vendredi, janvier 27, 2023
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Un terroriste international de l’iran à la Conférence de Charm el-Cheikh

Par le Dr Sanabargh Zahedi*

CNRI – Aux côtés du numéro deux de la délégation, le ministre des Affaires étrangères iranien Mottaki, les mollahs ont également envoyé Mohammad Jafari-Sahraroudi à la Conférence de Charm el-Cheikh en Égypte.

Par le Dr Sanabargh Zahedi*

CNRI – Aux côtés du numéro deux de la délégation, le ministre des Affaires étrangères iranien Mottaki, les mollahs ont également envoyé Mohammad Jafari-Sahraroudi à la Conférence de Charm el-Cheikh en Égypte.
 
Bien qu’il soit un terroriste recherché par la Justice autrichienne, Sahraroudi a été choisi par les mollahs pour participer à cette conférence internationale où il était assis à la même table qu’environ 50 ministres des Affaires étrangères de différents pays.
 
Terrorisme  à Vienne
 
Mohammad Jafari-Sahraroudi est membre du Corps des gardiens de la révolution iranienne (CGR). Il a assassiné Abdolrahman Ghassemlou, dirigeant du Parti démocrate du Kurdistan d’Iran le 13 juillet 1989 dans un appartement à Vienne, ainsi qu’Abdollah Ghaderi, représentant du parti en Europe, et un Kurde irakien du nom de Fazel Rassoul qui était officier de liaison.
 
Une équipe iranienne de négociation, nommée par Hachemi Rafsandjani, président des mollahs à l’époque, est partie directement de Téhéran pour Vienne dans le but de dialoguer avec le dirigeant kurde. Ils ont assassiné leurs victimes à la table des négociations et le régime clérical, en particulier Rafsandjani, s’est rendu coupable d’un nouveau crime.
 
Sahraroudi, blessé sur le lieu du meurtre, a été arrêté en 1989 par la police autrichienne et placé en garde à vue.

À la suite de l’arrestation de Sahraroudi, le régime iranien et son ministère des Affaires étrangères ont exercé une forte pression sur le gouvernement autrichien pour le faire libérer.

L’actuel ministre des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, chargé à l’époque des affaires européennes et occidentales dans ce ministère, a personnellement convoqué  l’ambassadeur autrichien à plusieurs reprises pour le menacer d’assassiner des diplomates et des employés de l’ambassade d’Autriche à Téhéran.
 
Pour compléter sa diplomatie du « bâton », le régime des mollahs a simultanément initié une politique de la carotte. Velayati, alors ministre des Affaires étrangères, a fait savoir à plusieurs reprises que l’Iran était prêt à tirer un trait sur cette affaire et à relancer ses échanges commerciaux.
 
Les hauts responsables autrichiens ont malheureusement cédé et malgré le désaccord de leurs services de police,  Mohammad Jafari-Sahraroudi a été escorté jusqu’à l’aéroport et renvoyé à Téhéran.
 
Plus tard, l’enquête ayant prouvé que les meurtres avaient été perpétrés par le même groupe venu négocier avec les Kurdes, un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui et deux de ses collègues le 22 décembre 1989. Ce mandat est toujours valide.
 
Autres antécédents de Sahraroudi
 
Mohammad Jafari-Sahraroudi est entré au CGR dès sa création. En 1995, le régime clérical a créé la brigade Ramezan du CGR et d’autres unités dans le but de mener des activités terroristes en Irak. Mohammad Bagher Zolghadr, actuel vice-ministre de l’Intérieur, a été le premier commandant de cette brigade. Shahraroudi lui a succédé.
 
A la même époque, l’actuel président iranien, Ahmadinejad, était commandant d’une unité de la mort de cette brigade.
 
Après avoir quitté son poste de commandement de la brigade Ramazan, Jafari-Sahraroudi est devenu commandant en second de la force Qods. Il a ensuite été choisi pour le poste de responsable adjoint de l’information et des activités du CGR. Sa dernière fonction a été celle de commandant des forces terrestres du CGR.
 
Ahmadinejad, général du CGR, devenu président, Jafari-Sahraroudi a été nommé responsable adjoint de la Division de la sureté nationale à la Haute commission pour l’information et la sécurité nationale.
 
Sahraroudi est actuellement responsable des affaires irakiennes au sein de la Commission de sécurité du régime des mollahs et joue un rôle clé dans les opérations menées en Irak.

Tentative d’assassinat du dirigeant de la Résistance  

Avec la montée des tensions en Irak en 2003, Khamenei a chargé Sahraroudi d’assassiner Massoud Radjavi, le dirigeant de la Résistance iranienne. Pour se faire, le régime clérical a envoyé plusieurs unités en Irak. Sahraroudi qui est un commandant de la Force Qods, a été posté à Qasr-e-Chirine, et s’est rendu plusieurs fois en Irak pour superviser l’opération.

Sahraroudi était la cible  des arrestations d’Erbil

Sahraroudi est un expert dans le développement du terrorisme en Iran et en Irak.  C’est un des principaux responsables des activités criminelles du régime iranien en Irak. C’est la raison pour laquelle les Américains voulaient l’arrêter, lui et Forouzandeh, un autre officier des gardiens de la révolution, lorsqu’ils avaient attaqué un centre du régime iranien à Erbil le 11 janvier. Mais les deux avaient quitté le Kurdistan irakien pour Téhéran avant l’attaque. 

Durant les premiers jours qui sont suivi les arrestations d’Erbil, une rumeur  a couru comme quoi Sahraroudi avait été arrêté par les Américains. Le Washington Post du 14 avril 2007 écrivait : “une autorité américaine a déclaré que  les Etats-Unis visaient deux officiers iraniens de haut niveau en janvier. L’un était le général Manouchehr Forouzandeh, directeur de l’information du corps des gardiens de la révolution, et l’autre Mohammad Jafari, adjoint au Conseil suprême de Sécurité. Mais les deux ont échappé à cette arrestation. »

Le site Melef Press du 22 avril 2007 citait Fouad Hussein, le représentant de Massoud Barezani déclarant : “En fait, l’attaque américaine aurait pu avoir des impacts plus importants s’ils avaient arrêté le responsable qu’ils visaient .” Fouad Hussein a ajouté que “ils recherchaient Mohammad Jafari, l’adjoint du Conseil suprême de sécurité.  Melef press avait l’information comme quoi Mohammad Jafari était un membre de l’équipe iranienne d’Erbil et ils voulaient le capturer. Jaffari a rencontré Barezani au sommet d’une montagne avant ça et a été transféré à Doukan dans le Kurdistan de l’Est pour y rester avec le président irakien.”

Présence dans une conférence internationale officielle
 
Avec ce qui vient d’être dit, le mépris avec lequel le régime des mollahs considère l’état de droit, devint plus évident. Un terroriste recherché sur un plan international et poursuivi par les forces de la coalition en Irak, assiste comme numéro deux  de la délégation du régime iranien à une conférence qui rassemble 60 pays au niveau ministériel.

C’est comme si le bourreau venait discuter de la sécurité de sa victime. Ce gardien de la révolution a été chargé de l’exportation du terrorisme et des assassinats en Irak.

En fait, ceux qui essayent de comprendre ce que fait le régime iranien, doivent d’abord tirer un trait sur les engagements. Personne de méprise autant le droit international et la justice que ce régime.

D’autre part, cette provocation révèle une nouvelle facette de la théocratie.  Sahraroudi n’est pas un cas isolé au sein de ce régime. Ahmadinejad lui-même en est un autre. Mottaki a été un partenaire de Sahraroudi dans les assassinats de Vienne et  il a joué un rôle majeur dans des opérations terroristes en Turquie. Il s’agit en fait d’un arbre aux racines pourries, qui doit être arraché.

*Le Dr. Sanabargh Zahedi est le président de la commission judiciaire du Conseil national de la Résistance iranienne.

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