mardi, novembre 29, 2022
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Un prisonnier politique iranien se voit refuser un traitement médical d’urgence

Un prisonnier politique iranien se voit refuser un traitement médical d'urgence

 Par Mansoureh Galestan

Un défenseur des droits des enseignants emprisonné en Iran se voit refuser le traitement médical spécialisé urgent dont il a besoin pour traiter une tumeur osseuse de l’avant-bras gauche qui n’a fait que s’aggraver en prison parce qu’il n’a reçu aucun traitement.

Mohammad Habibi, qui est actuellement détenu dans la tristement célèbre prison d’Evin à Téhéran, a été transféré brièvement dans un hôpital de Téhéran en novembre 2018 pour d’autres tests et une chirurgie diagnostique, mais les autorités pénitentiaires l’ont renvoyé avant qu’il puisse recevoir des soins médicaux spécialisés car elles ne voulaient pas supporter les coûts.

La famille de Habibi a réuni l’argent nécessaire pour payer son traitement en mars dernier, mais les autorités ont refusé de le transférer à l’hôpital pour une chirurgie diagnostique afin de découvrir de quel type de tumeur il s’agit, malgré des demandes répétées. Sa famille craint qu’il s’agisse d’une tumeur maligne et cancéreuse.

Habibi souffre également de douleurs extrêmes à la poitrine et aux poumons depuis son arrestation brutale il y a plus d’un an, mais les médecins de la clinique de la prison lui ont seulement donné un inhalateur.

Habibi, membre du conseil d’administration de l’Association professionnel des enseignants de l’Iran, a été arrêté le 3 mars 2018, devant ses élèves de l’école de Téhéran où il enseignait.

Les Gardiens de la révolution (pasdaran), désigné comme une organisation terroriste étrangère (FTO) par les États-Unis en avril 2019, l’ont aspergée de gaz poivré et battue, avant de la transférer dans un lieu tenu secret. Il y a passé environ 16 jours en isolement cellulaire, n’étant autorisé à sortir que s’il avait été soumis à des interrogatoires ou à la torture avant son transfert à la prison d’Evin.

Il a été libéré sous caution le 15 avril 2018 mais a été violemment arrêtée le 10 mai 2018 pour avoir participé à une manifestation pacifique devant le bâtiment de l’Organisation du budget et de la planification à Téhéran.

Il a été jugé le 23 juillet 2018 à la branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Le procès a duré deux heures, il n’a vu son avocat que 10 minutes avant son procès, et les juges ont ignoré les signes évidents de torture sur son corps.

Condamné pour « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale », « propagande contre l’État » et « trouble à l’ordre public », il a été condamné à 10,5 ans de prison par le tribunal révolutionnaire en août 2018. Il devra purger une peine d’au moins 7,5 ans et sera également frappé d’une interdiction de voyager pour deux ans, d’une interdiction d’adhérer à un syndicat ou à un parti politique pour deux ans et de 74 coups de fouet, après sa libération.

Cette sentence a été confirmée par la Cour d’appel le 24 décembre 2018.

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