samedi, décembre 3, 2022
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Un prisonnier politique iranien entame une grève de la faim, arrête de prendre ses médicaments

Un prisonnier politique iranien entame une grève de la faim, arrête de prendre ses médicaments

CNRI – Le 17 Juillet, le prisonnier politique iranien Arzhang Davoodi a entamé une grève de la faim et a cessé de prendre ses médicaments pour protester contre la situation déplorable des autres détenus. M. Davoodi est incarcéré dans la sinistre prison de Gohardacht (Rajai Shahr) à Karaj, au nord-ouest de Téhéran.

Après avoir annoncé sa grève de la faim, Arzhang Davoodi a écrit une déclaration sur les conditions inhumaines des prisonniers et la corruption généralisée du régime : «Je n’arrêterai pas ma grève de la faim à moins que les conditions des prisonniers s’améliorent. La situation des prisonniers doit être mise en avant par les organes internationaux des droits de l’homme.

Le rapporteur spécial du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU doit insister pour être autorisé à visiter les prisons en Iran et pour se renseigner sur les conditions anormales et inhumaines. Les inventions et accusations des mollahs, les poursuites et la propagation de la corruption, de la toxicomanie et d’autres problèmes graves comme les maladies incurables doivent être révélés. »

Il s’adresse à Ahmed Shaheed, rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’Homme en Iran, et à tous les amateurs de droits de l’Homme dans tous les forums internationaux:

« Après des années d’emprisonnement et de charges illégales fabriquées par les mollahs, par cette action, je veux juste éveiller les consciences de tous les êtres humains sur les conditions inhumaines des prisonniers. Les gardiens de prison violents dans différentes prisons telles que Rajai Shahr (Gohardacht) ont fait des prisons un cimetière et un abattoir pour nos jeunes en important des marchandises et contrebandes, y compris des drogues. Ces drogues constituent de principales sources de revenus pour eux dans le système pénitentiaire et j’ai honte d’exprimer les conséquences de ces crimes et les conditions qui prévalent actuellement sur les prisonniers ».

Arzhang Davoodi, à la fin de sa déclaration, a ajouté: « à partir du dimanche 17 Juillet 2016, je ferai une grève des médicaments et une grève de la faim afin que le monde accorde une attention à la situation actuelle. Je sais déjà que je serai menacé et transféré en isolement cellulaire par le chef de la prison, Mohammad Mardani. »

Antécédents:

M. Davoodi a été arrêté en 2003 et détenu en isolement cellulaire pendant de longues périodes au cours desquelles il a été torturé et interdit d’accès à un avocat et à sa famille.

Il a été condamné, en mars 2005, à un emprisonnement de 25 ans, réduit à 10 ans en appel, sur des accusations de « propagande contre le système » et « de mise en place et de direction d’une organisation opposée au gouvernement » pour ses activités pacifiques, y compris la direction d’un centre d’éducation culturelle, selon Amnesty international. En mai 2014, il a été condamné à une peine de deux années supplémentaires, accusé « insulté le Guide Suprême. »

Arzhang Davoodi a également été condamné à mort pour ses opinions politiques et l’exercice pacifique de son droit à la liberté d’expression.

Il serait accusé d’avoir des liens avec l’OMPI simplement parce qu’en prison, il a insisté à appeler l’OMPI par son nom officiel, moudjahidine, plutôt que par le terme employé par les autorités iraniennes, Monafeghin (hypocrites), selon un Appel d’action urgente de 2014 d’Amnesty international.

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