les États-Unis qui ont été la cause de problèmes diplomatiques pour Madrid.

Cependant, le juge Andreu a soutenu qu’une enquête devrait être ouverte en Espagne sur cette affaire puisqu’elle pourrait violer la Convention de Genève de 1949 sur la protection humanitaire de civils dans des zones de guerre. Il a déclaré qu’il n’était pas convaincu que les autorités irakiennes aient ouvert une véritable enquête sur les décès au sein du camp.

« C’est la première fois qu’un responsable irakien est convoqué devant un tribunal pour de graves violations de la loi internationale », a déclaré Juan Garcés, l’avocat des victimes.

Shemmari a nié les accusations. « Je suis innocent », a-t-il déclaré. « Les forces qui ont pénétré dans le camp venait de Bagdad et n’étaient pas de la police mais d’une force armée ».

« Après avoir pénétré dans le camp, ils ont demandé à la police de Diyala d’établir un poste de police dans le camp, et c’est ce que nous avons fait », a-t-il déclaré.

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe