samedi, décembre 3, 2022
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Un député du régime iranien : La lutte contre la corruption devrait commencer par le bureau de Khamenei

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Un membre du parlement du régime iranien a reconnu que la corruption s’est répandue dans une large mesure dans les appareils de l’Etat, peu susceptible d’être confrontée à la loi, et il serait bon de commencer la lutte contre la corruption par le bureau du Guide Suprême du régime, Ali Khamenei.

Gholamali Jafarzadeh Imenabadi, représentant de Racht au Majlis (Parlement des mollahs), a fait les déclarations ci-dessus dans un entretien avec le quotidien Rouydad 24 et a ajouté : « La corruption a été dominée et intégrée à la structure du pays, et je n’ai aucun espoir que cette loi puisse empêcher un tel niveau de corruption. »

Il a mis en garde : « Si un jour notre révolution (régime) fait face à des problèmes, ce sera à cause de cette corruption généralisée. »
Ce représentant a également souligné l’existence d’une « corruption morale généralisée » en plus de la corruption financière, au cœur du régime, ajoutant : « malheureusement, aujourd’hui, les gens se recommandent clairement les uns aux autres aux autorités, et ils n’en ont pas peur. »

Ce n’est pas la première fois qu’un député parle de la corruption généralisée dans la structure du régime.

L’ancien membre du parlement du régime, Ahmad Tavakoli, a été le premier à parler de la corruption « systématique » au sein du régime, ajoutant que « les organismes responsables de la lutte contre la corruption sont eux-mêmes impliqués dans un certain degré de corruption ».

Tavakoli a explicitement averti que le régime sera « renversé » s’il n’engage pas une lutte contre la corruption.

Imenabadi, qui est membre de la commission des programmes, du budget et de l’informatique du Majlis (Parlement des mollahs), a déclaré l’année dernière que certaines agences gouvernementales en Iran « fuient » le contrôle et la responsabilité, et que certaines institutions étatiques n’ont de comptes à rendre à personne.
Parallèlement, Mostafa Tajzadeh, affilié à la faction dite réformatrice, a récemment écrit une lettre ouverte à Ahmad Tavakoli affirmant qu’Ali
Khamenei est le « porte-drapeau de la lutte contre la corruption uniquement dans l’opinion et la parole ».

Selon Tajzadeh, Khamenei et ses sujets, dans les faits, sont soit « directement impliqués dans la corruption, à l’instar du pouvoir judiciaire », ou « jouent indirectement un rôle dans la propagation de la corruption, comme les Gardiens de la révolution (pasdaran) avec une participation massive aux affaires économiques ».

Les avertissements sur la propagation de la corruption et son institutionnalisation dans la structure du régime sont exprimés au moment où, selon l’Organisation internationale pour la transparence, en 2016, l’Iran avec 29 points a occupé la 131e place parmi les pays les plus corrompus.

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