lundi, décembre 5, 2022
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Un diplôme d’Oxford : la nouvelle obsession des mollahs

le faux diplôme de KordanCNRI – Le site du quotidien britannique The Guardian s’est penché sur les détails concernant la façon dont un prétendu diplôme d’Oxford a créé un tohu-bohu chez les mollahs.

« Lorsque des députés sceptiques ont mis en doute l’éligibilité d’Ali Kordan comme ministre de l’Intérieur de l’Iran, il pensait détenir la riposte imparable, un diplôme en droit de l’élite des institutions dans le monde, l’Université d’Oxford », écrit le Guardian.

 

« Il a même affiché un certificat du diplôme universitaire sur papier à en-tête visant à lui accorder un « doctorat en droit honorifique » pour « avoir ouvert un nouveau chapitre » dans les études juridiques comparées », ajoute le journal.

Kordan, un ancien gardien de la révolution, a été approuvé malgré une forte opposition dans un vote parlementaire après qu’Ahmadinejad, dans une démarche très inhabituelle, ait déclaré aux députés que sa nomination avait le soutien personnel du guide suprême des mollahs, l’ayatollah Ali Khamenei.

Mais la pression est montée d’un cran quand les médias ont publié des déclarations de députés disant que ses diplômes d’Oxford étaient de la pure fantaisie et que son niveau d’études ne dépassait pas le brevet.

Dans un tourbillon de spéculations, Kordan a publié une copie de son « certificat » d’Oxford pour tenter de calmer le jeu. 
Daté de juin 2000, le certificat dit que Kordan avait « fait preuve d’un grand effort dans la préparation de documents éducatifs » et portait la signature de trois professeurs, Edmund Rolls, Alan Cowey et PE Bryant dans l’octroi d’un diplôme des « professeurs de la faculté de droit ».

Plutôt que d’étouffer la controverse, cependant, le document n’a fait que l’aviver après que le site d’informations, Alef – liés à Ahmad Tavakoli, chef du centre de recherches du parlement et critique d’Ahmadinejad – l’ait envoyé à l’Université d’Oxford, qui y a opposé un démenti.

L’institution déclare dans un communiqué : « L’Université d’Oxford n’a aucune trace de doctorat honorifique ou de tout autre diplôme de l’université octroyé à M. Ali Kordan.

« Le professeur Edmund Rolls, le professeur Peter Bryant et le professeur Alan Cowey ont tous à un moment occupé des postes à l’Université d’Oxford. Cependant, aucun d’entre eux n’a enseigné le droit, et aucun n’aurait signé de diplôme. »

Un porte-parole a affirmé que l’université décernait généralement des doctorats honorifiques à des universitaires distingués.

Ahmadinejad a voulu classer l’affaire. n’étant pas considéré comme proche de Kordan qu’il a seulement proposé comme candidat de compromis, il l’a publiquement défendu en disant qu’il ne devait pas être jugé sur un « bout de torchon », une expression qu’il a souvent utilisée pour rejeter  les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies contre le programme nucléaire des mollahs.

Ce qui désempare le monde occidental, c’est qu’il ne comprend pas les raisons de certaines réactions sauvages du pouvoir à Téhéran.

Toutefois, ce qu’ils ne savent pas c’est que cette obsession n’est pas une réaction isolée parmi les dirigeants autocrates de l’Iran.

Le cas de Kordan a eu un grand retentissement puisque son bluff a été dévoilé par les siens. Peut-être qu’il ne s’attendait pas à de telles réactions avec ses entrées au pouvoir.

De Khamenei à son protégé, Mahmoud Ahmadinejad, tous versent dans la falsification de diplômes, pour se donner un vernis. Depuis que Khamenei est devenu ayatollah du jour au lendemain, qui peut blâmer Kordan ?

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